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CODE BIN LED : POURQUOI LA TRAÇABILITÉ EST ESSENTIELLE POUR LE SAV DES LUMINAIRES ?

Photo du rédacteur: Christophe THIEBAUD
Christophe THIEBAUD
6 sept.
13 min de lecture

Lorsqu’un luminaire LED tombe en panne plusieurs années après son installation, il ne suffit pas toujours de commander un produit affichant la même puissance, le même flux, le même IRC et la même température de couleur.

Deux modules annoncés à 3000 K peuvent présenter une légère différence de teinte. Deux LED données pour un flux identique peuvent également appartenir à des classes de performances différentes.

Dans un bureau, cette variation peut passer inaperçue. Dans un musée, une galerie, un commerce premium ou un projet architectural exigeant, elle peut devenir immédiatement visible.

C’est ici qu’intervient le code BIN.

Le code BIN permet d’identifier la classe dans laquelle une LED a été rangée après sa fabrication et son contrôle. Certains fabricants enregistrent précisément les codes BIN utilisés dans leurs luminaires afin d’assurer leur traçabilité et de proposer un service après-vente plus précis.

Cette pratique constitue un véritable critère de qualité, de réparabilité et de pérennité.

QU’EST-CE QU’UN CODE BIN LED ?

La fabrication des LED entraîne naturellement de petites variations entre les composants produits.

Même lorsqu’elles appartiennent à une même famille, deux LED peuvent présenter des différences concernant :

  • leur localisation chromatique ;

  • leur température de couleur réelle ;

  • leur flux lumineux ;

  • leur tension directe ;

  • leur efficacité ;

  • leur rendu des couleurs ;

  • certaines caractéristiques spectrales.

Après leur fabrication, les LED sont mesurées puis classées dans différents groupes appelés bins.

Le terme anglais « bin » peut ici être traduit par classe, catégorie ou groupe de tri. Le processus de classement est appelé binning.

Le code BIN est l’identifiant alphanumérique attribué à une classe déterminée. Selon le fabricant de LED, il peut renseigner la couleur, le flux, la tension ou une combinaison de plusieurs paramètres.

Les fabricants de composants utilisent des méthodes différentes. Cree décrit notamment un binning fondé sur la chromaticité, la tension et le flux, tandis que Lumileds utilise, pour certaines gammes, des codes alphanumériques regroupant plusieurs caractéristiques.

BIN, BINNING ET CODE BIN : QUELLE DIFFÉRENCE ?

Ces trois expressions sont proches, mais elles ne désignent pas exactement la même chose.

Terme

Signification

BIN

Groupe dans lequel sont classées les LED présentant des caractéristiques proches

Binning

Opération de mesure et de tri des LED

Code BIN

Identifiant attribué à une classe déterminée

BIN chromatique

Classe correspondant à une zone précise du diagramme de chromaticité

BIN de flux

Classe correspondant à une plage de flux lumineux

BIN de tension

Classe correspondant à une plage de tension directe

Le code BIN n’est donc pas une nouvelle unité de mesure. Il constitue une information de classement et de traçabilité.

QUE PEUT CONTENIR UN CODE BIN ?

Il n’existe pas un code BIN unique et universel. Sa composition dépend du fabricant de composants et de la gamme concernée.

LE BIN CHROMATIQUE

Le bin chromatique indique dans quelle zone du diagramme de chromaticité se situe réellement la LED.

Une température de couleur annoncée à 3000 K ne correspond pas à un point absolument unique. Elle couvre une certaine zone de tolérance dans laquelle plusieurs nuances peuvent exister.

Deux LED peuvent donc être commercialisées sous l’appellation 3000 K tout en présentant une apparence légèrement différente :

  • l’une peut sembler plus rosée ;

  • l’autre plus verdâtre ;

  • l’une peut être légèrement plus chaude ;

  • l’autre légèrement plus neutre.

Le bin chromatique permet de resserrer cette sélection.

LE BIN DE FLUX LUMINEUX

Le bin de flux classe les LED selon la quantité de lumière qu’elles produisent dans des conditions de mesure définies.

