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NORMES DE L’ÉCLAIRAGE : COMPRENDRE ET APPLIQUER LES EXIGENCES D’UN PROJET LUMIÈRE

 

Les normes de l’éclairage permettent de concevoir des espaces confortables, sûrs et adaptés aux activités qui s’y déroulent. Elles ne se limitent pas à imposer un nombre de lux. Elles prennent également en compte l’uniformité de l’éclairage, l’éblouissement, la restitution des couleurs, la lumière naturelle, le scintillement, la maintenance et la consommation énergétique.

Dans un bureau, un commerce, un hôtel, un restaurant, un établissement recevant du public ou un espace extérieur, les exigences ne sont pas les mêmes. Elles dépendent de l’usage du lieu, des tâches visuelles, de l’âge des utilisateurs, de l’architecture et des obligations réglementaires applicables au bâtiment.

Cette page présente les principales normes et réglementations françaises et européennes à connaître pour concevoir, prescrire et vérifier une installation d’éclairage.

Elle constitue une introduction professionnelle. Elle ne remplace ni les textes officiels, ni l’analyse d’un bureau d’études, ni les responsabilités des entreprises chargées de la conception et de l’installation.

 

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POURQUOI EXISTE-T-IL DES NORMES POUR L’ÉCLAIRAGE ?

Un espace peut sembler suffisamment lumineux tout en présentant des conditions visuelles médiocres.

Un niveau d’éclairement élevé ne garantit pas automatiquement un bon éclairage. Une installation peut produire beaucoup de lumière et provoquer malgré tout :

  • un éblouissement important ;

  • des contrastes trop forts ;

  • des zones d’ombre gênantes ;

  • une mauvaise perception des couleurs ;

  • une fatigue visuelle ;

  • des reflets sur les écrans ou les surfaces brillantes ;

  • une lumière instable ou scintillante ;

  • une consommation énergétique excessive ;

  • une mauvaise orientation des usagers ;

  • une insuffisance de lumière sur les visages ou les plans verticaux.

Les normes établissent donc un langage commun entre les architectes, les concepteurs lumière, les bureaux d’études, les économistes, les prescripteurs, les fabricants, les installateurs et les maîtres d’ouvrage.

Elles permettent de définir des objectifs mesurables et de vérifier que l’installation réalisée répond aux besoins du projet.

NORME, RÉGLEMENTATION ET CCTP : TROIS NIVEAUX À DISTINGUER

Les mots « norme » et « réglementation » sont souvent employés comme s’ils désignaient la même chose. Ils correspondent pourtant à des niveaux différents.

LA RÉGLEMENTATION

La réglementation est constituée de lois, de décrets et d’arrêtés. Elle est obligatoire.

Dans le domaine de l’éclairage, certaines exigences proviennent notamment :

  • du Code du travail ;

  • de la réglementation des établissements recevant du public ;

  • des règles relatives à l’accessibilité ;

  • de la réglementation sur les installations électriques ;

  • de la réglementation environnementale ;

  • des textes relatifs aux nuisances lumineuses ;

  • des règlements européens applicables aux produits.

LA NORME

Une norme est un document technique de référence élaboré collectivement par des professionnels, des industriels, des experts et des organismes de normalisation.

Une norme est généralement d’application volontaire. Elle peut cependant devenir incontournable lorsqu’elle est :

  • citée par un texte réglementaire ;

  • imposée par un marché public ou privé ;

  • inscrite dans un CCTP ;

  • demandée par un maître d’ouvrage ;

  • utilisée pour démontrer la conformité d’une installation ;

  • intégrée à un contrat, une certification ou un cahier des charges.

Dans tous les cas, la réglementation prévaut sur la norme.

LE CCTP

Le cahier des clauses techniques particulières, ou CCTP, définit les exigences contractuelles d’un projet.

Il peut imposer des niveaux de performance supérieurs aux minima réglementaires ou normatifs. Il peut notamment préciser :

  • les niveaux d’éclairement à maintenir ;

  • les limites d’éblouissement ;

  • l’uniformité attendue ;

  • la température de couleur ;

  • l’indice de rendu des couleurs ;

  • la durée de vie des luminaires ;

  • le protocole de gradation ;

  • les niveaux de protection IP et IK ;

  • les conditions de maintenance ;

  • les documents photométriques à fournir ;

  • les essais et mesures à réaliser après installation.

Lorsqu’une norme est citée dans le CCTP, elle devient une référence contractuelle du projet.

comprendre la différence entre normes et réglementation >

LES PRINCIPAUX TEXTES À CONNAÎTRE

Les textes applicables dépendent de la destination du bâtiment et de la nature de l’installation.

Les principales références rencontrées dans un projet d’éclairage sont :

  • la NF EN 12665 pour les termes fondamentaux et les critères de spécification ;

  • la NF EN 12464-1 pour les lieux de travail intérieurs ;

  • la NF EN 12464-2 pour les lieux de travail extérieurs ;

  • la NF EN 1838 pour l’éclairage de secours ;

  • la NF EN 12193 pour les installations sportives ;

  • la série NF EN 13201 pour l’éclairage public ;

  • la NF EN IEC 60598-1 pour la sécurité des luminaires ;

  • la NF EN 13032-2 pour la présentation des données photométriques ;

  • la NF EN IEC 62471-7 pour la sécurité photobiologique des sources et luminaires émettant principalement dans le domaine visible ;

  • la NF C 15-100 pour les installations électriques à basse tension ;

  • le Code du travail pour les locaux professionnels ;

  • la réglementation ERP pour les établissements recevant du public ;

  • l’arrêté du 20 avril 2017 pour l’accessibilité des ERP et des installations ouvertes au public ;

  • l’arrêté du 27 décembre 2018 pour la prévention des nuisances lumineuses.

Cette liste n’est pas exhaustive. Des prescriptions particulières peuvent s’appliquer aux établissements de santé, aux écoles, aux équipements sportifs, aux bâtiments historiques, aux sites industriels, aux installations classées ou aux environnements présentant des risques spécifiques.

