Comprendre les lumens et le flux lumineux : bien comparer les luminaires
- Christophe THIEBAUD

- il y a 3 jours
- 14 min de lecture

Les lumens apparaissent sur presque toutes les fiches techniques de luminaires, d’ampoules et de lampes. Ils indiquent la quantité totale de lumière visible produite, mais ne permettent pas, à eux seuls, de savoir si un luminaire éclairera correctement une pièce, un bureau, une façade ou un objet.
Deux luminaires annonçant le même flux lumineux peuvent produire des résultats très différents. L’un peut diffuser largement la lumière, tandis que l’autre la concentre dans un faisceau étroit. L’un peut offrir une lumière confortable et homogène, tandis que l’autre provoque des contrastes importants ou de l’éblouissement.
Pour comparer correctement des luminaires, il faut comprendre ce que mesure le lumen, identifier le flux réellement disponible et examiner la manière dont la lumière est distribuée.
Qu’est-ce que le flux lumineux ?
Le flux lumineux représente la quantité totale de lumière visible émise par une source ou un luminaire. Il est exprimé en lumens, dont le symbole est lm.
La Commission internationale de l’éclairage définit le flux lumineux comme une grandeur photométrique tenant compte de la sensibilité de la vision humaine aux différentes longueurs d’onde.
Toutes les radiations visibles ne sont pas perçues avec la même sensibilité. À puissance énergétique identique, certaines longueurs d’onde apparaissent plus lumineuses que d’autres pour l’œil humain. Le calcul du flux lumineux prend en compte cette sensibilité visuelle.
Le lumen ne mesure donc pas simplement une énergie rayonnée. Il exprime une quantité de lumière évaluée selon la réponse de la vision humaine dans des conditions définies.
Que signifie le nombre de lumens d’un luminaire ?
Le nombre de lumens indique la quantité totale de lumière visible sortant du luminaire lorsque la valeur communiquée correspond bien au flux du luminaire complet.
À titre d’exemple, un luminaire annoncé à 3 000 lm émet davantage de lumière totale qu’un luminaire annoncé à 1 500 lm, si les valeurs ont été mesurées dans des conditions comparables.
Cette comparaison ne permet cependant pas de déterminer :
la surface réellement éclairée ;
le niveau de lux obtenu ;
l’ouverture du faisceau ;
l’intensité au centre du faisceau ;
l’uniformité ;
l’éblouissement ;
le rendu des couleurs ;
la qualité globale de la lumière.
Le flux lumineux constitue donc une donnée fondamentale, mais jamais une description complète du comportement d’un luminaire.
Quelle différence existe-t-il entre les watts et les lumens ?
Les watts mesurent la puissance électrique consommée. Les lumens mesurent la quantité de lumière visible produite.
Avec les anciennes lampes à incandescence, les consommateurs associaient facilement une puissance à une sensation de luminosité. Une lampe de 100 W produisait généralement plus de lumière qu’une lampe de 40 W utilisant la même technologie.
Cette comparaison n’est plus suffisante avec les luminaires LED. Deux produits consommant 20 W peuvent présenter des flux très différents selon :
l’efficacité des modules LED ;
la température de couleur ;
l’indice de rendu des couleurs ;
la qualité de l’alimentation ;
la température de fonctionnement ;
les pertes optiques ;
la conception thermique du luminaire.
Pour évaluer la quantité de lumière, il faut donc lire les lumens. Pour évaluer la consommation, il faut lire les watts.
Le flux du module LED et le flux du luminaire
Une fiche technique peut présenter plusieurs valeurs de flux. Il est essentiel de vérifier à quoi chacune correspond.
Le flux du module LED représente la lumière produite par les composants lumineux avant les pertes provoquées par le luminaire complet.
Le flux sortant du luminaire correspond à la lumière effectivement disponible après son passage à travers :
les lentilles ;
les réflecteurs ;
les diffuseurs ;
les verres ;
les grilles ;
les accessoires optiques ;
les éléments de protection.
Pour comparer deux luminaires, il faut privilégier le flux sortant du produit complet.
Un fabricant annonçant uniquement le flux théorique des sources peut présenter une valeur supérieure à la lumière réellement émise par le luminaire installé.
Pourquoi le luminaire produit-il moins de lumens que le module LED ?
Une partie de la lumière peut être absorbée ou réfléchie à l’intérieur du luminaire.
Un diffuseur opale améliore l’homogénéité et réduit la visibilité directe des points LED, mais il absorbe une partie du flux. Une grille de défilement peut améliorer le confort visuel tout en diminuant également la lumière sortante.
