LA PRECISION
DE LA
LUMIERE
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GUIDE DE L’ÉCLAIRAGE — COMPRENDRE, CHOISIR ET PRESCRIRE UN LUMINAIRE
La lumière ne se résume ni à une puissance en watts, ni à un nombre de lumens, ni à une valeur de lux.
Un projet d’éclairage réussi repose sur un équilibre entre quantité de lumière, répartition du flux, confort visuel, rendu des couleurs, intégration architecturale, consommation énergétique, pilotage, maintenance et respect des normes applicables.
Ce Guide de l’éclairage a été conçu par 8-48 pour aider les architectes, architectes d’intérieur, bureaux d’études, économistes, entreprises d’électricité, collectivités et maîtres d’ouvrage à mieux comprendre les caractéristiques d’un luminaire et à sécuriser leurs choix.
Il constitue une page de référence évolutive. Chaque nouvelle notion technique étudiée par 8-48 viendra progressivement enrichir ce guide et sera reliée aux articles correspondants du magazine ZOOM LOOmière.
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COMPRENDRE LA LUMIÈRE AVANT DE CHOISIR UN LUMINAIRE
Une fiche technique rassemble de nombreuses informations : puissance, flux lumineux, température de couleur, IRC, UGR, optique, angle de faisceau, indice IP, indice IK, protocole de variation, durée de vie ou encore fichier photométrique.
Ces données sont utiles, mais elles ne doivent jamais être interprétées séparément.
Un luminaire produisant beaucoup de lumens peut être inefficace si sa lumière est mal dirigée. Un produit annoncé avec un UGR faible peut devenir inconfortable s’il est mal implanté. Une excellente efficacité lumineuse peut également s’accompagner d’une qualité de lumière insuffisante pour l’usage prévu.
La prescription lumière consiste donc à transformer les caractéristiques techniques d’un produit en une réponse adaptée à un lieu, une activité et une intention architecturale.
LE FLUX LUMINEUX ET LES LUMENS
Le flux lumineux représente la quantité totale de lumière visible émise par une source ou un luminaire. Il s’exprime en lumens, dont le symbole est lm.
Les lumens permettent de comparer la quantité globale de lumière produite, mais ne renseignent pas sur la manière dont cette lumière est distribuée dans l’espace.
Deux luminaires de 3 000 lumens peuvent produire des résultats très différents. Un projecteur équipé d’un faisceau étroit concentrera la lumière sur une petite surface, tandis qu’un luminaire diffus répartira le même flux sur une zone plus large.
Il faut également vérifier si la valeur annoncée correspond au flux du module lumineux ou au flux réellement disponible à la sortie du luminaire. Les optiques, diffuseurs, grilles et accessoires peuvent entraîner des pertes.
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LES LUX ET LE NIVEAU D’ÉCLAIREMENT
Le lux mesure la quantité de lumière reçue par une surface. Son symbole est lx.
Un lux correspond à un lumen réparti sur une surface d’un mètre carré.
Le niveau obtenu dépend du flux du luminaire, mais également de sa hauteur d’installation, de son angle de faisceau, de son implantation, des dimensions du local et des propriétés réfléchissantes des murs, du plafond et du sol.
Les lux doivent être étudiés sur la surface réellement concernée : un bureau, un plan de travail, un sol, un rayonnage, une œuvre, un produit exposé ou une zone de circulation.
Une valeur moyenne ne suffit pas toujours. Il faut également analyser l’uniformité, les zones périphériques, les contrastes et les éventuels points de suréclairement.
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LA CANDELA ET L’INTENSITÉ LUMINEUSE
La candela, symbole cd, exprime l’intensité lumineuse émise dans une direction donnée.
Cette donnée est particulièrement importante pour les spots, projecteurs, luminaires d’accentuation et appareils extérieurs. Plus l’intensité est élevée dans l’axe du faisceau, plus le luminaire peut concentrer la lumière sur une zone précise.
La candela complète donc l’information fournie par les lumens. Les lumens indiquent la quantité totale de lumière, tandis que les candelas permettent de comprendre sa concentration dans une direction.
LA LUMINANCE ET LA LUMIÈRE PERÇUE PAR L’ŒIL
La luminance correspond à la lumière émise ou réfléchie par une surface dans une direction donnée. Elle s’exprime en candelas par mètre carré, cd/m².
Elle joue un rôle essentiel dans la perception de la luminosité, des contrastes et de l’éblouissement.
Une surface très lumineuse placée dans le champ de vision peut provoquer un inconfort, même lorsque le niveau de lux mesuré dans la pièce est correct. À l’inverse, un espace peut recevoir suffisamment de lumière tout en paraissant sombre si les murs et le plafond sont peu éclairés.
La maîtrise des luminances permet de créer des espaces plus équilibrés, plus lisibles et plus confortables.
LES WATTS ET LA PUISSANCE ÉLECTRIQUE
Le watt mesure la puissance électrique consommée. Il ne mesure pas directement la quantité de lumière produite.
Deux luminaires consommant la même puissance peuvent avoir des flux, des optiques et des qualités de lumière très différents.
Le remplacement d’un ancien luminaire ne doit donc jamais être effectué uniquement en recherchant une puissance équivalente. Il faut comparer le flux réellement délivré, la distribution photométrique, le niveau d’éclairement obtenu et l’ensemble des performances attendues.
L’EFFICACITÉ LUMINEUSE ET LES LM/W
L’efficacité lumineuse exprime le rapport entre le flux lumineux produit et la puissance électrique consommée. Elle est indiquée en lumens par watt, lm/W.