LA NF EN 12665 : LE VOCABULAIRE COMMUN DE L’ÉCLAIRAGE

La NF EN 12665 définit les termes de base et les critères utilisés pour spécifier les exigences d’éclairage.

Elle constitue une référence transversale pour comprendre les grandeurs photométriques employées dans les autres normes.

Elle aide notamment à distinguer :

  • le flux lumineux, exprimé en lumens ;

  • l’éclairement, exprimé en lux ;

  • l’intensité lumineuse, exprimée en candelas ;

  • la luminance, exprimée en candelas par mètre carré ;

  • l’uniformité ;

  • l’éblouissement ;

  • le rendu des couleurs ;

  • la température de couleur ;

  • l’efficacité lumineuse ;

  • le facteur de maintenance.

La version publiée en mai 2024 est une base importante pour la rédaction des études, des notices et des cahiers des charges.

consulter la présentation officielle de la nf en 12665 >

LA NF EN 12464-1 : LA NORME DE RÉFÉRENCE POUR LES LIEUX DE TRAVAIL INTÉRIEURS

La NF EN 12464-1 est la référence principale pour l’éclairage des lieux de travail intérieurs.

La version française actuellement publiée par l’AFNOR date d’août 2021. Elle concerne les exigences de confort et de performance visuelle nécessaires aux personnes qui travaillent dans des espaces intérieurs.

Son domaine d’application comprend notamment :

  • les bureaux ;

  • les commerces ;

  • les hôtels et restaurants ;

  • les établissements d’enseignement ;

  • les bâtiments de santé ;

  • les ateliers ;

  • les entrepôts ;

  • les espaces d’accueil ;

  • les circulations ;

  • les espaces de réunion ;

  • les locaux techniques ;

  • les postes de travail équipés d’écrans.

La norme ne définit pas seulement un niveau de lux. Elle considère l’environnement visuel dans son ensemble.

consulter la présentation officielle de la nf en 12464-1 >

LES PRINCIPAUX CRITÈRES DE LA NF EN 12464-1

L’ÉCLAIREMENT MOYEN À MAINTENIR

L’éclairement correspond à la quantité de lumière reçue par une surface. Il s’exprime en lux.

La norme définit un éclairement moyen à maintenir pour chaque zone, tâche ou activité. Cette notion est importante : la valeur demandée ne correspond pas seulement à l’installation neuve, mais au niveau qui doit rester disponible pendant la période d’exploitation prévue.

Le projet doit donc intégrer la diminution progressive des performances liée :

  • au vieillissement des sources ;

  • à l’encrassement des luminaires ;

  • à la poussière présente dans le local ;

  • aux conditions de maintenance ;

  • au remplacement éventuel des équipements ;

  • à la dégradation des surfaces du bâtiment.

 

L’UNIFORMITÉ

L’uniformité compare l’éclairement minimal à l’éclairement moyen sur une zone donnée.

Une bonne uniformité évite l’alternance de zones excessivement lumineuses et de zones sombres. Elle améliore le confort visuel, facilite la lecture de l’espace et limite les efforts d’adaptation de l’œil.

Deux installations présentant le même éclairement moyen peuvent donc offrir des qualités très différentes si leur uniformité n’est pas identique.

L’ÉBLOUISSEMENT

L’éblouissement peut être provoqué par une source directement visible, une luminance excessive ou un reflet sur une surface.

Dans les espaces intérieurs, l’éblouissement d’inconfort est généralement évalué par l’indice UGR, ou Unified Glare Rating.

Plus l’UGR est faible, plus la limitation de l’éblouissement est exigeante. La valeur à respecter dépend de l’activité et de la configuration du local.

L’UGR n’est pas une caractéristique absolue du luminaire. Il dépend également :

  • de la position des luminaires ;

  • de la hauteur d’installation ;

  • des dimensions de la pièce ;

  • de la position des observateurs ;

  • des luminances des murs et du plafond ;

  • de l’orientation des postes de travail ;

  • de la distribution photométrique des luminaires.

Un luminaire présenté comme « UGR inférieur à 19 » doit donc être évalué dans les conditions réelles du projet.

comprendre l’ugr et l’éblouissement >

LE RENDU DES COULEURS

L’indice de rendu des couleurs, généralement exprimé par la valeur Ra, indique la capacité d’une source lumineuse à restituer l’apparence des couleurs.

Le niveau attendu dépend de l’activité.

Dans un commerce, un restaurant, un hôtel, une galerie, une agence, un espace de présentation ou un lieu recevant du public, la qualité du spectre lumineux peut avoir une influence directe sur :

  • l’apparence des matériaux ;

  • la perception des produits ;

  • les couleurs de peau ;

  • l’identité visuelle du lieu ;

  • la qualité des photographies ;

  • le confort des utilisateurs.

L’indice Ra ne suffit pas toujours à décrire entièrement la qualité chromatique d’une source. Il peut être utile de consulter également les indices particuliers, notamment R9 pour certains rouges saturés, ainsi que la régularité du spectre.

comprendre l’indice de rendu des couleurs >

LA TEMPÉRATURE DE COULEUR

La température de couleur proximale, exprimée en kelvins, décrit l’apparence plus chaude ou plus froide de la lumière blanche.

Elle ne constitue pas à elle seule un indicateur de qualité.

Le choix dépend notamment :

  • de l’ambiance recherchée ;

  • des matériaux ;

  • de l’apport de lumière naturelle ;

  • de l’identité architecturale ;

  • du type de produit présenté ;

  • des horaires d’utilisation ;

  • de la cohérence entre les différentes zones.

La régularité de la température de couleur entre plusieurs luminaires est également importante. Des écarts visibles peuvent altérer la qualité perçue de l’installation.

LA LUMIÈRE SUR LES MURS ET LES PLAFONDS

L’éclairage ne doit pas être étudié uniquement sur un plan horizontal.

La lumière reçue par les murs, les plafonds et les visages participe à la perception du volume. Des murs trop sombres peuvent donner l’impression d’un espace insuffisamment éclairé, même lorsque le plan de travail reçoit le nombre de lux prévu.

L’éclairage vertical contribue également :

  • à la reconnaissance des visages ;

  • à la communication ;

  • à l’orientation ;

  • à la perception des produits ;

  • à la lecture de l’architecture ;

  • au sentiment de sécurité.

