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Comment choisir un driver LED ? Le guide pour éviter les erreurs

  • Photo du rédacteur: Christophe THIEBAUD
    Christophe THIEBAUD
  • il y a 6 jours
  • 19 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 5 jours



Comment choisir un driver LED ? Courant, tension, DALI, DT6 et DT8

Le driver est le cœur électronique d’un luminaire LED. Il transforme l’alimentation du réseau et fournit au module lumineux le courant ou la tension nécessaire à son fonctionnement. Il peut également assurer la variation, le pilotage DALI, le réglage du courant, la gestion de la température de couleur ou le contrôle d’une lumière colorée.

Pour choisir un driver LED, il faut vérifier plusieurs critères : courant constant ou tension constante, courant et tension de sortie, puissance disponible, protocole de variation, compatibilité avec la source lumineuse, conditions d’installation et fonctions de pilotage.

Lorsqu’un projet utilise DALI, une autre distinction devient essentielle : le driver est-il DT6, également écrit DT-6, ou DT8, également écrit DT-8 ? Ces deux catégories ne répondent pas aux mêmes besoins.

Qu’est-ce qu’un driver LED ?

Un driver LED est un appareillage électronique placé entre l’alimentation électrique et la source lumineuse. Il adapte généralement le courant alternatif du réseau à l’alimentation nécessaire au module LED.

Selon sa conception, le driver peut :

  • convertir la tension d’entrée ;

  • réguler le courant envoyé aux LED ;

  • maintenir une tension de sortie constante ;

  • protéger le module contre certaines surcharges ;

  • assurer la variation de lumière ;

  • communiquer avec une gestion technique du bâtiment ;

  • mémoriser des paramètres de fonctionnement ;

  • piloter plusieurs canaux lumineux ;

  • contrôler la température de couleur ;

  • transmettre certaines informations de diagnostic.

La qualité du driver influence directement la stabilité du flux lumineux, la profondeur de variation, le flicker, la durée de vie du luminaire et la fiabilité de l’installation.

Quelle différence entre courant constant et tension constante ?

La première étape consiste à identifier le type d’alimentation attendu par la source lumineuse.

Le driver à courant constant

Un driver à courant constant, également appelé driver CC, délivre une intensité régulée exprimée en milliampères.

Les valeurs couramment rencontrées sont notamment :

  • 250 mA ;

  • 350 mA ;

  • 500 mA ;

  • 700 mA ;

  • 900 mA ;

  • 1 050 mA.

Ce type de driver alimente fréquemment les modules LED intégrés dans les spots, downlights, projecteurs, suspensions et luminaires architecturaux.

Le courant fourni par le driver doit correspondre au courant prévu pour le module. Une intensité trop élevée peut augmenter la température, accélérer le vieillissement de la source ou provoquer sa destruction.

Le driver à tension constante

Un driver à tension constante, également appelé alimentation CV, maintient une tension de sortie déterminée.

Les tensions les plus courantes sont :

  • 12 V ;

  • 24 V ;

  • 48 V.

Cette solution est principalement utilisée avec les rubans LED, bandeaux lumineux, modules décoratifs et certains systèmes linéaires.

La tension du driver doit être identique à celle de la source. Un ruban LED 24 V doit recevoir une alimentation 24 V et non une alimentation 12 V ou 48 V.

Source lumineuse

Alimentation généralement utilisée

Module LED intégré

Courant constant

Spot ou downlight

Courant constant

Projecteur architectural

Courant constant

Ruban LED 12 V

Tension constante 12 V

Ruban LED 24 V

Tension constante 24 V

Système linéaire 48 V

Tension constante 48 V

Cette correspondance reste générale. La fiche technique du fabricant doit toujours être vérifiée.

Comment choisir un driver à courant constant ?

Quatre informations sont indispensables : le courant de sortie, la plage de tension, la puissance disponible et le raccordement des modules.

Vérifier le courant de sortie

Le courant du driver doit correspondre à la valeur prévue pour le module LED.

Un module conçu pour fonctionner sous 700 mA doit normalement recevoir un courant de 700 mA, sauf si le fabricant autorise explicitement une autre valeur.