Une efficacité élevée peut contribuer à réduire la consommation énergétique, mais elle ne suffit pas à définir la qualité d’un luminaire.
Un produit doit également être évalué selon son optique, son confort visuel, son IRC, sa température de couleur, son système de pilotage, sa durée de fonctionnement, sa maintenance et son adaptation au projet.
Il faut aussi vérifier si l’efficacité annoncée concerne la source, le module ou le luminaire complet avec son driver et ses accessoires.
LA PHOTOMÉTRIE D’UN LUMINAIRE
La photométrie décrit la manière dont un luminaire distribue la lumière dans l’espace.
Elle permet de comprendre si la lumière est concentrée, diffuse, symétrique, asymétrique, extensive, intensive, directe ou indirecte.
Une courbe photométrique ne doit pas être considérée comme un document réservé aux bureaux d’études. Elle apporte des informations essentielles pour comparer deux références apparemment similaires.
Une différence d’optique peut modifier la zone éclairée, l’uniformité, l’éblouissement, les contrastes et le nombre de luminaires nécessaires.
LES FICHIERS IES ET LDT
Les fichiers IES et LDT contiennent les données photométriques numériques d’un luminaire.
Ils peuvent être intégrés dans des logiciels d’étude comme DIALux afin de simuler la distribution de la lumière dans un bâtiment ou un espace extérieur.
Ces fichiers permettent notamment de calculer :
le niveau d’éclairement ;
l’uniformité ;
la répartition de la lumière ;
les valeurs UGR dans certaines configurations ;
les niveaux sur les murs, plafonds et surfaces de travail ;
les zones de suréclairement ou d’insuffisance ;
la puissance totale installée.
Un fichier photométrique doit correspondre exactement à la référence étudiée : puissance, température de couleur, optique, diffuseur, accessoire et version du luminaire.
LES OPTIQUES ET LES ANGLES DE FAISCEAU
L’optique contrôle la direction et la répartition de la lumière.
Un faisceau étroit permet de créer un accent précis sur un objet, une table, une œuvre ou un élément architectural. Un faisceau moyen offre davantage de polyvalence. Un faisceau large permet d’éclairer une surface plus importante ou de créer une lumière générale.
L’angle indiqué en degrés ne suffit cependant pas à caractériser entièrement le résultat. Deux optiques affichant le même angle peuvent présenter une intensité centrale, une transition périphérique et une uniformité différentes.
La distance entre le luminaire et la surface éclairée doit également être prise en compte. Plus cette distance augmente, plus le diamètre du faisceau s’élargit et plus l’éclairement diminue.
LES DISTRIBUTIONS SYMÉTRIQUES ET ASYMÉTRIQUES
Une distribution symétrique répartit la lumière de manière similaire autour de l’axe du luminaire. Elle est couramment utilisée pour l’éclairage général, les downlights, certains spots ou les suspensions.
Une distribution asymétrique dirige davantage de lumière dans une direction. Elle peut être utilisée pour éclairer un mur, une façade, un tableau, un rayonnage, une allée, une zone de travail ou une voirie.
Le choix entre distribution symétrique et asymétrique dépend de la géométrie du lieu et de la surface réellement concernée.
WALLWASHER, WALL GRAZING ET ÉCLAIRAGE DES MURS
Le wallwasher est conçu pour répartir la lumière de manière régulière sur une surface verticale. Il permet d’éclairer un mur avec une bonne uniformité et contribue à augmenter la perception de luminosité de l’espace.
Le wall grazing, ou lumière rasante, place le luminaire plus près du mur. Il accentue les reliefs, les irrégularités et les textures. Cette technique peut magnifier la pierre, la brique, le béton ou un enduit structuré, mais elle peut également révéler les défauts d’une surface.
Ces deux approches répondent donc à des intentions architecturales différentes.
LA TEMPÉRATURE DE COULEUR ET LES KELVIN
La température de couleur corrélée, ou CCT, décrit l’apparence générale d’une lumière blanche. Elle s’exprime en kelvins, K.
Une lumière autour de 2 700 K ou 3 000 K possède généralement une apparence chaude. Une lumière autour de 4 000 K paraît plus neutre. D’autres températures peuvent être utilisées selon les applications.
Le choix dépend de l’architecture, des matériaux, de la lumière naturelle, de l’activité, de l’ambiance recherchée et des attentes des utilisateurs.
Une lumière chaude peut valoriser le bois, les textiles, les espaces d’accueil, les hôtels et les restaurants. Une lumière plus neutre peut être adaptée aux bureaux, établissements scolaires, espaces de soins, ateliers ou environnements nécessitant une perception plus fonctionnelle.
Aucune température de couleur n’est universellement meilleure qu’une autre.
L’IRC OU CRI : L’INDICE DE RENDU DES COULEURS
L’IRC, également appelé CRI dans la documentation internationale, évalue la capacité d’une source lumineuse à restituer les couleurs par comparaison avec une source de référence.
Un IRC élevé est particulièrement important dans les commerces, hôtels, restaurants, musées, établissements de santé, espaces d’exposition et projets où les matières occupent une place déterminante.
La valeur générale Ra ne décrit toutefois pas entièrement le comportement spectral d’une source. Certaines teintes peuvent être moins bien restituées malgré un IRC global correct.
Il peut donc être utile d’examiner d’autres informations, notamment l’indice R9 pour les rouges saturés ou des méthodes d’analyse plus détaillées comme TM-30.
LE R9 ET LA RESTITUTION DES ROUGES
Le R9 évalue la restitution d’un rouge saturé. Il n’entre pas dans le calcul de l’IRC général Ra, qui repose traditionnellement sur d’autres échantillons de couleur.