Deux composants appartenant à une même famille peuvent présenter des flux légèrement différents. Cette variation peut influencer :

  • le niveau d’éclairement ;

  • l’intensité perçue du faisceau ;

  • l’uniformité entre plusieurs luminaires ;

  • le réglage d’une installation ;

  • la consommation nécessaire pour atteindre un résultat donné.

Lors d’un remplacement, une différence importante de flux peut rendre le nouveau luminaire plus visible que les autres.

LE BIN DE TENSION

Le bin de tension concerne la tension directe de fonctionnement de la LED.

Cette information intéresse principalement les fabricants de luminaires, les assembleurs et les concepteurs de modules. Elle peut avoir une incidence sur :

  • la compatibilité électrique ;

  • le choix du driver ;

  • l’équilibre entre plusieurs modules ;

  • le comportement thermique ;

  • la puissance absorbée.

Certaines documentations techniques exigent par exemple l’utilisation de modules appartenant au même bin de tension lorsqu’ils fonctionnent ensemble. Le bin peut alors être indiqué directement sur l’étiquette du module.

LES AUTRES CLASSEMENTS POSSIBLES

Selon les fabricants, d’autres caractéristiques peuvent faire l’objet d’une sélection ou d’un classement :

  • l’IRC ;

  • la restitution de certaines couleurs ;

  • les coordonnées chromatiques ;

  • la température de test ;

  • le courant de mesure ;

  • l’efficacité lumineuse ;

  • certaines caractéristiques spectrales.

Il faut donc toujours consulter la documentation du fabricant pour comprendre la signification exacte d’un code.

LE CODE BIN EST-IL INDIQUÉ SUR LA FICHE TECHNIQUE DU LUMINAIRE ?

Pas nécessairement.

Le code BIN est souvent une information utilisée en amont par le fabricant du composant LED, puis par le fabricant du module ou du luminaire.

Sur la fiche technique destinée au prescripteur, le fabricant indique généralement des données plus directement exploitables :

  • la température de couleur ;

  • le flux lumineux ;

  • l’IRC ;

  • le SDCM ;

  • les coordonnées chromatiques ;

  • la puissance ;

  • l’efficacité lumineuse ;

  • la durée de vie ;

  • la stabilité chromatique.

Le code BIN peut apparaître sur l’étiquette d’un module, un emballage, une bobine de composants, un document de production ou une base interne.

La véritable question n’est donc pas seulement de savoir si le code BIN apparaît sur la fiche commerciale. Il faut surtout savoir si le fabricant du luminaire conserve cette information et peut la retrouver lors d’une demande de SAV.

POURQUOI CERTAINS FABRICANTS RÉPERTORIENT-ILS LES CODES BIN ?

Un fabricant rigoureux peut associer les caractéristiques des LED utilisées :

  • à une référence de luminaire ;

  • à un lot de fabrication ;

  • à une date de production ;

  • à un numéro de série ;

  • à une commande particulière ;

  • à un projet identifié.

Cette traçabilité permet de connaître plus précisément la configuration lumineuse d’origine.

Lorsqu’un module doit être remplacé, le fabricant peut alors rechercher une solution appartenant au même bin ou à une classe aussi proche que possible.

Des fabricants de composants ont développé des systèmes de traçabilité allant jusqu’à l’identification individuelle ou à l’enregistrement détaillé des paramètres de production.

Toutes les marques de luminaires ne proposent pas nécessairement ce niveau de suivi. La capacité à conserver et à exploiter ces informations devient donc un élément de différenciation.

LE CODE BIN COMME CRITÈRE DE QUALITÉ DU FABRICANT

La qualité d’un luminaire ne se mesure pas uniquement le jour de son installation.

Elle dépend également de la capacité du fabricant à accompagner le projet plusieurs années plus tard.

Une marque qui répertorie les codes BIN de ses LED peut améliorer :

  • la traçabilité des produits ;

  • la précision de son service après-vente ;

  • la cohérence des remplacements ;

  • la disponibilité de modules compatibles ;

  • la réparabilité du luminaire ;

  • la durée d’exploitation de l’installation.

Le choix d’un fabricant ne doit donc pas reposer uniquement sur l’esthétique, le prix ou les performances initiales.