Certains drivers programmables permettent d’ajuster le courant par :

  • commutateurs ;

  • résistance ;

  • logiciel ;

  • communication NFC ;

  • interface de programmation.

Cette possibilité ne dispense jamais de respecter les limites du module lumineux.

Contrôler la plage de tension

Un driver à courant constant possède une plage de tension de sortie, par exemple de 10 à 42 V.

La tension directe du module LED doit se situer à l’intérieur de cette plage. Il faut vérifier la tension minimale et la tension maximale.

Un driver présentant une tension maximale de 42 V n’est pas automatiquement compatible avec tous les modules fonctionnant sous une tension inférieure à 42 V. Si la tension du module reste sous la limite minimale du driver, le fonctionnement peut être instable ou impossible.

Calculer la puissance nécessaire

La puissance peut être estimée à partir de la tension et du courant :

Puissance = tension × courant

Un module fonctionnant sous 30 V et 700 mA consomme approximativement :

30 V × 0,7 A = 21 W

Le driver doit accepter simultanément cette tension, ce courant et cette puissance.

Vérifier le câblage des modules

Les modules alimentés à courant constant sont souvent raccordés en série. Dans ce montage, les tensions des modules s’additionnent tandis que le courant reste identique.

Toute modification du nombre de modules peut donc modifier la tension totale et rendre le driver incompatible.

Comment choisir une alimentation à tension constante ?

Pour une alimentation à tension constante, il faut vérifier la tension de la source, la puissance totale et les chutes de tension.

Respecter la tension du ruban ou du module

La tension doit être strictement identique :

  • ruban 12 V avec alimentation 12 V ;

  • ruban 24 V avec alimentation 24 V ;

  • système 48 V avec alimentation 48 V.

Calculer la puissance totale

Pour un ruban de 10 W/m installé sur une longueur de 8 mètres :

10 W/m × 8 m = 80 W

La puissance des autres composants éventuellement raccordés à la même alimentation doit également être prise en compte.

Une réserve de puissance peut être prévue selon les recommandations du fabricant, la température, la longueur du circuit et le profil d’utilisation. Un surdimensionnement excessif doit cependant être évité, car certains drivers fonctionnent moins efficacement lorsqu’ils sont utilisés très en dessous de leur charge nominale.

Anticiper les chutes de tension

Une longueur importante ou une section de câble insuffisante peut provoquer une baisse de tension. L’extrémité du ruban produit alors moins de lumière ou présente une légère différence de teinte.

La longueur des câbles, leur section, le courant total et les points de réinjection doivent être étudiés avant l’installation.

Quelle puissance de driver faut-il choisir ?

La puissance ne doit jamais être utilisée comme seul critère.

Deux drivers de 30 W peuvent délivrer des courants, des tensions et des fonctions totalement différents.

Pour valider un driver, il faut contrôler :

  • le type de sortie ;

  • le courant de sortie ;

  • la plage de tension ;

  • la puissance minimale éventuelle ;

  • la puissance maximale ;

  • le protocole de variation ;

  • le nombre de canaux ;

  • les conditions thermiques ;

  • la compatibilité avec la source.

Pour une alimentation à tension constante, la puissance totale des sources doit rester inférieure à la puissance admissible.

Pour un driver à courant constant, la correspondance du courant et de la plage de tension reste prioritaire. La puissance disponible confirme ensuite la compatibilité.

Quels protocoles de variation peut intégrer un driver ?

Tous les drivers ne sont pas variables. Le protocole doit être défini dès la conception du projet.

Variation par coupure de phase

La variation par coupure de phase est courante dans le résidentiel, l’hôtellerie et les petites installations.

Elle nécessite une compatibilité réelle entre le variateur et le driver. Une mauvaise association peut provoquer :

  • scintillement ;

  • bourdonnement ;

  • plage de variation réduite ;

  • extinction brutale ;

  • allumage irrégulier ;

  • lumière résiduelle.

La mention « dimmable » ne garantit pas une compatibilité avec tous les variateurs.