Cette donnée peut être importante pour les commerces alimentaires, la mode, la cosmétique, l’hôtellerie, la restauration, les établissements de santé et tous les projets dans lesquels les teintes de peau, les aliments ou certaines matières doivent être valorisés.
Un IRC élevé ne garantit donc pas automatiquement un excellent R9.
TM-30 ET L’ANALYSE DU RENDU CHROMATIQUE
TM-30 propose une lecture plus détaillée du comportement des couleurs que l’IRC traditionnel.
Cette méthode permet notamment d’analyser la fidélité générale et l’évolution de la saturation des différentes familles de couleurs.
Elle peut être utile dans les musées, commerces, galeries, hôtels, restaurants et projets architecturaux exigeants. Elle ne remplace pas nécessairement l’IRC dans les documents courants, mais constitue un complément pertinent lorsqu’une analyse chromatique approfondie est nécessaire.
SDCM ET ELLIPSES DE MACADAM
Le SDCM permet d’évaluer la cohérence chromatique entre plusieurs sources lumineuses.
Plus la valeur est faible, plus les différences de teinte susceptibles d’être perçues entre plusieurs luminaires sont limitées.
Cette caractéristique est particulièrement importante lorsque plusieurs appareils sont installés côte à côte, dans une ligne lumineuse, une corniche, un plafond, une vitrine ou sur une grande surface uniforme.
Une faible dispersion chromatique contribue à conserver une lumière cohérente dans l’ensemble du projet.
LE SPECTRE LUMINEUX
Deux sources présentant la même température de couleur et le même IRC peuvent posséder des spectres différents.
Le spectre décrit la répartition de l’énergie lumineuse selon les longueurs d’onde visibles. Il influence la perception des couleurs, des matériaux, des teintes de peau et de l’ambiance générale.
Dans les projets les plus exigeants, l’analyse spectrale complète utilement les informations classiques de température de couleur et d’IRC.
LE FLICKER ET LES VARIATIONS TEMPORELLES DE LA LUMIÈRE
Le flicker désigne les fluctuations rapides de l’intensité lumineuse.
Certaines variations sont directement visibles. D’autres apparaissent uniquement lors du déplacement du regard, d’un objet ou à travers une caméra. Elles peuvent également être imperceptibles tout en dégradant le confort de certains utilisateurs.
La qualité du driver, la méthode de variation et la compatibilité entre les différents composants influencent fortement ce phénomène.
Les indicateurs PstLM et SVM sont utilisés pour caractériser certaines variations temporelles de la lumière. La mention « Flicker Free » doit toujours être associée à des données mesurées et à des conditions précises.
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L’UGR ET LA MAÎTRISE DE L’ÉBLOUISSEMENT
L’UGR, ou Unified Glare Rating, est une méthode d’évaluation de l’éblouissement d’inconfort dans les espaces intérieurs.
Plus la valeur calculée est faible, plus le risque d’inconfort est limité dans la configuration étudiée.
L’UGR n’est cependant pas une caractéristique fixe et universelle du luminaire. Le résultat dépend de la pièce, des dimensions, des surfaces, de la position de l’observateur, de son orientation, de l’implantation des appareils et de leur luminance.
Une valeur UGR présentée dans une fiche technique constitue une indication calculée dans des conditions définies. Elle ne remplace pas l’analyse de l’installation réelle.
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GRILLES NID D’ABEILLE, SNOOTS ET ACCESSOIRES DE CONFORT
Une grille nid d’abeille, également appelée honeycomb, limite la vision latérale de la source et réduit certains rayons parasites.
Un snoot place visuellement la source plus profondément dans le luminaire. Une visière protège une direction particulière. Des volets coupe-flux permettent de délimiter la zone éclairée.
Ces accessoires peuvent améliorer le confort et la précision du faisceau, mais ils peuvent également réduire le flux disponible. La photométrie correspondant à la configuration complète doit être utilisée lorsque le fabricant la fournit.
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ÉCLAIRAGE DIRECT, INDIRECT ET MIXTE
L’éclairage direct envoie principalement la lumière vers la surface utile. Il permet d’obtenir une bonne efficacité et un contrôle précis.
L’éclairage indirect dirige la lumière vers un plafond ou un mur, qui devient alors une surface réfléchissante. Il peut améliorer la douceur, l’ambiance et la perception des volumes, mais son résultat dépend fortement de la couleur et du pouvoir réfléchissant des surfaces.
Un luminaire direct-indirect combine ces deux approches. Il peut assurer le niveau nécessaire sur les plans de travail tout en apportant une lumière plus équilibrée dans le volume.
Le choix ne doit pas être seulement esthétique. Il doit tenir compte de la hauteur, de l’architecture, de l’entretien et des performances attendues.
LE CONFORT VISUEL NE SE RÉSUME PAS À L’UGR
Le confort visuel résulte de plusieurs paramètres complémentaires :
le niveau d’éclairement ;
l’uniformité ;
la distribution des luminances ;
la maîtrise des contrastes ;
la limitation de l’éblouissement direct et réfléchi ;
la stabilité de la lumière ;
le rendu des couleurs ;
l’éclairage des murs et du plafond ;
la relation avec la lumière naturelle ;
la position des luminaires par rapport aux utilisateurs et aux écrans.
Un projet confortable ne cherche donc pas uniquement à obtenir une valeur. Il organise la lumière pour accompagner durablement les usages.
LES PRINCIPALES TYPOLOGIES DE LUMINAIRES
Chaque famille de luminaires répond à des fonctions différentes.