LA MODÉLISATION DES VOLUMES

Une lumière uniquement verticale ou trop diffuse peut aplatir les formes. À l’inverse, un éclairage très directionnel peut produire des ombres dures et masquer certaines informations visuelles.

La bonne combinaison entre lumière diffuse et lumière dirigée permet de restituer les reliefs, les visages, les objets et les matériaux.

LES REFLETS SUR LES ÉCRANS

Dans les bureaux et les espaces équipés d’écrans, l’étude doit tenir compte de la luminance des luminaires et de leur position par rapport aux postes de travail.

L’objectif n’est pas uniquement d’éviter un luminaire directement visible dans l’écran. Il faut également étudier :

  • l’orientation des écrans ;

  • les surfaces vitrées ;

  • la lumière naturelle ;

  • les réflexions sur les bureaux ;

  • la brillance du mobilier ;

  • les scénarios de gradation ;

  • les transformations futures de l’aménagement.

LES VARIATIONS TEMPORELLES DE LA LUMIÈRE

Une source LED peut sembler stable tout en présentant des variations rapides de son flux lumineux.

Ces variations peuvent être liées :

  • à la conception du driver ;

  • à la qualité de l’alimentation ;

  • au niveau de gradation ;

  • au protocole de commande ;

  • à une incompatibilité entre le luminaire et le variateur ;

  • à un signal de modulation mal maîtrisé.

Le scintillement et les effets stroboscopiques peuvent provoquer de l’inconfort et devenir problématiques dans les lieux utilisant des machines tournantes, des caméras ou des prises de vues.

comprendre le scintillement des éclairages led >

LES NIVEAUX D’ÉCLAIREMENT NE DOIVENT PAS ÊTRE UTILISÉS SEULS

Il est tentant de résumer une étude d’éclairage à une liste de valeurs en lux.

Cette approche est insuffisante.

La valeur pertinente dépend :

  • de la tâche visuelle ;

  • de la taille des détails à distinguer ;

  • du contraste ;

  • de la durée de l’activité ;

  • de l’âge des utilisateurs ;

  • de la lumière naturelle ;

  • des matériaux ;

  • du niveau de précision attendu ;

  • des conséquences possibles d’une erreur ;

  • de la capacité d’adaptation du projet.

Une zone de travail ponctuelle peut nécessiter un éclairement supérieur à celui de son environnement immédiat. Cependant, la transition entre les deux zones doit rester cohérente afin d’éviter des contrastes fatigants.

La norme prévoit également que certaines situations peuvent justifier une adaptation du niveau d’éclairement, par exemple lorsque la tâche est particulièrement exigeante ou lorsque les capacités visuelles des utilisateurs doivent être prises en compte.

consulter notre guide des niveaux de lux >

LES MINIMA DU CODE DU TRAVAIL

Le Code du travail fixe des niveaux minimaux d’éclairement pour les lieux de travail.

L’article R.4223-4 indique notamment les valeurs minimales suivantes pendant la présence des travailleurs :

  • 40 lux pour les voies de circulation intérieures ;

  • 60 lux pour les escaliers et les entrepôts ;

  • 120 lux pour les locaux de travail, les vestiaires et les sanitaires ;

  • 200 lux pour les locaux aveugles affectés à un travail permanent ;

  • 10 lux pour les zones et voies de circulation extérieures ;

  • 40 lux pour les espaces extérieurs où sont effectués des travaux permanents.

Ces valeurs sont des minima réglementaires. Elles ne doivent pas être confondues avec les valeurs de conception et les critères plus complets de la NF EN 12464-1.

Un bureau éclairé à seulement 120 lux pourrait, par exemple, respecter le minimum général indiqué dans le Code du travail tout en restant inadapté aux tâches réalisées.

Une étude professionnelle doit donc croiser :

  • les obligations réglementaires ;

  • les recommandations normatives ;

  • l’activité réelle ;

  • le programme architectural ;

  • les exigences du maître d’ouvrage ;

  • les conditions d’exploitation.

consulter l’article r.4223-4 du code du travail >

L’ÉCLAIRAGE ET L’ACCESSIBILITÉ DES ERP

L’éclairage participe directement à l’accessibilité d’un bâtiment.

Une personne malvoyante, âgée ou présentant des difficultés de déplacement doit pouvoir identifier les cheminements, les obstacles, les escaliers, les changements de direction et les équipements d’accueil.

L’arrêté du 20 avril 2017 fixe notamment les niveaux moyens d’éclairement suivants, mesurés au sol ou au niveau de l’équipement concerné :

  • 20 lux sur les cheminements extérieurs accessibles ;

  • 20 lux dans les parcs de stationnement intérieurs et sur leurs circulations piétonnes accessibles ;

  • 200 lux au droit des postes d’accueil ;

  • 100 lux dans les circulations intérieures horizontales ;

  • 150 lux dans chaque escalier et sur les équipements mobiles.

Le texte précise également que :

  • les systèmes temporisés doivent permettre une extinction progressive ;

  • la détection de présence doit couvrir l’ensemble de la zone concernée ;

  • deux zones de détection successives doivent se chevaucher ;

  • l’installation doit éviter l’éblouissement direct ;

  • les reflets gênants sur la signalétique doivent être limités.

L’accessibilité ne se résume toutefois pas à un niveau de lux. Elle dépend aussi :

  • du contraste entre les surfaces ;

  • de la visibilité des nez de marche ;

  • de la continuité des cheminements ;

  • de l’absence d’ombres trompeuses ;

  • de la lisibilité de la signalétique ;

  • de la perception des obstacles ;

  • de la progressivité des changements de lumière.

 

consulter les exigences d’éclairage relatives à l’accessibilité >

LA NF EN 12464-2 POUR LES LIEUX DE TRAVAIL EXTÉRIEURS

La NF EN 12464-2 traite de l’éclairage des lieux de travail extérieurs.

La version française actuellement publiée par l’AFNOR date de novembre 2024.