Variation 1-10 V

Le protocole 1-10 V utilise une ligne de commande analogique. Il reste présent dans de nombreux bâtiments tertiaires.

Il faut vérifier les modalités d’extinction, car certains systèmes réduisent le flux lumineux jusqu’à une valeur minimale sans nécessairement interrompre l’alimentation du driver.

Commande Push-Dim

La commande Push-Dim permet de piloter la variation à l’aide d’un bouton-poussoir compatible.

Cette solution peut convenir à une pièce ou à un petit groupe de luminaires. La longueur des câbles, le nombre de drivers et les conditions de synchronisation doivent respecter la documentation du fabricant.

Protocole DALI-2

DALI-2 permet d’adresser, de commander et de superviser des équipements d’éclairage compatibles. Un bus DALI peut recevoir des commandes numériques et organiser les luminaires en groupes ou en scènes.

Le terme DALI-2 ne suffit toutefois pas à décrire toutes les fonctions d’un driver. Il faut également identifier son Device Type, notamment DT6 ou DT8.

Qu’est-ce qu’un driver DALI DT6 ou DT-6 ?

DT6 signifie Device Type 6. Les graphies DT6 et DT-6 désignent la même catégorie.

Le DT6 correspond aux exigences particulières applicables aux drivers alimentant des modules LED, décrites dans la partie 207 de la série IEC 62386.

Dans une utilisation courante, un driver DT6 pilote principalement l’intensité lumineuse d’une charge LED. Il permet notamment :

  • l’allumage et l’extinction ;

  • la variation du flux lumineux ;

  • l’adressage individuel ;

  • la création de groupes ;

  • la programmation de scènes ;

  • la définition de niveaux minimal et maximal ;

  • certaines remontées d’état selon le produit.

Un driver DT6 convient généralement à un luminaire produisant une lumière blanche fixe, par exemple en 3 000 K ou 4 000 K, lorsque le projet souhaite uniquement faire varier son intensité.

Exemple d’utilisation d’un driver DT6

Un bureau comporte vingt downlights 3 000 K. Chaque luminaire doit pouvoir être allumé, éteint, regroupé et varié.

Un driver DALI DT6 est adapté, car la température de couleur reste fixe et seul le niveau lumineux doit être contrôlé.

Peut-on réaliser du Tunable White avec des drivers DT6 ?

Oui, mais la solution demande généralement plusieurs sorties ou plusieurs adresses DALI.

Un luminaire Tunable White comporte habituellement deux canaux :

  • un canal blanc chaud ;

  • un canal blanc froid.

Avec une architecture DT6, chaque canal peut être piloté par un appareillage ou une adresse distincte. Le système de commande doit ensuite coordonner les deux niveaux pour obtenir la température de couleur souhaitée.

Cette configuration peut fonctionner correctement, mais elle présente plusieurs contraintes :

  • consommation de deux adresses DALI par luminaire ;

  • programmation plus complexe ;

  • coordination nécessaire entre les deux canaux ;

  • risque de désynchronisation ;

  • gestion du flux total à prévoir dans le contrôleur ;

  • remplacement et maintenance plus délicats.

Un système Tunable White composé de deux canaux DT6 ne devient pas automatiquement un système DT8. Le mode de commande reste différent.

Qu’est-ce qu’un driver DALI DT8 ou DT-8 ?

DT8 signifie Device Type 8. Les termes DT8 et DT-8 désignent la même catégorie.

Le DT8 correspond aux fonctions de contrôle de la couleur décrites dans la partie 209 de la série IEC 62386. La DALI Alliance présente le DT8 comme l’appareillage dédié au contrôle de la couleur.

Un driver DT8 peut gérer plusieurs composantes lumineuses depuis une seule adresse DALI, selon le type de couleur pris en charge.

Les principaux modes sont :

  • DT8 Tc : variation de la température de couleur, généralement appelée Tunable White ;

  • DT8 RGBWAF : contrôle de canaux rouge, vert, bleu, blanc, ambre et autres couleurs selon l’équipement ;

  • DT8 xy : contrôle de la couleur à partir de coordonnées chromatiques.