Les spots et projecteurs permettent l’accentuation et la mise en valeur. Les downlights assurent généralement un éclairage général discret. Les luminaires linéaires structurent les espaces et les postes de travail. Les suspensions et appliques peuvent associer lumière fonctionnelle et présence décorative.
Les plafonniers, panneaux, hublots et luminaires étanches répondent à des applications tertiaires, résidentielles, techniques ou industrielles. Les bornes, projecteurs extérieurs, encastrés de sol et lampadaires accompagnent les façades, cheminements, jardins et espaces publics.
Les rubans LED, bandeaux LED, strips LED et flex LED permettent d’intégrer la lumière dans l’architecture ou le mobilier.
Un bon projet peut associer plusieurs typologies afin de créer différents niveaux de lecture.
LES RUBANS LED ET LES PROFILÉS ALUMINIUM
Une installation de ruban LED ne se limite pas au choix d’un rouleau.
Il faut définir le flux par mètre, la puissance, la tension, la température de couleur, l’IRC, la densité des points lumineux, la longueur de coupe, la longueur totale, le mode de variation et les conditions d’installation.
Le profilé aluminium participe à l’intégration, à la finition et à la dissipation thermique. Le diffuseur influence l’homogénéité de la ligne et peut réduire le flux disponible.
La chute de tension, les longueurs d’alimentation, la section des câbles et le positionnement des drivers doivent être anticipés. Une solution fiable associe donc le ruban, le profilé, le diffuseur, l’alimentation et les accessoires compatibles.
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LE DRIVER ET L’ALIMENTATION DU LUMINAIRE
Le driver convertit et régule l’énergie électrique nécessaire au fonctionnement de la source lumineuse.
Sa qualité influence la fiabilité, la variation, le flicker, le facteur de puissance, les harmoniques et la durée de fonctionnement de l’ensemble.
Certains modules fonctionnent en courant constant. Les rubans et lignes lumineuses utilisent fréquemment une tension constante, par exemple 24 V. Les caractéristiques du driver doivent correspondre exactement à celles de la source.
Lors d’une prescription ou d’un remplacement, il faut contrôler la plage de fonctionnement, la puissance disponible, le courant ou la tension, la compatibilité avec la variation, les dimensions, les conditions thermiques et l’accessibilité pour la maintenance.
FACTEUR DE PUISSANCE, THD ET COURANT D’APPEL
Le facteur de puissance renseigne sur la manière dont un équipement utilise le réseau électrique.
Le THD caractérise la distorsion harmonique. Le courant d’appel correspond à la pointe de courant pouvant apparaître lors de la mise sous tension.
Ces paramètres sont particulièrement importants lorsque de nombreux drivers sont installés sur un même circuit. Une installation peut présenter une puissance nominale raisonnable tout en nécessitant une attention particulière au dimensionnement des protections et au nombre d’appareils par circuit.
ON/OFF ET VARIATION DE PHASE
Une alimentation ON/OFF permet uniquement l’allumage et l’extinction du luminaire.
La variation par coupure de phase agit sur le signal électrique. Elle est courante dans certains projets résidentiels, hôteliers ou de rénovation.
La compatibilité entre le variateur et le driver doit être contrôlée. Une incompatibilité peut provoquer une plage de variation réduite, des scintillements, des bruits, une extinction imparfaite ou un fonctionnement instable.
La mention « dimmable » ne suffit donc pas : la technologie et les références compatibles doivent être vérifiées.
LA VARIATION 1-10 V
Le système 1-10 V utilise un signal analogique pour faire varier l’intensité lumineuse.
Il reste présent dans de nombreuses installations tertiaires. Il offre une solution relativement simple, mais nécessite un câblage de commande et ne permet pas les mêmes possibilités d’adressage, de retour d’information ou de gestion avancée qu’un protocole numérique.
DALI ET DALI-2
DALI est un protocole numérique dédié au contrôle de l’éclairage.
Il permet d’adresser des équipements, de créer des groupes, de programmer des scènes et d’intégrer l’éclairage dans une stratégie de gestion plus globale.
DALI-2 renforce la certification et l’interopérabilité entre les composants conformes. La présence du logo et l’enregistrement dans la base officielle permettent de contrôler la certification des produits concernés.
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DALI DT8 ET LE CONTRÔLE DES COULEURS
DT8 désigne les fonctions de contrôle de la couleur intégrées dans la partie 209 de la norme IEC 62386.
Cette technologie peut notamment être utilisée pour le Tunable White, le contrôle RGB ou d’autres méthodes de gestion chromatique selon le matériel choisi.
Pour un projet Tunable White, DT8 permet de piloter l’intensité et la température de couleur à travers une logique DALI adaptée.
CASAMBI ET LE PILOTAGE SANS FIL
Casambi utilise une communication sans fil maillée pour piloter des luminaires, interrupteurs, capteurs et scènes lumineuses.
Cette solution peut être particulièrement intéressante en rénovation, dans les commerces, hôtels, restaurants, bâtiments patrimoniaux ou projets où la création de nouveaux câbles de commande est difficile.
La couverture radio, l’emplacement des composants, leur compatibilité et les conditions d’exploitation doivent néanmoins être étudiés dès la conception.
DMX ET LA LUMIÈRE DYNAMIQUE
DMX est largement utilisé pour les applications scéniques, événementielles, muséales et architecturales dynamiques.
Il permet le pilotage rapide de nombreux canaux et convient aux scénarios utilisant des variations de couleur, des effets ou des séquences complexes.
Il ne répond pas à la même logique qu’un système DALI. Le choix dépend de la vitesse, du nombre de canaux, du niveau de programmation et de l’usage du projet.