Pour les projets exigeants, il est également pertinent d’évaluer :

  • la disponibilité des pièces détachées ;

  • la possibilité de remplacer le module LED ;

  • l’accessibilité du driver ;

  • la conservation des dossiers de fabrication ;

  • l’identification des lots ;

  • la stabilité des composants utilisés ;

  • la capacité du fabricant à proposer une solution de remplacement cohérente.

POURQUOI LE CODE BIN EST-IL IMPORTANT POUR LE SAV ?

Imaginons une installation composée de vingt projecteurs identiques.

Après plusieurs années, l’un des luminaires tombe en panne. Un nouveau projecteur est commandé avec les mêmes informations principales :

  • même modèle ;

  • même puissance ;

  • même flux nominal ;

  • même température de couleur ;

  • même IRC ;

  • même angle de faisceau.

Sur le papier, les deux produits semblent identiques.

Pourtant, une différence peut apparaître une fois le nouveau luminaire installé :

  • le blanc paraît légèrement plus vert ;

  • la lumière semble un peu plus rosée ;

  • le faisceau est visuellement plus intense ;

  • la zone éclairée paraît plus claire ;

  • la perception des matériaux est différente.

Si le fabricant a conservé le code BIN d’origine, il peut rechercher une solution plus proche du produit installé.

Cette traçabilité ne garantit pas systématiquement une correspondance absolument parfaite, mais elle réduit considérablement les incertitudes.

POURQUOI UN ÉCART DE BIN PEUT-IL ÊTRE PRÉJUDICIABLE DANS UN MUSÉE ?

L’éclairage muséal exige une grande maîtrise de la lumière.

Les projecteurs ne servent pas uniquement à rendre les œuvres visibles. Ils participent à :

  • la lecture des couleurs ;

  • la perception des matières ;

  • la hiérarchisation des œuvres ;

  • la mise en scène du parcours ;

  • la restitution des détails ;

  • l’ambiance générale de l’exposition.

Dans ce contexte, un remplacement présentant une différence chromatique peut rompre l’unité de l’installation.

UNE DIFFÉRENCE VISIBLE ENTRE DEUX ŒUVRES

Deux tableaux voisins éclairés par des projecteurs appartenant à des bins différents peuvent présenter une légère différence de blanc.

Même si les deux luminaires sont annoncés à 3000 K, cette variation peut modifier la perception :

  • des rouges ;

  • des bleus ;

  • des blancs ;

  • des carnations ;

  • des pigments naturels ;

  • des supports et des cadres.

Le code BIN ne décrit pas à lui seul toute la qualité spectrale d’une source, mais il contribue à la cohérence entre les différents luminaires.

UNE RUPTURE DANS UN ÉCLAIRAGE MURAL

La différence devient particulièrement visible lorsqu’une paroi est éclairée par une succession de luminaires.

Un seul appareil présentant une nuance différente peut créer une rupture dans le dégradé lumineux ou dans la perception du mur.

La cohérence chromatique doit donc être particulièrement surveillée pour :

  • le wallwashing ;

  • les cimaises ;

  • les vitrines ;

  • les séries de projecteurs ;

  • les lignes lumineuses ;

  • les espaces entièrement blancs.

Le SDCM décrit justement la cohérence chromatique et la proximité entre la couleur réelle d’une source et la localisation chromatique attendue. Les concepteurs lumière doivent rechercher une cohérence élevée lorsque plusieurs luminaires participent au même effet.

UN REMPLACEMENT QUI DEVIENT IMMÉDIATEMENT REPÉRABLE

L’œil humain est sensible aux différences de couleur entre des sources observées simultanément.

Un faible écart peut être peu perceptible lorsque les luminaires sont installés dans des espaces séparés. Il devient beaucoup plus évident lorsque leurs faisceaux se rencontrent ou éclairent une même surface.

Dans une galerie ou un musée, un luminaire de remplacement ne doit pas attirer l’attention sur lui. La lumière doit rester au service de l’œuvre.

Certains systèmes destinés à ces applications annoncent donc des tolérances chromatiques particulièrement resserrées, pouvant atteindre environ 1,5 à 2 SDCM selon les produits.