Elle concerne notamment :

  • les zones de chargement ;

  • les quais ;

  • les chantiers ;

  • les sites industriels ;

  • les zones logistiques ;

  • les espaces de stockage extérieurs ;

  • les stations-service ;

  • certaines circulations professionnelles ;

  • les activités portuaires ou ferroviaires ;

  • les zones de contrôle et de manutention.

Comme la partie consacrée aux espaces intérieurs, elle prend en compte le niveau d’éclairement, l’uniformité, l’éblouissement et les besoins visuels liés à l’activité.

L’étude doit également considérer :

  • les conditions météorologiques ;

  • les surfaces mouillées ;

  • la poussière ;

  • les obstacles ;

  • les déplacements de véhicules ;

  • les risques de collision ;

  • les nuisances lumineuses ;

  • la résistance des luminaires ;

  • les conditions de maintenance.

 

consulter la présentation officielle de la nf en 12464-2 >

L’ÉCLAIRAGE EXTÉRIEUR ET LA PRÉVENTION DES NUISANCES LUMINEUSES

L’éclairage extérieur doit répondre aux besoins des utilisateurs sans envoyer inutilement de lumière vers le ciel, les logements, les espaces naturels ou les zones qui ne doivent pas être éclairées.

L’arrêté du 27 décembre 2018 concerne plusieurs catégories d’installations, notamment :

  • l’éclairage extérieur destiné à la sécurité des déplacements ;

  • la mise en lumière du patrimoine ;

  • les parcs et jardins ;

  • les équipements sportifs extérieurs ;

  • les bâtiments non résidentiels ;

  • les vitrines ;

  • les parcs de stationnement ;

  • les événements extérieurs ;

  • certains chantiers.

Le texte encadre notamment :

  • les horaires d’allumage et d’extinction ;

  • la proportion de lumière dirigée vers le ciel ;

  • la température de couleur ;

  • la densité de flux lumineux installée ;

  • l’éclairage des espaces naturels ;

  • la lumière intrusive ;

  • les incidences sur la faune, la flore et les écosystèmes.

Pour plusieurs installations extérieures, le flux lumineux dirigé vers le haut doit être fortement limité. La température de couleur est généralement limitée à 3 000 K dans les catégories concernées, avec des valeurs plus basses dans certains espaces naturels protégés.

Une bonne étude d’éclairage extérieur doit donc chercher simultanément :

  • la visibilité utile ;

  • la sécurité ;

  • la sobriété énergétique ;

  • la protection du ciel nocturne ;

  • la limitation de la lumière intrusive ;

  • le respect des cycles biologiques ;

  • l’adaptation des horaires ;

  • la réduction du flux en période de faible fréquentation.

 

consulter l’arrêté relatif aux nuisances lumineuses >

LA SÉRIE NF EN 13201 POUR L’ÉCLAIRAGE PUBLIC

La série NF EN 13201 concerne l’éclairage public et routier.

Elle permet notamment :

  • de sélectionner une classe d’éclairage ;

  • de définir les performances attendues ;

  • de calculer les grandeurs photométriques ;

  • d’organiser les mesures sur site ;

  • d’évaluer la performance énergétique.

Le choix d’une classe ne dépend pas uniquement de la largeur d’une voie. Il prend en compte :

  • la vitesse des usagers ;

  • le volume de circulation ;

  • la présence de piétons et de cyclistes ;

  • les zones de conflit ;

  • les intersections ;

  • la complexité de l’environnement ;

  • les risques particuliers ;

  • les besoins de reconnaissance visuelle.

La NF EN 13201-2, publiée en mars 2016, définit les exigences de performance associées aux classes d’éclairage public. Elle traite également de l’éblouissement, de certains aspects environnementaux et des passages piétons.

consulter la présentation officielle de la nf en 13201-2 >

LA NF EN 12193 POUR LES INSTALLATIONS SPORTIVES

La NF EN 12193 concerne l’éclairage artificiel des installations sportives intérieures et extérieures.

Elle définit des critères liés :

  • au niveau d’éclairement ;

  • à l’uniformité ;

  • à l’éblouissement ;

  • au rendu des couleurs ;

  • à la position des luminaires ;

  • aux conditions de contrôle et de mesure.

Les exigences dépendent du sport, du niveau de pratique, de la compétition, de la présence de spectateurs et des conditions de captation vidéo.

Un gymnase utilisé pour l’entraînement n’est pas étudié comme une salle destinée à des compétitions télévisées. L’éclairage doit aussi limiter l’éblouissement des joueurs lorsqu’ils regardent vers le haut ou suivent un objet rapide.

La version française en vigueur publiée par l’AFNOR date de décembre 2018.

consulter la présentation officielle de la nf en 12193 >

LA NF EN 1838 POUR L’ÉCLAIRAGE DE SECOURS

La NF EN 1838 définit les exigences photométriques applicables aux systèmes d’éclairage de secours dans les bâtiments.

Elle traite notamment :

  • de l’éclairage des cheminements d’évacuation ;

  • de l’éclairage d’ambiance ou d’anti-panique ;

  • de l’éclairage des zones présentant des risques particuliers ;

  • de la visibilité de la signalisation de sécurité ;

  • de l’éclairage de remplacement.

L’éclairage de secours doit permettre aux personnes de s’orienter et d’évacuer le bâtiment lorsque l’éclairage normal ne fonctionne plus.

La version française publiée par l’AFNOR en décembre 2024 remplace l’édition précédente.

consulter la présentation officielle de la nf en 1838 >

L’ÉCLAIRAGE DE SÉCURITÉ DANS LES ERP

Dans les établissements recevant du public, les articles EC 7 à EC 15 du règlement de sécurité définissent les principes applicables à l’éclairage de sécurité.

Cet éclairage doit être maintenu en veille pendant l’exploitation de l’établissement et fonctionner en cas de défaillance de l’éclairage normal.

Il assure deux fonctions principales :

  • l’éclairage d’évacuation ;

  • l’éclairage d’ambiance ou d’anti-panique.

La réglementation prévoit notamment une autonomie minimale d’une heure pour la source de sécurité dans le cadre général défini par l’article EC 7.

L’éclairage d’évacuation doit rendre visibles :

  • les cheminements ;

  • les sorties ;

  • les changements de direction ;

  • les obstacles ;

  • les indications de balisage.