PUSH DIM ET COMMANDE PAR BOUTON-POUSSOIR
Le Push Dim permet généralement de commander l’allumage, l’extinction et la variation à partir d’un bouton-poussoir.
Cette solution peut être simple à mettre en œuvre dans certains locaux, mais ses possibilités dépendent du driver utilisé. La synchronisation de plusieurs appareils et les longueurs de câblage doivent être contrôlées selon les recommandations du fabricant.
CAPTEURS, DÉTECTION ET APPORT DE LUMIÈRE NATURELLE
Les capteurs de présence, d’absence et de luminosité permettent d’adapter le fonctionnement aux usages réels.
Une détection bien réglée peut réduire les périodes d’allumage inutiles. Une régulation selon la lumière naturelle peut ajuster progressivement le niveau artificiel à proximité des façades ou des verrières.
Le positionnement des capteurs, leur zone de détection, leur temporisation et leur programmation influencent directement le confort. Un système trop sensible ou mal réglé peut devenir gênant pour les utilisateurs.
TUNABLE WHITE ET LUMIÈRE BIODYNAMIQUE
Le Tunable White permet de faire varier la température de couleur d’une lumière blanche.
Cette fonction peut accompagner différents moments de la journée, créer plusieurs ambiances ou adapter un espace à différents usages.
La lumière biodynamique cherche plus largement à faire évoluer l’intensité et le spectre au cours du temps. Elle peut être étudiée dans les bureaux, établissements scolaires, EHPAD, établissements de santé, espaces sensoriels ou lieux fonctionnant avec peu de lumière naturelle.
Ces solutions nécessitent une véritable stratégie de programmation. Faire varier automatiquement la température de couleur sans tenir compte des usages ne garantit pas un bénéfice réel.
LES INDICES DE PROTECTION IP
L’indice IP caractérise le niveau de protection offert par une enveloppe contre la pénétration de corps solides et d’eau.
Le premier chiffre concerne les corps solides. Le second concerne l’eau.
Un indice IP doit être choisi en fonction de l’environnement réel : poussière, humidité, projections, lavage, exposition aux intempéries ou immersion éventuelle.
Un indice élevé n’est pas automatiquement préférable. Il peut augmenter le coût, les contraintes thermiques et la complexité du produit. Le bon indice est celui qui répond aux conditions d’installation.
Il faut également contrôler si l’indice concerne l’ensemble du luminaire, sa face visible après encastrement ou une configuration de montage particulière.
LES INDICES DE RÉSISTANCE IK
L’indice IK caractérise la résistance d’une enveloppe aux impacts mécaniques externes.
Il est particulièrement important dans les écoles, établissements sportifs, circulations, parkings, espaces publics, industries, établissements pénitentiaires et zones exposées au vandalisme ou aux chocs.
L’IK ne renseigne pas sur l’étanchéité. Les indices IP et IK répondent à deux problématiques différentes et doivent être vérifiés séparément.
LES CLASSES ÉLECTRIQUES I, II ET III
Un luminaire de classe I repose sur une protection associant l’isolation et la mise à la terre des parties métalliques accessibles.
Un luminaire de classe II utilise une double isolation ou une isolation renforcée et ne nécessite pas de raccordement à la terre.
Un luminaire de classe III fonctionne sous une très basse tension de sécurité selon les conditions prévues pour cette classe.
La classe électrique doit être compatible avec l’installation, l’environnement et les prescriptions du projet.
DURÉE DE VIE L70, L80 ET L90
Les valeurs L70, L80 ou L90 indiquent le niveau de flux lumineux maintenu après une durée de fonctionnement donnée.
L80 signifie, par exemple, que la source conserve un niveau de flux défini à 80 % de sa valeur initiale dans les conditions de mesure annoncées.
Des indications complémentaires comme B10 peuvent préciser la part d’une population susceptible de se situer sous cette valeur.
Ces données doivent toujours être comparées à durée et température équivalentes. Une valeur L80 annoncée sans nombre d’heures ni conditions thermiques est insuffisante.
DURÉE DE VIE, TAUX DE DÉFAILLANCE ET GARANTIE
La durée de maintien du flux ne doit pas être confondue avec la durée de vie du driver, le taux de défaillance brutal ou la durée de garantie commerciale.
Un luminaire peut continuer à fonctionner tout en produisant moins de lumière. Un driver peut également tomber en panne avant que le module n’atteigne son seuil de maintien du flux.
Une prescription durable examine séparément :
le maintien du flux ;
la fiabilité du module ;
la durée de vie du driver ;
les conditions thermiques ;
la garantie ;
la disponibilité des pièces ;
les possibilités de remplacement et de réparation.
MAINTENANCE, RÉPARABILITÉ ET REMPLAÇABILITÉ
La maintenance doit être pensée dès la conception.
Il faut vérifier l’accessibilité du luminaire, la possibilité de remplacer le driver ou la source, la disponibilité des pièces, le mode d’ouverture et les contraintes de nettoyage.
Les exigences européennes d’écoconception portent notamment sur les sources lumineuses et les appareillages de commande. Selon la conception du produit, la documentation doit préciser leur caractère remplaçable ou justifier techniquement leur non-remplaçabilité.
Un produit durable n’est donc pas seulement efficace. Il doit également pouvoir être entretenu et rester exploitable pendant toute la durée de vie du bâtiment.
ÉCOCONCEPTION ET ÉTIQUETAGE ÉNERGÉTIQUE
Le règlement européen sur l’écoconception établit des exigences applicables aux sources lumineuses et aux appareillages de commande séparés.