LE MÊME CODE BIN GARANTIT-IL UN REMPLACEMENT PARFAIT ?

Non. Le code BIN constitue une information précieuse, mais il ne résout pas toutes les difficultés du remplacement.

LE VIEILLISSEMENT DES LED EXISTANTES

Les luminaires déjà installés ont fonctionné pendant plusieurs années. Leur flux lumineux peut avoir diminué et leur chromaticité peut avoir légèrement évolué.

Un module neuf appartenant au même bin d’origine peut donc paraître :

  • plus lumineux ;

  • plus net ;

  • légèrement différent des modules vieillissants.

La CIE considère notamment que les différences de chromaticité doivent être analysées pour les variations entre produits, mais aussi pour l’évolution de la couleur au cours de la durée de vie.

LE DRIVER ET LE COURANT D’ALIMENTATION

Le comportement d’une LED dépend également :

  • du courant appliqué ;

  • du driver ;

  • de la température de fonctionnement ;

  • de la gradation ;

  • de la gestion thermique.

Un module identique alimenté différemment peut produire un résultat qui ne correspond pas exactement à l’installation initiale.

L’OPTIQUE DU LUMINAIRE

Le réflecteur, la lentille, le diffuseur et les accessoires optiques influencent également la perception du faisceau.

Le remplacement doit donc prendre en compte :

  • l’angle de faisceau ;

  • l’intensité au centre ;

  • l’ouverture réelle ;

  • la netteté des contours ;

  • la répartition lumineuse ;

  • les accessoires installés.

LA QUALITÉ SPECTRALE

Deux sources ayant une chromaticité proche peuvent présenter des répartitions spectrales différentes.

Pour une application muséale, il faut également contrôler :

  • l’IRC ;

  • la restitution des rouges ;

  • la fidélité des couleurs ;

  • la saturation ;

  • les données TM-30 lorsqu’elles sont disponibles ;

  • le spectre de la source ;

  • l’exposition lumineuse admissible pour les œuvres.

Le code BIN doit donc être intégré dans une analyse plus complète du produit.

CODE BIN, MACADAM ET SDCM : QUELLE RELATION ?

Le code BIN, les ellipses de MacAdam et le SDCM abordent tous la question des variations entre les LED, mais ils ne sont pas interchangeables.

Notion

Fonction

Binning

Trier les LED selon leurs caractéristiques mesurées

Code BIN

Identifier une classe issue de ce tri

Ellipse de MacAdam

Représenter une zone de variation chromatique autour d’un point

SDCM

Exprimer l’importance de la variation chromatique

CCT

Indiquer l’apparence générale de la lumière blanche en kelvins

IRC

Évaluer la restitution de certaines couleurs par rapport à une source de référence

Le SDCM donne au prescripteur une indication globale sur la cohérence chromatique annoncée.

Le code BIN permet au fabricant d’identifier plus précisément la classe du composant utilisé.

Ces deux informations sont complémentaires :

  • le SDCM aide à prescrire une qualité de cohérence ;

  • le code BIN aide à assurer la traçabilité et le remplacement.

COMPRENDRE MACADAM, SDCM ET LE BINNING >

CONSULTER LE GUIDE DE L’ÉCLAIRAGE 8-48 >

FAUT-IL EXIGER LE CODE BIN DANS UN CCTP ?

Il n’est pas toujours nécessaire d’exiger que le code BIN complet apparaisse dans le CCTP ou sur chaque fiche technique.

Le code dépend du fabricant de LED et peut évoluer avec les générations de composants. Une exigence fondée uniquement sur une codification propriétaire risquerait donc d’être difficile à appliquer.

Il est plus pertinent de demander :

  • une valeur SDCM adaptée au projet ;

  • une cohérence chromatique entre les luminaires ;

  • une traçabilité des modules LED installés ;

  • l’identification du lot ou du numéro de série ;

  • la conservation des caractéristiques chromatiques ;

  • la disponibilité de modules de remplacement ;

  • une procédure de SAV garantissant la recherche de la solution la plus proche.

Pour les musées, galeries, commerces premium ou projets architecturaux exigeants, une clause spécifique peut être ajoutée.