Des dispositions particulières peuvent s’appliquer selon le type, la catégorie et l’activité de l’établissement. Le projet doit donc être vérifié au regard du classement ERP complet, et non à partir d’une règle générale isolée.

consulter les articles ec 7 à ec 15 relatifs à l’éclairage de sécurité >

LA NF EN IEC 60598-1 POUR LA SÉCURITÉ DES LUMINAIRES

La NF EN IEC 60598-1 définit les exigences générales de sécurité et les essais applicables aux luminaires électriques.

Elle traite notamment :

  • de la classification des luminaires ;

  • du marquage ;

  • de la construction ;

  • du câblage ;

  • de la mise à la terre ;

  • de la protection contre les chocs électriques ;

  • de la résistance à la poussière et à l’humidité ;

  • des distances d’isolement ;

  • de la résistance mécanique ;

  • de la résistance thermique ;

  • des conditions normales et anormales de fonctionnement.

La version française publiée en décembre 2024 est actuellement indiquée comme étant en vigueur par l’AFNOR.

Cette norme concerne la sécurité du produit. Elle ne garantit pas que le luminaire est adapté à toutes les applications ni qu’il produira un éclairage conforme au projet.

Un luminaire peut être conforme aux exigences de sécurité tout en étant inadapté sur le plan photométrique, esthétique, énergétique ou fonctionnel.

consulter la présentation officielle de la nf en iec 60598-1 >

QUE SIGNIFIENT LES INDICES IP ET IK ?

L’INDICE IP

L’indice IP indique le niveau de protection d’une enveloppe contre la pénétration de corps solides et d’eau.

Il est composé de deux chiffres :

  • le premier concerne les corps solides et la poussière ;

  • le second concerne l’eau.

Le choix doit dépendre de l’environnement réel :

  • poussière ;

  • humidité ;

  • nettoyage ;

  • projections ;

  • pluie ;

  • immersion éventuelle ;

  • exposition aux intempéries.

Un indice plus élevé n’est pas systématiquement préférable. Une enveloppe très étanche peut modifier la dissipation thermique, compliquer la maintenance ou augmenter inutilement le coût du produit.

 

L’INDICE IK

L’indice IK indique le niveau de résistance de l’enveloppe aux impacts mécaniques.

Il peut être déterminant dans :

  • les circulations ;

  • les parkings ;

  • les établissements scolaires ;

  • les équipements sportifs ;

  • les lieux publics ;

  • les zones exposées au vandalisme ;

  • les installations accessibles à faible hauteur.

Les indices IP et IK répondent à des risques différents. Un luminaire peut être très étanche tout en étant peu résistant aux chocs, ou inversement.

LES CLASSES ÉLECTRIQUES DES LUMINAIRES

Les luminaires sont également classés selon leur mode de protection contre les chocs électriques.

 

CLASSE I

Le luminaire comporte une isolation principale et doit être relié à la terre.

 

CLASSE II

Le luminaire dispose d’une double isolation ou d’une isolation renforcée. Il ne nécessite pas de raccordement à la terre dans les conditions prévues par sa conception.

 

CLASSE III

Le luminaire est alimenté en très basse tension de sécurité ou selon le dispositif de très basse tension prévu pour l’application.

Le choix de la classe doit être cohérent avec l’installation électrique, l’environnement, l’accessibilité du luminaire et les prescriptions du fabricant.

LA SÉCURITÉ PHOTOBIOLOGIQUE

Les sources lumineuses produisent un rayonnement optique. Celui-ci doit être évalué afin de prévenir les risques potentiels pour les yeux et la peau dans les conditions d’exposition prévues.

La NF EN 62471 constitue une référence historique pour la sécurité photobiologique des lampes et appareils utilisant des lampes.

La NF EN IEC 62471-7, publiée en mars 2023, concerne plus particulièrement les sources et luminaires émettant principalement un rayonnement visible.

L’évaluation dépend notamment :

  • du spectre de la source ;

  • de la luminance ;

  • de la distance d’observation ;

  • du temps d’exposition ;

  • de la dimension apparente de la source ;

  • de l’usage normal du produit.

Dans les luminaires très directionnels, miniaturisés ou puissants, il peut être nécessaire de vérifier les informations photobiologiques fournies par le fabricant.

consulter la présentation officielle de la nf en iec 62471-7 >

LES DONNÉES PHOTOMÉTRIQUES DES LUMINAIRES

La NF EN 13032-2 encadre la mesure et la présentation des données photométriques des lampes et luminaires utilisés pour l’éclairage des lieux de travail intérieurs et extérieurs.

Pour réaliser une étude fiable, il est nécessaire de disposer de fichiers photométriques correspondant exactement :

  • au luminaire ;

  • à l’optique ;

  • au flux ;

  • à la puissance ;

  • à la température de couleur ;

  • au diffuseur ;

  • aux accessoires ;

  • à la version du produit prescrit.

Les formats IES ou LDT permettent d’intégrer les données du luminaire dans un logiciel de calcul.

Cependant, la présence d’un fichier photométrique ne garantit pas automatiquement sa qualité. Il faut vérifier :

  • la référence exacte ;

  • la date du fichier ;

  • le flux déclaré ;

  • la puissance ;

  • l’orientation photométrique ;

  • la cohérence avec la fiche technique ;

  • l’origine des mesures ;

  • les éventuels accessoires intégrés au test.

consulter la présentation officielle de la nf en 13032-2 >

LA NF C 15-100 ET L’INSTALLATION ÉLECTRIQUE

La NF C 15-100 concerne les installations électriques à basse tension.

La révision publiée en août 2024 adopte une nouvelle organisation en plusieurs parties. La NF C 15-100-1 rassemble les exigences générales.

Elle concerne notamment :

  • la protection des personnes ;

  • la protection contre les chocs électriques ;

  • la protection contre les surintensités ;

  • la protection contre les effets thermiques ;

  • le choix des canalisations ;

  • les dispositifs de commande et de protection ;

  • les vérifications ;

  • la maintenance ;

  • l’efficacité énergétique de l’installation.