L’étiquette énergétique européenne concerne les sources lumineuses relevant de la réglementation. Elle ne doit pas être interprétée automatiquement comme une note globale du luminaire complet.
Pour comparer deux solutions, il faut également examiner la consommation réelle, le flux utile, la durée de fonctionnement, le pilotage, la maintenance, les matériaux, la réparabilité et la durée d’usage prévue.
ÉCLAIRAGE EXTÉRIEUR ET NUISANCES LUMINEUSES
Un éclairage extérieur doit permettre de sécuriser, guider ou mettre en valeur sans éclairer inutilement le ciel, les propriétés voisines ou les espaces naturels.
Le projet doit prendre en compte :
la direction du flux ;
l’orientation réelle des luminaires ;
la température de couleur ;
la puissance installée ;
les horaires de fonctionnement ;
la détection et l’abaissement nocturne ;
la lumière intrusive ;
la biodiversité et les continuités écologiques.
L’arrêté français du 27 décembre 2018 encadre plusieurs catégories d’installations extérieures et fixe notamment des prescriptions concernant les horaires, les flux dirigés vers le ciel, les températures de couleur et les densités de flux installé.
LES PRINCIPALES NORMES DE L’ÉCLAIRAGE
Les normes permettent de définir des méthodes, des exigences et des bonnes pratiques adaptées aux différents usages.
La NF EN 12464-1 concerne l’éclairage des lieux de travail intérieurs. Sa version publiée en août 2021 traite du confort et de la performance visuelle, notamment à travers l’éclairement, l’uniformité, l’éblouissement, le rendu des couleurs et l’environnement lumineux.
La NF EN 12464-2 concerne les lieux de travail extérieurs. Une nouvelle version a été publiée en novembre 2024.
La NF EN 1838 concerne les prescriptions photométriques de l’éclairage de secours pour les bâtiments. Sa version actuelle a été publiée en décembre 2024.
La série NF EN 13201 est utilisée pour l’étude de l’éclairage public et la sélection des classes d’éclairage.
D’autres références concernent les installations électriques, l’accessibilité, les établissements recevant du public, les blocs autonomes d’éclairage de sécurité, les produits et les performances photométriques.
Une norme est généralement d’application volontaire, sauf lorsqu’un texte réglementaire la rend obligatoire ou lorsqu’elle devient une exigence contractuelle du projet. La réglementation applicable et le CCTP doivent donc être analysés parallèlement.
Ce guide propose une lecture pédagogique. Il ne remplace ni le texte officiel des normes, ni l’étude détaillée du projet.
consulter les normes de l’éclairage >
LA NORME EN 12464-1 NE SE RÉSUME PAS À UN TABLEAU DE LUX
La norme EN 12464-1 est fréquemment associée à des niveaux d’éclairement à atteindre dans les bureaux, écoles, commerces, établissements de santé ou ateliers.
Sa logique est pourtant plus complète.
Elle prend en compte l’éclairement maintenu, l’uniformité, l’éblouissement, le rendu des couleurs, l’éclairage de la zone de travail, l’environnement immédiat, les murs, le plafond et d’autres éléments contribuant à la qualité de l’environnement lumineux.
Atteindre une valeur de lux au centre d’une pièce ne suffit donc pas à démontrer la qualité ni la conformité globale d’une installation.
L’ÉTUDE PHOTOMÉTRIQUE
Une étude photométrique permet de confronter les caractéristiques du luminaire à la réalité du bâtiment.
Elle prend en compte les dimensions, les hauteurs, les couleurs des surfaces, l’implantation, le mobilier, les zones de travail, les obstacles, les orientations et les fichiers photométriques des produits.
Elle permet de vérifier les niveaux, l’uniformité, les contrastes, l’UGR, l’éclairage des surfaces verticales et la puissance installée.
L’étude ne remplace pas la conception lumière. Elle constitue un outil de vérification et d’aide à la décision au service de l’intention architecturale.
COMMENT LIRE UNE FICHE TECHNIQUE DE LUMINAIRE ?
Une fiche technique professionnelle doit être lue dans son ensemble.
Il convient notamment de contrôler :
la référence exacte ;
la puissance totale consommée ;
le flux du luminaire ;
l’efficacité lumineuse ;
la température de couleur ;
l’IRC et, si nécessaire, le R9 ;
le SDCM ;
l’optique et l’angle de faisceau ;
la courbe photométrique ;
l’UGR ou les tableaux disponibles ;
les indices IP et IK ;
la classe électrique ;
le driver ;
le protocole de variation ;
les accessoires nécessaires ;
les dimensions et découpes ;
les conditions de montage ;
le maintien du flux ;
la garantie ;
les certifications et documents disponibles.
La cohérence de tous ces éléments est plus importante qu’une seule valeur présentée comme argument principal.
COMMENT COMPARER DEUX LUMINAIRES ?
Deux luminaires ne sont pas équivalents parce qu’ils possèdent la même puissance ou le même flux.
La comparaison doit porter sur la fonction, les dimensions, le mode d’installation, la photométrie, l’optique, la température de couleur, l’IRC, l’UGR, les indices de protection, la variation, le driver, les accessoires, la maintenance et le prix global de la solution.
Il faut également vérifier les performances après ajout des diffuseurs, grilles, adaptateurs, kits de suspension ou équipements complémentaires.
Une variante sérieuse doit préserver les résultats attendus du projet et pas seulement ressembler au produit prescrit.
LA MENTION « OU ÉQUIVALENT » DANS UN CCTP
La mention « ou équivalent » autorise la proposition d’une autre solution, mais elle ne supprime pas les exigences techniques, esthétiques et fonctionnelles de la prescription.