EXEMPLE DE CLAUSE POUR UN CCTP

Le fabricant devra assurer la traçabilité des modules LED intégrés aux luminaires. À partir de la référence, du lot de fabrication ou du numéro de série, il devra pouvoir identifier les principales caractéristiques chromatiques et lumineuses des composants installés, notamment le bin chromatique et le bin de flux lorsqu’ils sont disponibles. En cas de remplacement, le fabricant proposera un module ou un luminaire présentant les caractéristiques les plus proches possibles de l’installation d’origine.

Cette clause peut être complétée par :

  • la valeur SDCM maximale demandée ;

  • l’IRC minimal ;

  • les critères de fidélité chromatique ;

  • la durée de disponibilité des pièces ;

  • les conditions de remplacement ;

  • les essais ou contrôles à réaliser sur site.

QUELLES QUESTIONS POSER AU FABRICANT AVANT DE PRESCRIRE UN LUMINAIRE ?

Pour un projet exigeant, le BET, l’architecte ou le concepteur lumière peut poser les questions suivantes :

  1. Les codes BIN des modules LED sont-ils enregistrés ?

  2. Ces informations sont-elles associées au numéro de série ou au lot du luminaire ?

  3. Combien de temps les données de fabrication sont-elles conservées ?

  4. Le module LED peut-il être remplacé séparément ?

  5. Le driver est-il accessible et remplaçable ?

  6. Quelle est la valeur SDCM initiale ?

  7. Existe-t-il une information sur le maintien de la couleur dans le temps ?

  8. Les pièces détachées seront-elles disponibles pendant plusieurs années ?

  9. Comment le fabricant sélectionne-t-il un module destiné au SAV ?

  10. Un essai ou une comparaison sur site peut-il être organisé ?

Ces questions permettent de distinguer une simple promesse de réparabilité d’une véritable organisation du SAV.

QUE FAIRE LORSQU’UN LUMINAIRE DOIT ÊTRE REMPLACÉ ?

Avant de commander un remplacement, il faut réunir le maximum d’informations :

  • la marque ;

  • la référence exacte ;

  • le numéro de série ;

  • le numéro de lot ;

  • la date approximative d’installation ;

  • la température de couleur ;

  • l’IRC ;

  • la valeur SDCM ;

  • le flux ;

  • la puissance ;

  • le courant du module ;

  • la référence du driver ;

  • l’optique ;

  • le système de variation ;

  • des photographies de l’étiquette et du luminaire.

Le fabricant pourra ensuite vérifier s’il dispose encore :

  • du module d’origine ;

  • d’un composant appartenant au même bin ;

  • d’une version techniquement proche ;

  • d’un kit de remplacement ;

  • d’une nouvelle génération compatible.

Dans les installations les plus sensibles, une comparaison sur place reste recommandée.

Si le remplacement unitaire demeure visible, plusieurs solutions peuvent être étudiées :

  • ajuster le niveau lumineux par gradation ;

  • déplacer le nouveau luminaire dans une zone moins sensible ;

  • remplacer un petit groupe cohérent de luminaires ;

  • refaire le focusing ;

  • harmoniser les projecteurs éclairant une même œuvre ou une même paroi.

DANS QUELS PROJETS LA TRAÇABILITÉ DES BINS EST-ELLE PARTICULIÈREMENT UTILE ?

La question ne concerne pas uniquement les musées.

Elle peut être importante dans :

  • les galeries d’art ;

  • les espaces patrimoniaux ;

  • les vitrines ;

  • les commerces premium ;

  • les boutiques de mode ;

  • les hôtels ;

  • les restaurants ;

  • les showrooms ;

  • les espaces d’exposition ;

  • les studios ;

  • les salles de spectacle ;

  • les projets de wallwashing ;

  • les lignes lumineuses continues ;

  • les installations Tunable White ;

  • les bâtiments dans lesquels la maintenance doit être assurée pendant de nombreuses années.

Plus l’installation repose sur une forte homogénéité visuelle, plus la traçabilité des composants devient pertinente.

LA RECOMMANDATION 8-48

Pour un projet courant, la valeur SDCM, l’IRC, la température de couleur et la qualité générale du fabricant constituent généralement des critères suffisants.