DT8 Tc pour le Tunable White

Un driver DT8 Tc pilote les canaux blanc chaud et blanc froid comme un seul équipement logique.

Le système envoie une consigne de température de couleur et une consigne d’intensité. Le driver répartit ensuite la puissance entre les différents canaux pour produire le résultat demandé.

Cette architecture permet notamment :

  • de faire varier la température de couleur ;

  • de faire varier l’intensité lumineuse ;

  • d’utiliser une seule adresse DALI ;

  • de programmer des scènes lumineuses ;

  • de réaliser des évolutions au cours de la journée ;

  • de simplifier la programmation et la maintenance.

DT8 RGBWAF pour la lumière colorée

Le mode RGBWAF permet de piloter plusieurs composantes colorées. Les lettres correspondent aux différents canaux qui peuvent être présents : rouge, vert, bleu, blanc, ambre et couleur libre complémentaire.

Tous les drivers DT8 ne disposent pas nécessairement de tous ces canaux. La fiche technique doit préciser les sorties réellement disponibles.

DT8 xy pour le contrôle colorimétrique

Le mode xy utilise des coordonnées chromatiques pour définir une couleur.

Cette approche permet au système de demander une couleur cible sans commander directement chaque canal. Le driver interprète ensuite cette consigne selon les caractéristiques de la source lumineuse.

Quelle différence entre DT6 et DT8 ?

Critère

DALI DT6 / DT-6

DALI DT8 / DT-8

Référence IEC 62386

Partie 207

Partie 209

Fonction principale

Pilotage d’un module LED

Contrôle de la couleur

Variation d’intensité

Oui

Oui

Lumière blanche fixe

Particulièrement adapté

Possible selon le driver

Tunable White

Possible avec plusieurs canaux ou adresses coordonnés

Pilotage natif avec DT8 Tc

RGB ou RGBW

Plusieurs drivers ou canaux à coordonner

Pilotage natif avec DT8 RGBWAF

Nombre d’adresses pour un Tunable White classique

Généralement deux

Généralement une

Complexité de programmation

Simple pour une lumière fixe, plus complexe pour plusieurs canaux

Plus directe pour la couleur et le Tunable White

Gestion des canaux

Réalisée par le système de commande

Principalement réalisée par le driver DT8

Usage courant

Variation de luminaires à température fixe

Température de couleur variable et lumière colorée

Pourquoi le DT8 simplifie-t-il un projet Tunable White ?

Un bus DALI permet d’adresser jusqu’à 64 appareillages de commande par ligne.

Dans une solution Tunable White reposant sur deux adresses DT6 par luminaire, trente luminaires peuvent mobiliser soixante adresses.

Avec des drivers DT8 Tc utilisant une seule adresse par luminaire, les mêmes trente luminaires n’occupent que trente adresses.

Le DT8 permet donc :

  • d’économiser des adresses ;

  • de simplifier les groupes ;

  • de réduire les associations entre canaux ;

  • de faciliter la création de scènes ;

  • de limiter les risques de désynchronisation ;

  • de simplifier le remplacement d’un driver ;

  • d’améliorer la lisibilité du dossier de programmation.

DT8 produit-il automatiquement une meilleure lumière ?

Non. DT8 définit un mode de commande, pas la qualité intrinsèque de la lumière.

La qualité finale dépend toujours :

  • des modules LED ;

  • du spectre lumineux ;

  • de l’IRC ;

  • de la stabilité chromatique ;

  • de la plage de température de couleur ;

  • du mélange entre les canaux ;

  • de la qualité du driver ;

  • de la profondeur de variation ;

  • du flicker ;

  • de la conception optique du luminaire.

Un driver DT8 ne garantit donc pas automatiquement un IRC élevé, une variation parfaite ou une cohérence chromatique entre plusieurs luminaires.

Un driver DT8 est-il toujours Tunable White ?

Non. DT8 désigne le contrôle de la couleur, mais plusieurs types de commande existent.

Un driver DT8 peut prendre en charge :

  • uniquement le Tunable White Tc ;

  • uniquement RGBWAF ;

  • uniquement les coordonnées xy ;

  • plusieurs modes de contrôle de la couleur.