Ces pertes ne représentent pas nécessairement un défaut. Elles peuvent être la conséquence d’un choix technique destiné à obtenir :
une lumière plus homogène ;
un meilleur contrôle de l’éblouissement ;
une distribution précise ;
une protection mécanique ;
une étanchéité ;
une esthétique particulière.
Le bon luminaire n’est pas toujours celui qui conserve le plus grand nombre de lumens. C’est celui qui utilise correctement son flux pour répondre au projet.
Qu’est-ce que le rendement optique d’un luminaire ?
Le rendement optique correspond au rapport entre la lumière entrant dans le système optique et celle qui en ressort.
Il dépend notamment :
de la transparence du diffuseur ;
de la qualité des réflecteurs ;
de la géométrie des lentilles ;
de la présence d’accessoires ;
de l’accumulation éventuelle de poussière ;
du vieillissement des matériaux.
Un excellent rendement optique peut contribuer à une bonne efficacité énergétique. Il ne garantit cependant ni le confort visuel ni une répartition adaptée.
Une optique doit avant tout diriger la lumière vers les surfaces utiles avec le niveau de contrôle attendu.
Quelle différence existe-t-il entre les lumens et les lux ?
Les lumens mesurent la quantité totale de lumière émise. Les lux mesurent la quantité de lumière reçue par une surface.
Un lux correspond à un lumen réparti uniformément sur un mètre carré.
Ainsi, un flux de 1 000 lm réparti théoriquement et uniformément sur 10 m² produirait une moyenne de 100 lx. Dans une installation réelle, le résultat dépend de nombreux paramètres :
la distance entre le luminaire et la surface ;
l’angle du faisceau ;
la direction de la lumière ;
les dimensions du local ;
les réflexions sur les murs et le plafond ;
les obstacles ;
les pertes liées à l’installation.
Un nombre de lumens ne permet donc pas de connaître directement les lux obtenus sur un plan de travail.
Pourquoi deux luminaires de même flux n’éclairent-ils pas de la même manière ?
Prenons deux luminaires produisant chacun 2 000 lm.
Le premier possède un faisceau étroit. Il concentre une grande partie de son flux sur une petite surface et produit une intensité importante au centre.
Le second possède une diffusion très large. Il couvre une surface plus importante, mais produit un niveau d’éclairement plus faible en chaque point.
Leur quantité totale de lumière est identique, mais leurs effets sont différents.
La comparaison doit donc associer le flux lumineux à :
la courbe photométrique ;
l’angle du faisceau ;
l’intensité lumineuse ;
la hauteur d’installation ;
la distance jusqu’à la surface ;
la position des luminaires.
Le rôle de la photométrie
La photométrie décrit la manière dont le flux lumineux est distribué dans l’espace.
Elle peut être représentée par une courbe photométrique et transmise sous la forme d’un fichier IES ou LDT. Ces fichiers permettent d’intégrer le luminaire dans un logiciel de calcul.
Une étude photométrique permet notamment d’évaluer :
les niveaux de lux ;
l’uniformité ;
les zones d’ombre ;
les contrastes ;
l’espacement entre les luminaires ;
certains risques d’éblouissement ;
la quantité de lumière atteignant réellement la zone utile.
Deux luminaires de même flux doivent donc être comparés à partir de leurs données photométriques et pas seulement à partir de leur nombre de lumens.
L’angle du faisceau
L’angle du faisceau indique l’ouverture principale de la lumière émise par un luminaire directionnel.
Un faisceau étroit concentre les lumens sur une petite zone. Il convient notamment à l’éclairage d’accentuation, aux objets, aux détails architecturaux et aux installations de grande hauteur.
Un faisceau large répartit les lumens sur une surface plus importante. Il peut convenir à l’éclairage général ou à des installations de faible hauteur.
Le choix dépend :
de la surface à éclairer ;
de la distance ;
de l’effet recherché ;
de l’espacement entre les luminaires ;
du contraste souhaité ;
de la photométrie réelle du produit.
Un nombre élevé de lumens associé à un mauvais angle peut produire un résultat moins efficace qu’un flux inférieur correctement distribué.
Que sont les lumens utiles ?
L’expression « lumens utiles » est fréquemment employée pour parler de la partie du flux réellement dirigée vers la zone à éclairer.
Cette expression doit être utilisée avec précaution, car elle ne constitue pas toujours une grandeur présentée de manière identique par tous les fabricants.
Dans un projet, l’objectif n’est pas seulement de produire beaucoup de lumens. Il consiste à envoyer suffisamment de lumière là où elle est nécessaire.
Une partie du flux peut être perdue :
en dehors de la zone utile ;
derrière un obstacle ;
dans une cavité ;
sur une surface très sombre ;
dans une direction non souhaitée.