L’équivalence doit être démontrée à partir de critères objectifs.
La nouvelle référence doit être analysée en tenant compte des performances photométriques, de la qualité de lumière, des dimensions, de la finition, de l’installation, du pilotage, de la maintenance et de tous les accessoires nécessaires.
La décision finale appartient au maître d’œuvre ou au bureau d’études chargé de valider la solution.
LE FOCUSING ET LE RÉGLAGE FINAL DES LUMINAIRES
Le focusing correspond au réglage final des luminaires orientables après leur installation.
Cette intervention permet de diriger précisément les faisceaux, corriger les orientations, équilibrer les intensités, limiter l’éblouissement et adapter le résultat à l’architecture réellement construite.
Il est particulièrement important dans les commerces, hôtels, restaurants, musées, galeries, bâtiments patrimoniaux et espaces utilisant des projecteurs sur rail.
Un projet peut avoir été correctement étudié et prescrit tout en restant visuellement inabouti si cette étape finale n’est pas réalisée.
découvrir le service de focusing et de réglage des luminaires >
LA MÉTHODE 8-48 POUR CHOISIR ET PRESCRIRE UN LUMINAIRE
La démarche commence par l’analyse du lieu, des usages et des attentes des utilisateurs.
Les objectifs lumineux sont ensuite définis : éclairer, guider, mettre en valeur, rassurer, faciliter le travail, créer une ambiance ou révéler l’architecture.
Les performances nécessaires sont établies avant la sélection des produits : flux, optique, température de couleur, IRC, confort visuel, protection, variation, maintenance et budget.
Les luminaires sont alors recherchés auprès de fabricants spécialisés et comparés sur une base cohérente.
Lorsque le projet le nécessite, une étude photométrique vérifie les résultats. La prescription est ensuite complétée par les accessoires, drivers, systèmes de pilotage et conditions de mise en œuvre.
Enfin, le contrôle de l’installation et le focusing permettent de rapprocher le résultat final de l’intention initiale.
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LE CENTRE DE RECHERCHE DE LUMINAIRES 8-48
Une référence peut être arrêtée, introuvable, trop coûteuse, indisponible ou inadaptée au projet.
Le Centre de Recherche de Luminaires 8-48 accompagne les architectes, bureaux d’études, économistes, électriciens et maîtres d’ouvrage dans différentes situations :
recherche à partir d’une référence ;
identification à partir d’une photographie ;
recherche d’une fiche technique ;
remplacement d’un luminaire arrêté ;
recherche d’un produit similaire ;
recherche d’un luminaire équivalent ;
étude d’une variante ;
recherche d’un produit de substitution ;
analyse de CCTP, DCE ou DPGF.
La recherche peut être réalisée à partir des informations disponibles, même lorsqu’elles sont incomplètes.
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GLOSSAIRE DE L’ÉCLAIRAGE
CCT : température de couleur corrélée, exprimée en kelvins.
Candela : unité d’intensité lumineuse dans une direction donnée.
CRI : appellation anglaise de l’indice de rendu des couleurs.
DALI : protocole numérique de commande et de gestion de l’éclairage.
DALI-2 : système de certification renforçant notamment l’interopérabilité des composants.
DMX : protocole couramment utilisé pour la lumière dynamique et scénique.
Driver : équipement électronique alimentant et régulant une source lumineuse.
DT8 : type de dispositif DALI permettant différentes fonctions de contrôle de couleur.
Efficacité lumineuse : rapport entre le flux lumineux et la puissance consommée, exprimé en lm/W.
Faisceau : zone dans laquelle un luminaire dirige principalement sa lumière.
Flicker : fluctuation temporelle de l’intensité lumineuse.
Flux lumineux : quantité totale de lumière visible émise, exprimée en lumens.
IES et LDT : formats de fichiers contenant les données photométriques d’un luminaire.
IK : indice de résistance aux impacts mécaniques.
IP : indice de protection contre la pénétration de corps solides et d’eau.
IRC : indice de rendu des couleurs.
L70, L80, L90 : niveaux de maintien du flux lumineux après une durée annoncée.
Lumen : unité du flux lumineux.
Luminance : lumière émise ou réfléchie par une surface dans une direction donnée.
Lux : unité de l’éclairement reçu par une surface.
PstLM et SVM : indicateurs associés à certaines modulations temporelles de la lumière.
R9 : indice complémentaire concernant la restitution d’un rouge saturé.
SDCM : indicateur de cohérence chromatique entre plusieurs sources.
Tunable White : variation de la température de couleur d’une lumière blanche.
UGR : méthode d’évaluation de l’éblouissement d’inconfort dans certaines installations intérieures.
ULR : proportion de flux lumineux émise vers l’hémisphère supérieur.
Wall grazing : éclairage rasant destiné à accentuer la texture d’une surface.
Wallwasher : optique destinée à éclairer une surface verticale de manière régulière.
Ce glossaire sera enrichi à chaque nouvelle notion étudiée par 8-48.
QUESTIONS FRÉQUENTES SUR L’ÉCLAIRAGE
Quelle différence existe-t-il entre lumens et lux ?
Les lumens mesurent la quantité totale de lumière émise. Les lux mesurent la quantité de lumière réellement reçue par une surface.
Les watts indiquent-ils la puissance lumineuse ?
Non. Les watts mesurent la puissance électrique consommée. Ils ne permettent pas, à eux seuls, de connaître la quantité ni la distribution de la lumière.
Combien de lux faut-il dans une pièce ?
Le niveau dépend de l’activité, de la zone à éclairer, des utilisateurs et des normes applicables. Une valeur générique ne remplace pas l’analyse du projet.