Il faut vérifier précisément la fiche technique et la certification de la référence concernée.

La simple mention « DT8 » ne suffit pas pour conclure qu’un driver convient à n’importe quel module Tunable White ou RGBW.

Comment vérifier qu’un driver est réellement DALI-2, DT6 ou DT8 ?

La référence exacte doit être recherchée dans la base officielle des produits certifiés de la DALI Alliance.

Il faut vérifier :

  • le fabricant ;

  • la référence complète ;

  • la version matérielle ;

  • la version logicielle ;

  • les parties de la norme prises en charge ;

  • la présence de la partie 207 pour les fonctions DT6 ;

  • la présence de la partie 209 pour les fonctions DT8 ;

  • le type de couleur déclaré ;

  • les autres fonctions certifiées.

Un nom commercial contenant « DALI », « DT6 » ou « DT8 » ne remplace pas la vérification de la certification réelle du produit.

Peut-on remplacer un driver DT6 par un DT8 ?

Pas automatiquement.

Un driver DT8 peut posséder plusieurs sorties destinées à un module Tunable White ou coloré, tandis qu’un driver DT6 peut ne commander qu’un seul canal.

Avant tout remplacement, il faut comparer :

  • le nombre de sorties ;

  • le courant de chaque canal ;

  • la plage de tension ;

  • la puissance totale ;

  • le type de module LED ;

  • le mode de commande ;

  • l’adressage ;

  • le câblage ;

  • la configuration du contrôleur ;

  • les dimensions ;

  • les températures admissibles.

Le remplacement peut également nécessiter une nouvelle programmation du système DALI.

Peut-on remplacer un driver DT8 par deux drivers DT6 ?

Techniquement, certaines installations peuvent piloter deux canaux Tunable White avec deux équipements DT6. Cependant, cette modification transforme l’architecture de commande.

Elle entraîne généralement :

  • l’utilisation de deux adresses ;

  • une nouvelle programmation ;

  • une coordination externe des canaux ;

  • une modification des groupes et des scènes ;

  • une vérification du flux lumineux total ;

  • une possible incompatibilité avec l’interface utilisateur existante.

Cette solution ne doit pas être considérée comme un remplacement strictement équivalent.

Comment choisir un driver DT8 Tunable White ?

Pour sélectionner un driver DT8 Tc, il faut vérifier :

  • la compatibilité DALI-2 ;

  • la prise en charge de la partie 209 ;

  • le mode DT8 Tc ;

  • le nombre de sorties ;

  • le courant de sortie par canal ;

  • la plage de tension de chaque canal ;

  • la puissance totale disponible ;

  • la plage de température de couleur du module ;

  • le niveau minimal de variation ;

  • le comportement lors de la variation ;

  • la compatibilité avec le contrôleur DALI ;

  • les paramètres de configuration ;

  • les dimensions et les températures admissibles.

La puissance totale du module Tunable White ne correspond pas nécessairement à la somme permanente des puissances maximales des deux canaux. Le comportement dépend de la conception du module et du driver.

La qualité du driver influence-t-elle la lumière ?

Oui. Deux drivers présentant la même puissance et le même protocole peuvent produire des résultats différents.

La qualité de l’appareillage peut influencer :

  • le flicker ;

  • la stabilité à faible intensité ;

  • la profondeur de variation ;

  • le temps d’allumage ;

  • la synchronisation entre luminaires ;

  • la stabilité de la température de couleur ;

  • les bruits électriques ;

  • la durée de vie de l’installation.

Pour les bureaux, établissements scolaires, bâtiments de santé, bibliothèques et espaces occupés durablement, la stabilité de la lumière doit être examinée avec attention.

Quels critères électriques faut-il vérifier ?

La tension d’entrée

La plage exacte de tension doit correspondre au réseau et aux conditions du projet.

Certains drivers acceptent une alimentation universelle, une tension continue ou une alimentation de secours particulière.

Le facteur de puissance

Le facteur de puissance renseigne sur l’utilisation de l’énergie prélevée sur le réseau. Il doit être examiné selon la puissance et l’application.