La photométrie et l’étude d’éclairage permettent de vérifier l’utilisation réelle du flux.
Qu’est-ce que l’efficacité lumineuse ?
L’efficacité lumineuse d’une source ou d’un luminaire exprime le rapport entre le flux lumineux produit et la puissance consommée.
Elle est exprimée en lumens par watt, notés lm/W.
La formule est la suivante :
Efficacité lumineuse = flux lumineux ÷ puissance électrique
Un luminaire produisant 4 000 lm pour une puissance de 40 W présente une efficacité de 100 lm/W.
Un autre produit générant 4 000 lm pour 25 W atteint 160 lm/W. Il consomme donc moins d’électricité pour produire le même flux total.
Le luminaire le plus efficace est-il toujours le meilleur ?
Non. Une efficacité lumineuse élevée constitue un avantage énergétique, mais elle ne garantit pas la qualité globale du luminaire.
L’efficacité peut être influencée par :
la température de couleur ;
l’indice de rendu des couleurs ;
le spectre lumineux ;
le diffuseur ;
la protection contre l’éblouissement ;
l’optique ;
la température de fonctionnement.
Un luminaire offrant un IRC supérieur à 90 peut présenter une efficacité légèrement inférieure à celle d’un produit conçu uniquement pour maximiser les lm/W.
Une grille destinée à réduire l’éblouissement peut également diminuer le flux sortant. Cette perte peut être justifiée si elle améliore fortement le confort visuel.
Le choix doit donc équilibrer efficacité énergétique, photométrie, rendu des couleurs, confort et usage.
L’influence de la température de couleur
La température de couleur peut influencer le flux annoncé et l’efficacité lumineuse.
Dans une même famille de luminaires, la version 4 000 K peut parfois produire légèrement plus de lumens que la version 3 000 K. Cette différence dépend des modules LED et de leur composition spectrale.
Il faut donc comparer des versions identiques concernant :
la température de couleur ;
l’IRC ;
la puissance ;
l’optique ;
le driver ;
les accessoires.
Comparer une version 4 000 K avec IRC 80 à une version 3 000 K avec IRC 90 peut conduire à une conclusion trompeuse sur les performances du produit.
L’influence de l’indice de rendu des couleurs
Un indice de rendu des couleurs élevé peut entraîner une légère diminution de l’efficacité lumineuse.
Cette différence s’explique par la recherche d’un spectre lumineux permettant de mieux restituer certaines couleurs. La lumière ne doit donc pas être évaluée uniquement à partir de sa quantité.
Dans un commerce, un musée, un hôtel, un restaurant ou un projet architectural, un flux légèrement inférieur avec un excellent rendu des couleurs peut être plus pertinent qu’un nombre élevé de lumens produisant une lumière moins qualitative.
La prescription doit déterminer le niveau de qualité chromatique nécessaire avant de comparer les flux.
Le flux lumineux initial
Le flux initial correspond à la quantité de lumière produite au début de la période de fonctionnement considérée, selon les conditions précisées par le fabricant.
Cette valeur sert généralement de référence pour exprimer la diminution du flux dans le temps.
Elle doit être interprétée avec les conditions de mesure :
température ambiante ;
stabilisation du luminaire ;
tension d’alimentation ;
puissance réelle ;
configuration optique ;
température de couleur ;
indice de rendu des couleurs.
Une comparaison fiable nécessite des conditions et des méthodes équivalentes.
Pourquoi le flux diminue-t-il avec le temps ?
Les sources LED ne s’éteignent pas nécessairement brutalement en fin de vie. Leur flux peut diminuer progressivement.
Cette dépréciation dépend notamment :
de la température de fonctionnement ;
du courant d’alimentation ;
de la qualité des composants ;
de la gestion thermique ;
du nombre d’heures d’utilisation ;
des conditions ambiantes ;
du vieillissement des matériaux optiques.
Un luminaire mal refroidi peut perdre plus rapidement une partie de son flux, même si son efficacité initiale paraît intéressante.
La conception thermique constitue donc un élément essentiel de la performance durable.
Que signifient L70, L80 et L90 ?
Les valeurs L70, L80 ou L90 indiquent un niveau de maintien du flux lumineux par rapport à la valeur initiale.
L70 correspond à 70 % du flux initial ;
L80 correspond à 80 % du flux initial ;
L90 correspond à 90 % du flux initial.
Cette indication doit toujours être associée à une durée.
Par exemple, une déclaration L80 à 50 000 heures signifie que le niveau de flux considéré atteint encore 80 % de la valeur initiale après 50 000 heures, selon les conditions et la méthode annoncées.