Qu’est-ce que la candela ?
La candela mesure l’intensité lumineuse dans une direction donnée. Elle est particulièrement utile pour caractériser les spots et projecteurs.
Qu’est-ce que la luminance ?
La luminance décrit la lumière émise ou réfléchie par une surface vers l’observateur. Elle influence directement la perception et l’éblouissement.
Quel angle de faisceau choisir ?
Un faisceau étroit convient à l’accentuation précise. Un faisceau large éclaire une surface plus importante. Le choix dépend de la distance, de la zone et de l’effet recherché.
Qu’est-ce que l’UGR ?
L’UGR est une méthode d’évaluation de l’éblouissement d’inconfort dans un espace intérieur.
Un luminaire possède-t-il un UGR fixe ?
Non. Le résultat dépend du luminaire, mais aussi de la pièce, de son implantation, des surfaces et de la position de l’observateur.
Que signifie UGR inférieur ou égal à 19 ?
Cette valeur est couramment recherchée pour certaines activités de bureau et de travail sur écran. Elle doit être vérifiée dans la configuration réelle du projet.
Quelle température de couleur choisir ?
Le choix dépend de l’architecture, des matériaux, de la lumière naturelle, de l’usage et de l’ambiance recherchée.
Quelle différence existe-t-il entre 3 000 K et 4 000 K ?
Une lumière de 3 000 K paraît généralement plus chaude. Une lumière de 4 000 K paraît plus neutre. La perception dépend également du spectre et de l’environnement.
Quel IRC choisir ?
Un IRC de 80 peut convenir à de nombreuses applications courantes. Un IRC de 90 ou plus peut être recherché lorsque la fidélité des couleurs et des matériaux est importante.
Un IRC élevé garantit-il une lumière parfaite ?
Non. Il faut également examiner le spectre, le R9, la température de couleur, le flicker, l’optique et le confort visuel.
Que signifie SDCM ?
Le SDCM caractérise la cohérence de couleur entre plusieurs sources. Une valeur plus faible correspond à une dispersion chromatique plus limitée.
Qu’est-ce que le flicker ?
Le flicker correspond aux variations rapides de l’intensité lumineuse, visibles ou non, pouvant être liées au driver ou au système de variation.
À quoi servent les fichiers IES et LDT ?
Ils permettent d’utiliser la photométrie d’un luminaire dans un logiciel d’étude et de simuler le résultat dans un projet.
Quelle différence existe-t-il entre DALI et DALI-2 ?
DALI désigne le protocole numérique. DALI-2 s’appuie sur une certification plus développée destinée à améliorer l’interopérabilité des composants concernés.
Qu’est-ce que DALI DT8 ?
DT8 permet de contrôler certaines fonctions de couleur, notamment le Tunable White, au moyen d’un équipement DALI compatible.
Casambi nécessite-t-il un câblage de commande ?
Casambi utilise une communication sans fil maillée. L’alimentation électrique des équipements reste nécessaire, mais la commande peut être organisée sans bus filaire dédié selon la configuration.
Quelle différence existe-t-il entre IP et IK ?
L’IP concerne la protection contre les corps solides et l’eau. L’IK concerne la résistance aux impacts mécaniques.
Que signifient les classes I, II et III ?
Elles décrivent différentes méthodes de protection électrique : mise à la terre, double isolation ou très basse tension de sécurité.
Que signifie L80B10 ?
Cette indication associe un niveau de maintien du flux à une part de population définie, après une durée et dans des conditions annoncées par le fabricant.
La garantie correspond-elle à la durée de vie ?
Non. La garantie commerciale, le maintien du flux, la durée de vie du driver et le taux de défaillance sont des données différentes.
Un luminaire doit-il être réparable ?
La réparabilité et la disponibilité des composants sont essentielles pour limiter le remplacement complet. Les obligations exactes dépendent toutefois de la catégorie et de la conception du produit.
La norme EN 12464-1 est-elle obligatoire ?
Les normes sont généralement volontaires, sauf lorsqu’elles sont rendues obligatoires par la réglementation ou intégrées contractuellement au projet. La norme peut également constituer une référence reconnue pour définir la qualité attendue.
La norme EN 12464-1 concerne-t-elle uniquement les lux ?
Non. Elle traite plus largement de la qualité de l’environnement lumineux, du confort et de la performance visuelle.
Une étude photométrique est-elle toujours nécessaire ?
Elle est particulièrement recommandée lorsque les niveaux, l’uniformité, l’UGR, la puissance installée ou la conformité du résultat doivent être vérifiés.
Comment remplacer un luminaire arrêté ?
Il faut analyser ses dimensions, sa photométrie, son flux, son optique, son installation, sa qualité de lumière, son pilotage et ses accessoires avant de rechercher une solution compatible.
Comment vérifier un luminaire équivalent ?
L’équivalence doit être démontrée par une comparaison technique, photométrique, esthétique, fonctionnelle et économique complète.
À quoi sert le focusing ?
Le focusing permet d’orienter et de régler les luminaires après leur installation afin d’obtenir le résultat visuel prévu.
Ce Guide de l’éclairage remplace-t-il l’intervention d’un professionnel ?
Non. Il permet de mieux comprendre les notions essentielles, mais chaque projet doit être analysé selon son architecture, ses usages, sa réglementation et ses contraintes particulières.
EN SAVOIR PLUS
Retrouvez les articles de ZOOM LOOmière consacrés aux lumens, aux lux, à l’IRC, à l’UGR, au flicker, aux optiques, aux normes, aux systèmes de pilotage et aux innovations qui transforment l’éclairage architectural.
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