Le taux de distorsion harmonique

Le THD indique les perturbations harmoniques générées par l’équipement. Ce critère devient important lorsqu’un projet regroupe de nombreux luminaires.

Le courant d’appel

Lors de la mise sous tension, un driver peut absorber brièvement un courant élevé.

L’accumulation de nombreux drivers sur un circuit peut provoquer le déclenchement d’une protection, même si la puissance permanente semble acceptable.

La documentation doit préciser le courant d’appel, sa durée et, si possible, le nombre maximal de drivers admissibles sur un disjoncteur donné.

La consommation en veille

Les drivers communicants restent partiellement alimentés lorsqu’aucune lumière n’est produite. Leur consommation en veille doit être vérifiée, particulièrement sur les grands projets.

Comment choisir le driver selon son environnement ?

Températures ta et tc

Deux indications sont fréquemment présentes :

  • ta : température ambiante admissible ;

  • tc : température maximale à mesurer sur un point défini du boîtier.

Le respect de la température tc influence directement la fiabilité et la durée de vie du driver.

Un appareillage installé dans un faux plafond isolé, un coffret fermé ou près d’une source de chaleur peut dépasser sa température admissible.

Indice de protection

Un driver IP20 ne doit pas être directement exposé à l’humidité ou à des poussières importantes.

Pour un environnement humide, extérieur ou industriel, il faut sélectionner un indice de protection adapté ou placer le driver dans une enveloppe appropriée.

L’indice IP du luminaire ne garantit pas automatiquement que son alimentation séparée possède la même protection.

Dimensions et accessibilité

Il faut vérifier :

  • la longueur ;

  • la largeur ;

  • la hauteur ;

  • l’espace disponible ;

  • le passage dans le diamètre de perçage ;

  • la ventilation ;

  • les distances de câblage autorisées ;

  • la possibilité de remplacement.

Driver intégré ou indépendant

Certains drivers sont exclusivement destinés à être incorporés dans un luminaire ou une enveloppe. D’autres peuvent être installés indépendamment sous certaines conditions.

La classe électrique, l’isolation et les conditions de montage doivent correspondre à l’installation réelle.

Quelles protections rechercher ?

Selon le modèle, un driver peut intégrer des protections contre :

  • les courts-circuits ;

  • les surcharges ;

  • les surtensions ;

  • la surchauffe ;

  • le fonctionnement à vide ;

  • les défauts du module LED.

Il faut également vérifier son comportement après déclenchement : redémarrage automatique, réarmement après coupure ou intervention nécessaire.

Comment remplacer un ancien driver ?

Avant de commander un remplacement, il faut relever toutes les informations présentes sur le driver et le module LED :

  • courant constant ou tension constante ;

  • courant de sortie ;

  • plage de tension ;

  • puissance maximale ;

  • tension d’entrée ;

  • protocole de variation ;

  • DT6 ou DT8 ;

  • type DT8 Tc, RGBWAF ou xy ;

  • nombre de canaux ;

  • classe électrique ;

  • isolation ;

  • températures ta et tc ;

  • indice IP ;

  • dimensions ;

  • connectique ;

  • compatibilité avec le système de commande.

Un driver présentant la même puissance mais un courant, un Device Type ou un nombre de sorties différents n’est pas nécessairement équivalent.

Quelles sont les erreurs les plus fréquentes ?

Choisir uniquement selon la puissance

Deux drivers de 30 W peuvent être totalement incompatibles.

Confondre courant constant et tension constante

Cette erreur peut empêcher le fonctionnement ou endommager la source lumineuse.

Négliger la tension minimale

La tension du module doit se situer à l’intérieur de toute la plage de fonctionnement du driver.

Oublier le protocole de variation

Un driver non dimmable ne peut pas devenir DALI par un simple réglage.

Confondre DALI-2, DT6 et DT8

DALI-2 désigne une génération du protocole et de sa certification. DT6 et DT8 décrivent des fonctions particulières des appareillages.

Un driver DALI-2 n’est donc pas automatiquement DT8.