Dans un projet d’éclairage, elle intervient dans la conception des circuits, des protections, des alimentations, des commandes et des raccordements.

La conformité électrique de l’installation relève des acteurs compétents chargés de sa conception, de son exécution et de sa vérification.

consulter la présentation officielle de la nf c 15-100-1 >

LE MARQUAGE CE DES LUMINAIRES

Le marquage CE est obligatoire pour les produits couverts par des textes européens qui le prévoient.

Pour un matériel électrique, plusieurs réglementations peuvent être applicables, notamment :

  • la directive basse tension 2014/35/UE ;

  • la directive relative à la compatibilité électromagnétique 2014/30/UE ;

  • la directive RoHS relative à certaines substances dangereuses ;

  • les règlements d’écoconception applicables ;

  • d’autres textes selon les fonctions intégrées au produit.

Le fabricant doit :

  • identifier les textes applicables ;

  • évaluer la conformité du produit ;

  • constituer la documentation technique ;

  • rédiger une déclaration UE de conformité ;

  • apposer le marquage CE.

Le marquage CE n’est pas une marque de qualité, une indication d’origine ou une certification délivrée automatiquement par un organisme indépendant. Il matérialise l’engagement du fabricant quant à la conformité du produit aux exigences réglementaires applicables.

Pour un projet, il est donc pertinent de demander :

  • la déclaration UE de conformité ;

  • les références des normes utilisées ;

  • la fiche technique complète ;

  • les instructions d’installation ;

  • les conditions de maintenance ;

  • les éventuels rapports d’essais nécessaires.

comprendre le marquage ce >

ÉCOCONCEPTION ET ÉTIQUETAGE ÉNERGÉTIQUE

Le règlement européen 2019/2020 établit des exigences d’écoconception applicables aux sources lumineuses et aux appareillages de commande séparés.

Ces exigences concernent notamment :

  • l’efficacité énergétique ;

  • les performances fonctionnelles ;

  • certaines informations produit ;

  • la disponibilité et la remplaçabilité de composants dans les conditions prévues par le règlement ;

  • les exigences applicables aux dispositifs de commande ;

  • certaines caractéristiques temporelles de la lumière.

Depuis septembre 2021, l’étiquette énergétique des sources lumineuses utilise une échelle de A à G.

L’étiquette énergétique propre aux luminaires a été supprimée. Certains produits intégrant une source peuvent cependant être considérés comme des sources lumineuses au sens du règlement et relever alors des obligations correspondantes.

consulter les règles européennes applicables aux sources lumineuses >

COMMENT DÉTERMINER LES TEXTES APPLICABLES À UN PROJET ?

Il n’existe pas une norme unique applicable de la même manière à tous les espaces.

L’identification des exigences doit commencer par une analyse du programme.

IDENTIFIER LA DESTINATION DU LIEU

Il faut déterminer s’il s’agit :

  • d’un lieu de travail ;

  • d’un ERP ;

  • d’un logement ;

  • d’un espace extérieur ;

  • d’une installation sportive ;

  • d’un espace industriel ;

  • d’une voie publique ;

  • d’un établissement de santé ;

  • d’un bâtiment d’enseignement ;

  • d’un site présentant des risques particuliers.

 

IDENTIFIER LES ACTIVITÉS

Un même bâtiment peut contenir des espaces très différents :

  • accueil ;

  • circulation ;

  • poste informatique ;

  • salle de réunion ;

  • zone de vente ;

  • réserve ;

  • atelier ;

  • quai de livraison ;

  • sanitaires ;

  • local technique ;

  • terrasse ;

  • parking.

Chaque zone doit être étudiée selon son usage réel.

IDENTIFIER LES UTILISATEURS

Les besoins peuvent varier selon :

  • l’âge ;

  • la durée de présence ;

  • la mobilité ;

  • les capacités visuelles ;

  • la familiarité avec les lieux ;

  • les exigences de précision ;

  • la présence du public.

 

IDENTIFIER LES RISQUES

Il faut également considérer :

  • les machines ;

  • les déplacements de véhicules ;

  • les marches et changements de niveau ;

  • l’humidité ;

  • la poussière ;

  • les températures extrêmes ;

  • le vandalisme ;

  • les produits chimiques ;

  • les risques d’explosion ;

  • les contraintes de sécurité incendie.

CE QU’UN CCTP D’ÉCLAIRAGE DEVRAIT PRÉCISER

Un CCTP ne devrait pas se limiter à demander « des luminaires LED conformes aux normes en vigueur ».

Cette formule est trop générale pour sécuriser la qualité du projet.

Un cahier des charges précis peut indiquer :

  • la référence des normes applicables ;

  • la version de référence retenue ;

  • les niveaux d’éclairement à maintenir ;

  • les zones de calcul ;

  • l’uniformité minimale ;

  • la limite UGR ;

  • l’indice de rendu des couleurs ;

  • les exigences relatives aux couleurs particulières ;

  • la température de couleur ;

  • la tolérance chromatique ;

  • les niveaux IP et IK ;

  • la classe électrique ;

  • le type de gradation ;

  • le protocole de commande ;

  • la puissance maximale ;

  • l’efficacité minimale ;

  • la durée de vie attendue ;

  • les conditions ambiantes ;

  • le facteur de maintenance ;

  • les fichiers photométriques à fournir ;

  • la déclaration UE de conformité ;

  • les conditions de garantie ;

  • la disponibilité des pièces ;

  • les modalités de réglage et de focusing ;

  • les mesures à réaliser après installation.

 

LE FACTEUR DE MAINTENANCE

Une installation d’éclairage ne conserve pas indéfiniment son flux initial.

Le facteur de maintenance permet d’anticiper les pertes liées :

  • au vieillissement des LED ;

  • à l’encrassement des optiques ;

  • à la poussière présente dans le local ;

  • au vieillissement des surfaces ;

  • aux pannes ;

  • aux conditions thermiques ;

  • à la fréquence de nettoyage ;

  • au plan de remplacement.

Un facteur de maintenance ne doit pas être choisi arbitrairement pour rendre un calcul favorable.