Pour un musée, une galerie, un espace patrimonial ou un projet architectural exigeant, il faut aller plus loin.

8-48 recommande de vérifier :

  • la cohérence chromatique initiale ;

  • la traçabilité des modules LED ;

  • la conservation des codes BIN ;

  • l’identification par lot ou numéro de série ;

  • la réparabilité du luminaire ;

  • la disponibilité des drivers et modules ;

  • la procédure de remplacement proposée par le fabricant ;

  • la possibilité d’effectuer un essai sur site.

Choisir une marque qui répertorie précisément les codes BIN de ses LED permet de sécuriser le SAV et de préserver plus longtemps la cohérence de l’installation.

La qualité d’un luminaire ne se mesure pas uniquement le jour de sa pose. Elle dépend également de la capacité du fabricant à retrouver, plusieurs années plus tard, les caractéristiques précises des LED utilisées.

QUESTIONS FRÉQUENTES SUR LE CODE BIN LED

Le code BIN LED existe-t-il réellement ?

Oui. Il identifie une classe de LED obtenue après le tri des composants selon certaines caractéristiques comme la chromaticité, le flux ou la tension.

Tous les fabricants utilisent-ils le même code BIN ?

Non. Chaque fabricant de LED peut utiliser sa propre structure de codification. Deux codes provenant de marques différentes ne sont donc pas directement comparables.

Le code BIN est-il toujours visible sur le luminaire ?

Non. Il peut apparaître sur le module, son emballage ou les documents de production, mais il est souvent conservé dans les données internes du fabricant.

Quelle différence existe-t-il entre le BIN et le SDCM ?

Le BIN correspond à une classe de composants. Le SDCM exprime l’étendue d’une variation chromatique autour d’une couleur cible.

Deux luminaires à 3000 K peuvent-ils produire des blancs différents ?

Oui. La mention 3000 K correspond à une température de couleur nominale. De légères différences de localisation chromatique peuvent subsister.

Un écart de BIN est-il toujours visible ?

Non. Sa visibilité dépend de l’importance de l’écart, de l’environnement, des surfaces éclairées et de la proximité entre les faisceaux.

Pourquoi le code BIN est-il important dans un musée ?

Parce qu’une différence de teinte ou de flux peut modifier la perception d’une œuvre et rompre la cohérence de la mise en lumière.

Un module provenant du même BIN donnera-t-il exactement la même lumière ?

Pas nécessairement. Le vieillissement des luminaires existants, le driver, la température, l’optique et les conditions d’utilisation peuvent créer une différence.

Peut-on demander la traçabilité des codes BIN dans un CCTP ?

Oui. Il est préférable de demander une traçabilité des caractéristiques chromatiques et lumineuses plutôt que d’imposer une codification propriétaire particulière.

Que faire si le fabricant ne conserve pas les codes BIN ?

Il faut comparer précisément le produit de remplacement, réaliser un essai et, si nécessaire, remplacer un groupe de luminaires afin de retrouver une cohérence visuelle.

Le code BIN permet-il d’évaluer la qualité globale d’un luminaire ?

Non. Il doit être analysé avec le SDCM, l’IRC, le spectre, le flux, l’optique, le driver, la gestion thermique, la réparabilité et la durée de vie.

Faut-il conserver les informations de fabrication lors de la réception du chantier ?

Oui. Les références, numéros de série, lots, fiches techniques et photographies des étiquettes peuvent faciliter considérablement les futurs remplacements.

BESOIN D’IDENTIFIER OU DE REMPLACER UN LUMINAIRE ?

Un luminaire installé dans un musée, une galerie, un commerce ou un bâtiment architectural ne fonctionne plus ? La référence est arrêtée ? Le nouveau modèle présente une différence de teinte ou de flux ?


  • la référence d’origine ;

  • les photographies et les étiquettes ;

  • les caractéristiques chromatiques ;

  • le flux et la puissance ;

  • l’optique ;

  • le driver ;

  • le système de variation ;

  • les solutions de remplacement disponibles.

L’objectif est d’identifier une solution techniquement cohérente et de limiter les différences visibles avec l’installation existante.


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