Considérer DT6 et DT8 comme interchangeables

Le DT6 est principalement utilisé pour commander des modules LED, tandis que le DT8 ajoute des fonctions de contrôle de la couleur. Le nombre de canaux, l’adressage et la programmation peuvent être différents.

Enfermer le driver sans ventilation

Une température tc excessive peut réduire fortement sa durée de vie.

Remplacer une référence sans vérifier sa certification

Le nom commercial ne suffit pas. La référence exacte doit être contrôlée dans la base officielle DALI.

La checklist de prescription 8-48

Avant de valider un driver LED, 8-48 recommande de contrôler :

  • le type de sortie ;

  • le courant nominal ;

  • la plage de tension ;

  • la puissance totale ;

  • le protocole de variation ;

  • le Device Type DALI ;

  • DT6 ou DT8 ;

  • le type de couleur DT8 ;

  • le nombre de canaux ;

  • le nombre d’adresses nécessaires ;

  • le niveau minimal de variation ;

  • le flicker ;

  • le courant d’appel ;

  • le facteur de puissance ;

  • le THD ;

  • les températures ta et tc ;

  • l’indice IP ;

  • les dimensions ;

  • les protections ;

  • la durée de vie ;

  • la compatibilité avec l’éclairage de secours ;

  • la possibilité de remplacement ;

  • la certification de la référence exacte.

Cette analyse permet de sécuriser la prescription lumière et d’éviter qu’une alternative apparemment équivalente modifie le fonctionnement du luminaire ou du système de pilotage.

Conclusion

Choisir un driver LED ne consiste pas simplement à rechercher une alimentation de puissance équivalente. Il faut vérifier le courant, la tension, la plage de fonctionnement, la variation, les conditions thermiques et la compatibilité avec le module lumineux.

Dans une installation DALI, la distinction entre DT6 et DT8 est essentielle. Le DT6 convient particulièrement au pilotage de luminaires à lumière blanche fixe. Le DT8 est destiné au contrôle de la température de couleur et de la lumière colorée, avec une gestion simplifiée des différents canaux depuis une seule adresse DALI.

Une prescription précise du driver permet de préserver la stabilité de la lumière, la qualité de variation, la cohérence du système et la maintenance future de l’installation.

Questions fréquentes sur les drivers LED, DT6 et DT8

Comment savoir quel driver LED choisir ?

Il faut relever le type d’alimentation de la source, son courant, sa tension, sa puissance et le protocole de variation attendu. Pour un système DALI, il faut également vérifier si le projet nécessite un driver DT6 pour une lumière fixe ou DT8 pour contrôler la température de couleur ou la lumière colorée.

Quelle différence existe-t-il entre un driver et un transformateur LED ?

Le terme transformateur est fréquemment utilisé par le grand public. Un driver LED ne se contente pas de modifier une tension : il peut redresser, réguler et contrôler le courant envoyé au module lumineux. Il peut également assurer la variation et communiquer avec un système DALI.

Qu’est-ce qu’un driver DALI DT6 ?

Un driver DT6, ou DT-6, répond aux fonctions décrites dans la partie 207 de la série IEC 62386 pour l’alimentation des modules LED. Il est principalement utilisé pour allumer, éteindre et faire varier l’intensité d’un luminaire, notamment lorsque sa température de couleur reste fixe.

Qu’est-ce qu’un driver DALI DT8 ?

Un driver DT8, ou DT-8, intègre les fonctions de contrôle de la couleur décrites dans la partie 209 de la série IEC 62386. Il peut notamment piloter un module Tunable White, RGBWAF ou utilisant des coordonnées colorimétriques xy, selon ses caractéristiques.

DT6 et DT-6 désignent-ils la même chose ?

Oui. DT6 et DT-6 sont deux graphies utilisées pour désigner le Device Type 6. La graphie sans tiret, DT6, est très courante dans les documentations techniques.

DT8 et DT-8 désignent-ils la même chose ?

Oui. DT8 et DT-8 désignent tous deux le Device Type 8 consacré au contrôle de la couleur. La fiche technique doit néanmoins préciser le type réellement pris en charge : Tc, RGBWAF ou xy.