Cette donnée ne signifie pas nécessairement que le luminaire cessera de fonctionner à 50 001 heures.
Que signifie la lettre B dans L80 B10 ?
La valeur B est utilisée pour décrire une proportion de la population considérée ne respectant pas le niveau de maintien du flux annoncé, selon le cadre de déclaration employé.
Dans une indication L80 B10, la partie L80 concerne le seuil de flux maintenu. La partie B10 apporte une information statistique complémentaire sur la dispersion des performances au sein de la population.
Ces déclarations doivent être accompagnées :
du nombre d’heures ;
de la température ;
du courant de fonctionnement ;
de la méthode d’évaluation ;
des données du luminaire complet lorsqu’elles sont disponibles.
Il faut rester prudent devant des durées très élevées annoncées sans documentation technique suffisante.
Le maintien du flux concerne-t-il le module ou le luminaire complet ?
Les essais et projections peuvent porter sur différents niveaux du produit :
composants LED ;
modules ;
moteurs lumineux ;
lampes ;
luminaires complets.
Les résultats obtenus sur un composant ne décrivent pas automatiquement le comportement du luminaire complet.
La température interne, le driver, l’optique, l’étanchéité et la conception mécanique influencent les performances finales.
Pour une prescription, il faut donc identifier précisément l’objet testé et la méthode utilisée.
Le nombre de lumens permet-il de calculer le nombre de luminaires ?
Le flux total constitue une donnée nécessaire, mais il ne suffit pas pour calculer le nombre de luminaires.
Il faut également prendre en compte :
la photométrie ;
la hauteur d’installation ;
les dimensions du local ;
les coefficients de réflexion ;
les niveaux de lux recherchés ;
l’uniformité ;
le facteur de maintenance ;
les obstacles ;
les zones de travail ;
l’éblouissement.
Une estimation fondée sur un nombre de lumens par mètre carré peut donner un premier ordre de grandeur. Elle ne remplace pas une étude photométrique.
Comment comparer correctement deux luminaires ?
Pour comparer deux luminaires, il faut vérifier que les données concernent des configurations équivalentes.
La comparaison doit porter sur :
le flux sortant du luminaire ;
la puissance totale consommée ;
l’efficacité en lm/W ;
la température de couleur ;
l’IRC ;
l’optique ;
la courbe photométrique ;
l’angle du faisceau ;
le driver ;
les accessoires ;
le maintien du flux ;
les conditions de mesure.
Une différence de lumens peut provenir d’une version de couleur, d’un diffuseur, d’une optique ou d’un accessoire. La référence exacte doit toujours être contrôlée.
Les erreurs à éviter
Les erreurs les plus fréquentes consistent à :
confondre watts et lumens ;
confondre lumens et lux ;
comparer le flux du module avec celui du luminaire ;
retenir uniquement le produit offrant le plus de lumens ;
oublier l’angle du faisceau ;
ignorer la courbe photométrique ;
comparer des températures de couleur différentes ;
comparer un IRC 80 avec un IRC 90 sans le remarquer ;
négliger les pertes liées aux accessoires ;
oublier le maintien du flux ;
utiliser les lumens pour calculer seuls le nombre de luminaires ;
considérer qu’un rendement maximal garantit un bon confort.
Les conseils de 8-48
Le flux lumineux doit toujours être replacé dans le contexte du projet.
Avant de comparer des luminaires, il faut déterminer :
la zone à éclairer ;
le niveau de lux nécessaire ;
la hauteur d’installation ;
la distribution recherchée ;
la qualité de couleur attendue ;
le confort visuel ;
la consommation admissible ;
les conditions de maintenance ;
la durée d’utilisation ;
le système de commande.
Le meilleur luminaire n’est pas nécessairement celui qui produit le plus de lumens. C’est celui qui dirige une quantité adaptée de lumière vers les surfaces utiles, avec une qualité et un confort cohérents avec l’architecture.
Conclusion
Le lumen mesure la quantité totale de lumière visible produite par une source ou un luminaire. Il permet de comparer les flux, mais ne décrit ni la répartition de la lumière, ni le niveau de lux, ni le confort visuel.
Pour interpréter correctement une fiche technique, il faut distinguer le flux du module LED du flux sortant du luminaire, examiner l’efficacité lumineuse, contrôler la photométrie et vérifier le maintien du flux dans le temps.
Les lumens constituent donc le point de départ de la comparaison, jamais son unique conclusion.
FAQ sur les lumens et le flux lumineux
Qu’est-ce qu’un lumen ?