Il doit être justifié par :

  • les caractéristiques des luminaires ;

  • l’environnement ;

  • le programme de maintenance ;

  • la durée d’exploitation ;

  • les données du fabricant ;

  • les conditions réelles d’accès aux équipements.

 

LA VÉRIFICATION APRÈS INSTALLATION

Une étude sur plan ne suffit pas toujours à garantir le résultat final.

Les performances réelles peuvent être modifiées par :

  • une hauteur de plafond différente ;

  • un déplacement des luminaires ;

  • une modification du mobilier ;

  • une couleur de mur différente ;

  • la présence d’éléments techniques ;

  • une optique remplacée ;

  • un mauvais réglage ;

  • une erreur d’adressage ;

  • une valeur de gradation incorrecte ;

  • un luminaire installé dans la mauvaise orientation.

La réception peut donc comprendre :

  • la vérification des références ;

  • le contrôle des implantations ;

  • le contrôle des orientations ;

  • la mesure des éclairements ;

  • la vérification de l’uniformité ;

  • l’observation de l’éblouissement ;

  • le contrôle des scénarios ;

  • la vérification des températures de couleur ;

  • le contrôle de l’éclairage de sécurité ;

  • la remise des documents techniques ;

  • l’établissement d’un relevé des réglages.

 

LE FOCUSING : LE RÉGLAGE FINAL DE L’INSTALLATION

Dans les espaces utilisant des projecteurs orientables, la conformité du matériel et la qualité de l’étude ne suffisent pas.

Le réglage final, ou focusing, détermine :

  • l’orientation de chaque projecteur ;

  • le point visé ;

  • l’ouverture du faisceau ;

  • la netteté des contours ;

  • la hiérarchie lumineuse ;

  • le niveau de gradation ;

  • l’équilibre entre éclairage général et éclairage d’accentuation.

Le focusing est particulièrement important dans :

  • les commerces ;

  • les hôtels ;

  • les restaurants ;

  • les galeries ;

  • les musées ;

  • les halls ;

  • les espaces d’exposition ;

  • les bâtiments patrimoniaux ;

  • les projets résidentiels haut de gamme.

Un mauvais réglage peut produire de l’éblouissement, éclairer des zones inutiles et faire disparaître la composition architecturale imaginée lors de la conception.

découvrir le focusing des luminaires >

COMMENT 8-48 ACCOMPAGNE LES PROJETS

8-48 accompagne les architectes, décorateurs, bureaux d’études, économistes et maîtres d’ouvrage dans la recherche et la prescription de solutions d’éclairage.

L’accompagnement peut comprendre :

  • l’analyse du besoin ;

  • la recherche de luminaires ;

  • la comparaison de solutions ;

  • la vérification des caractéristiques techniques ;

  • la collecte des fichiers photométriques ;

  • l’étude des optiques ;

  • la cohérence des températures de couleur ;

  • l’analyse des systèmes de gradation ;

  • la préparation des dossiers de prescription ;

  • le dialogue avec les fabricants ;

  • la recherche d’alternatives ;

  • le suivi des évolutions de références ;

  • l’accompagnement du réglage final.

La conformité réglementaire définitive doit être validée par les intervenants responsables de la conception, de l’installation et du contrôle. Le rôle de 8-48 est de faciliter la prescription, de rendre les informations comparables et de contribuer à la cohérence lumineuse du projet.

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LES DOCUMENTS À DEMANDER AVANT DE PRESCRIRE UN LUMINAIRE

Selon la nature du projet, le dossier d’un luminaire peut comprendre :

  • la fiche technique ;

  • la notice d’installation ;

  • la déclaration UE de conformité ;

  • le fichier photométrique IES ou LDT ;

  • les courbes photométriques ;

  • les données de flux et de puissance ;

  • l’efficacité lumineuse ;

  • la température de couleur ;

  • l’indice de rendu des couleurs ;

  • les indices particuliers disponibles ;

  • la tolérance chromatique ;

  • les données de durée de vie ;

  • le taux de défaillance ;

  • le facteur de maintien du flux ;

  • les informations sur le driver ;

  • le protocole de gradation ;

  • les indices IP et IK ;

  • la classe électrique ;

  • les données photobiologiques ;

  • les conditions de garantie ;

  • la disponibilité des pièces ;

  • les instructions de maintenance.

Une prescription sérieuse repose sur un ensemble cohérent d’informations, et non sur une photographie ou une puissance annoncée.

LES ERREURS LES PLUS FRÉQUENTES

CONFONDRE LUMENS ET LUX

Les lumens décrivent le flux produit par une source. Les lux décrivent la lumière reçue par une surface.

CHOISIR UNIQUEMENT SELON LA PUISSANCE

Deux luminaires de même puissance peuvent produire des distributions lumineuses très différentes.

CONSIDÉRER L’UGR COMME UNE VALEUR FIXE DU LUMINAIRE

L’UGR dépend de l’installation et du local.

OUBLIER L’ÉCLAIRAGE VERTICAL

Un projet calculé uniquement sur le sol ou le plan de travail peut produire des murs et des visages trop sombres.

UTILISER UNE VALEUR RÉGLEMENTAIRE MINIMALE COMME OBJECTIF DE PROJET

Le minimum réglementaire ne constitue pas nécessairement une qualité d’éclairage suffisante.

NE PAS VÉRIFIER LA VERSION DE LA NORME

Les normes évoluent. Une ancienne référence peut avoir été remplacée.

NE PAS CONTRÔLER LA RÉFÉRENCE PHOTOMÉTRIQUE

Un fichier correspondant à une autre optique ou à un autre flux rend le calcul inutilisable.

NÉGLIGER LE FACTEUR DE MAINTENANCE

Le résultat doit être évalué dans la durée, et pas seulement à la première mise en service.

OUBLIER LE RÉGLAGE FINAL

L’orientation et la gradation des projecteurs font partie du résultat.

QUESTIONS FRÉQUENTES SUR LES NORMES DE L’ÉCLAIRAGE

LA NF EN 12464-1 EST-ELLE OBLIGATOIRE ?