Quelle différence existe-t-il entre DALI-2 et DT8 ?

DALI-2 désigne l’évolution du protocole DALI et son programme de certification. DT8 décrit une fonction particulière de contrôle de la couleur. Un driver peut être DALI-2 et DT6 sans être DT8.

Faut-il utiliser DT8 pour un luminaire Tunable White ?

Le DT8 Tc constitue généralement la solution la plus directe. Il commande la température de couleur et l’intensité depuis une seule adresse DALI. Une solution Tunable White peut également être réalisée avec deux canaux DT6, mais elle utilise généralement deux adresses et demande davantage de programmation.

Peut-on utiliser deux drivers DT6 à la place d’un DT8 ?

C’est techniquement possible dans certaines architectures Tunable White, mais ce n’est pas un remplacement strictement équivalent. Le système doit coordonner les deux canaux, utiliser plusieurs adresses et recalculer le mélange nécessaire pour obtenir la température de couleur souhaitée.

Un driver DT8 contrôle-t-il toujours du RGBW ?

Non. Certains drivers DT8 commandent uniquement la température de couleur Tc. D’autres prennent en charge RGBWAF, xy ou plusieurs modes. Il faut vérifier la référence exacte et ses caractéristiques.

Combien d’adresses DALI utilise un driver DT8 Tunable White ?

Un driver DT8 Tc utilise généralement une seule adresse DALI pour gérer l’intensité et la température de couleur du luminaire. Cette architecture permet d’économiser des adresses par rapport à une solution reposant sur deux canaux DT6 indépendants.

Un driver DT8 améliore-t-il automatiquement la qualité de lumière ?

Non. Le DT8 définit le mode de contrôle, mais pas l’IRC, le spectre, la stabilité chromatique, le flicker ou la qualité de variation. Ces performances dépendent du driver, des modules LED et du luminaire.

Peut-on remplacer un driver DT6 par un modèle DT8 ?

Uniquement après vérification complète. Le nombre de sorties, le câblage, le courant, la tension, le module LED et la programmation DALI peuvent être différents. Un remplacement mal étudié peut empêcher le fonctionnement du luminaire.

Comment vérifier la certification d’un driver DALI ?

Il faut rechercher la référence exacte dans la base officielle de la DALI Alliance. La fiche permet de vérifier les parties de la norme prises en charge, les fonctions DT6 ou DT8, le type de couleur et les versions matérielles ou logicielles certifiées.

Pourquoi un driver DALI ne répond-il pas à la commande DT8 ?

Le driver peut être uniquement DT6, le contrôleur peut ne pas prendre en charge DT8, ou le type de couleur utilisé peut être différent de celui configuré. Il faut vérifier le driver, la passerelle, le logiciel de programmation et la configuration du bus.

Peut-on remplacer un driver 700 mA par un modèle 500 mA ?

Uniquement si le fabricant du module autorise ce courant. La lumière produite sera généralement plus faible. Cette modification peut également affecter la photométrie et les performances déclarées du luminaire.

Peut-on remplacer un driver 500 mA par un modèle 700 mA ?

Cette substitution peut suralimenter le module, augmenter sa température et l’endommager. Elle ne doit jamais être réalisée sans validation technique explicite.

Comment trouver un driver équivalent lorsqu’une référence est arrêtée ?

Il faut comparer le courant, la tension, la puissance, le type de variation, le Device Type DALI, le nombre de sorties, les dimensions, les températures, les protections et la compatibilité avec le module LED. 8-48 peut accompagner cette recherche et analyser les écarts entre l’ancien driver et la solution proposée.

EN SAVOIR PLUS





Rechercher un driver ou un luminaire équivalent 


Comprendre les systèmes et drivers DALI-2  - DALI Alliance


Vérifier la certification d’un driver DALI-2 - Base officielle DALI Alliance


Consulter les exigences européennes applicables aux appareillages de commande — Règlement européen 2019/2020Emplacement conseillé : dans la partie consacrée aux normes et à l’écoconception.

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