Une norme est généralement d’application volontaire. Elle peut toutefois devenir contractuellement obligatoire lorsqu’elle est citée dans un CCTP, un marché ou un contrat. Elle constitue également une référence technique majeure pour démontrer la qualité d’une étude.

LA NF EN 12464-1 CONCERNE-T-ELLE LES COMMERCES ?

Oui, lorsque les espaces concernés constituent des lieux de travail intérieurs. Les zones de vente, les caisses, les réserves, les circulations et les espaces de préparation doivent être analysés selon leurs activités.

COMBIEN DE LUX FAUT-IL DANS UN BUREAU ?

Le niveau dépend de la tâche et de la zone étudiée. Il ne faut pas appliquer une valeur isolée sans vérifier l’uniformité, l’UGR, les écrans, les murs, les plafonds et la lumière naturelle.

LE NOMBRE DE LUX SUFFIT-IL POUR ÊTRE CONFORME ?

Non. Les exigences portent également sur l’uniformité, l’éblouissement, la qualité des couleurs, la distribution de la lumière, la maintenance et d’autres critères.

QUELLE EST LA DIFFÉRENCE ENTRE ÉCLAIREMENT INITIAL ET ÉCLAIREMENT MAINTENU ?

L’éclairement initial correspond à l’installation neuve. L’éclairement maintenu tient compte de la dégradation prévisible des performances pendant l’exploitation.

QUE SIGNIFIE UGR 19 ?

Il s’agit d’un niveau de limitation de l’éblouissement d’inconfort utilisé dans certaines applications. La valeur réelle dépend du luminaire, de son implantation et du local.

UN LUMINAIRE PEUT-IL ÊTRE CERTIFIÉ UGR 19 ?

La formule est souvent utilisée commercialement, mais l’UGR est normalement calculé pour une installation et une géométrie données. La fiche du luminaire seule ne suffit pas à garantir le résultat dans tous les projets.

LA TEMPÉRATURE DE COULEUR EST-ELLE IMPOSÉE EN INTÉRIEUR ?

Pas de manière identique pour tous les espaces. Le choix dépend de l’usage, du programme, de la cohérence architecturale et des éventuelles prescriptions particulières.

L’IRC RA 80 EST-IL TOUJOURS SUFFISANT ?

Non. Certaines activités, certains produits ou certains matériaux nécessitent une restitution des couleurs plus exigeante.

QUE SIGNIFIE IP44 ?

L’indice décrit un niveau de protection contre les corps solides et l’eau. Il doit être lu selon la norme applicable et comparé aux contraintes réelles du lieu.

UN IP65 PEUT-IL ÊTRE INSTALLÉ PARTOUT ?

Pas automatiquement. Il faut également vérifier la résistance mécanique, la température, la ventilation, la classe électrique, les conditions d’installation et la photométrie.

QUELLE NORME S’APPLIQUE À L’ÉCLAIRAGE EXTÉRIEUR PROFESSIONNEL ?

La NF EN 12464-2 constitue une référence importante pour les lieux de travail extérieurs. D’autres textes s’ajoutent selon le type d’espace.

QUELLE NORME CONCERNE L’ÉCLAIRAGE PUBLIC ?

La série NF EN 13201 traite de la sélection des classes, des performances, des calculs et des mesures de l’éclairage public.

QUELLE NORME CONCERNE LES TERRAINS DE SPORT ?

La NF EN 12193 concerne les installations sportives intérieures et extérieures.

QUELLE NORME CONCERNE L’ÉCLAIRAGE DE SECOURS ?

La NF EN 1838 définit les exigences photométriques. En France, elle doit être croisée avec les réglementations applicables au bâtiment, notamment les règles ERP.

QUELLE EST L’AUTONOMIE DE L’ÉCLAIRAGE DE SÉCURITÉ D’UN ERP ?

Le cadre général de l’article EC 7 prévoit une durée assignée d’au moins une heure. Des dispositions particulières peuvent s’appliquer selon l’établissement.

LE MARQUAGE CE EST-IL UNE CERTIFICATION DE QUALITÉ ?

Non. Il indique l’engagement du fabricant quant à la conformité du produit aux exigences européennes applicables.

QUI EST RESPONSABLE DE LA CONFORMITÉ D’UN PROJET ?

La responsabilité est répartie selon les missions et les contrats entre le maître d’ouvrage, la maîtrise d’œuvre, les bureaux d’études, les fabricants, les entreprises et les organismes de contrôle.

FAUT-IL MESURER LES LUX APRÈS LES TRAVAUX ?

La mesure peut être prévue au marché ou demandée lors de la réception. Elle permet de comparer l’installation réelle aux objectifs du projet.

UNE ÉTUDE D’ÉCLAIRAGE EST-ELLE ENCORE VALABLE SI LE MOBILIER CHANGE ?

Pas nécessairement. Le mobilier, les couleurs, les dimensions et l’orientation des postes peuvent modifier le résultat.

LES NORMES SONT-ELLES GRATUITES ?

La plupart des normes complètes sont protégées et commercialisées par les organismes de normalisation. Les textes réglementaires sont consultables gratuitement sur Légifrance et les sites officiels.

FAUT-IL TOUJOURS UTILISER LA DERNIÈRE VERSION D’UNE NORME ?

La version applicable dépend du projet, de la réglementation, de la date du marché et des références contractuelles. Il faut vérifier ce point avant la rédaction du CCTP.

VERS UN ÉCLAIRAGE CONFORME, CONFORTABLE ET COHÉRENT

Les normes ne doivent pas être perçues comme une simple contrainte administrative.

Elles apportent une base commune pour améliorer :

  • le confort visuel ;

  • la sécurité ;

  • l’accessibilité ;

  • la qualité architecturale ;

  • la performance des tâches ;

  • la maîtrise de l’éblouissement ;

  • la sobriété énergétique ;

  • la maintenance ;

  • la durabilité du projet.

Leur application demande toutefois une lecture attentive. Une valeur extraite d’un tableau ne peut pas remplacer l’analyse du lieu, des utilisateurs, de l’architecture et des usages.

Un bon projet d’éclairage associe les exigences réglementaires, les recommandations normatives, la sélection des luminaires, l’étude photométrique et le réglage final de l’installation.

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