Le lumen est l’unité utilisée pour mesurer le flux lumineux. Il représente la quantité totale de lumière visible émise par une source ou un luminaire, en tenant compte de la sensibilité de la vision humaine. Plus le nombre de lumens est élevé, plus la quantité totale de lumière produite est importante, sans indication sur sa distribution.
Combien de lumens faut-il pour éclairer une pièce ?
Le besoin dépend de la surface, de l’activité, de la hauteur sous plafond, des couleurs et de la photométrie des luminaires. Il n’existe pas un nombre universel de lumens par mètre carré. Une estimation peut fournir un ordre de grandeur, mais une étude photométrique reste préférable pour un projet professionnel.
Quelle différence existe-t-il entre 1 000 lumens et 2 000 lumens ?
Un flux de 2 000 lm représente deux fois la quantité totale de lumière d’un flux de 1 000 lm, si les mesures sont comparables. Cela ne signifie pas automatiquement que la surface paraîtra deux fois plus éclairée. L’angle, la distance, les réflexions et la perception visuelle influencent le résultat.
Quelle différence existe-t-il entre les lumens et les watts ?
Les watts indiquent la consommation électrique. Les lumens indiquent la quantité de lumière visible produite. Un luminaire LED consommant peu de watts peut produire davantage de lumens qu’une ancienne lampe beaucoup plus énergivore. Il faut donc comparer les lumens pour la lumière et les watts pour la consommation.
Quelle différence existe-t-il entre les lumens et les lux ?
Les lumens mesurent la lumière émise, tandis que les lux mesurent la lumière reçue par une surface. Un lux correspond à un lumen réparti uniformément sur un mètre carré. Le passage des lumens aux lux dépend de la photométrie, de la distance et de la surface éclairée.
Est-ce qu’un luminaire avec plus de lumens éclaire toujours mieux ?
Non. Un flux élevé peut être mal réparti, créer de l’éblouissement ou éclairer des zones inutiles. Un luminaire moins puissant équipé d’une optique adaptée peut produire un meilleur résultat. La qualité d’un éclairage dépend de la quantité de lumière, mais également de sa distribution et de son confort.
Pourquoi deux luminaires de 3 000 lm produisent-ils un résultat différent ?
Ils peuvent posséder des optiques, des angles et des intensités différentes. Un spot concentre son flux sur une petite zone, tandis qu’un plafonnier diffusant le répartit sur une grande surface. Leur flux total est identique, mais leur photométrie produit des niveaux de lux et des effets différents.
Qu’est-ce que le flux sortant du luminaire ?
Le flux sortant correspond à la lumière réellement émise par le luminaire complet après les pertes liées aux lentilles, diffuseurs, réflecteurs, verres et accessoires. Cette valeur est plus pertinente pour comparer des produits que le flux théorique des modules LED installés à l’intérieur.
Pourquoi un diffuseur réduit-il les lumens ?
Une partie de la lumière est absorbée ou réfléchie par le matériau. Cette perte peut être utile si le diffuseur homogénéise la lumière, masque les points LED ou réduit l’éblouissement. Une diminution du flux ne signifie donc pas nécessairement une baisse de qualité.
Que signifie 100 lm/W ?
Une efficacité de 100 lm/W signifie que le luminaire produit 100 lumens pour chaque watt consommé. Un produit de 30 W présentant cette efficacité produit environ 3 000 lm. Cette valeur évalue la performance énergétique, mais pas la distribution ni la qualité de la lumière.
Comment convertir des watts en lumens ?
Il n’existe pas de conversion universelle. Il faut connaître l’efficacité lumineuse du produit. Le flux se calcule en multipliant la puissance par l’efficacité en lm/W. Un luminaire de 20 W à 120 lm/W produit théoriquement 2 400 lm dans la configuration annoncée.
Que signifie L80 à 50 000 heures ?
Cette indication signifie que le niveau de flux considéré atteint encore 80 % de la valeur initiale après 50 000 heures, selon les conditions et la méthode déclarées. Elle ne signifie pas que le luminaire tombe nécessairement en panne immédiatement après cette durée.
Que signifie L80 B10 ?
L80 décrit un seuil de maintien du flux fixé à 80 % de la valeur initiale. B10 apporte une information statistique concernant la proportion de la population considérée ne respectant pas ce seuil. L’indication doit être accompagnée d’une durée et de conditions d’évaluation précises.
Les lumens diminuent-ils lorsque l’on fait varier un luminaire ?
Oui. Lorsque la variation réduit le courant ou la puissance délivrée au module LED, le flux lumineux diminue. La relation entre le pourcentage de commande et le flux perçu n’est cependant pas toujours linéaire, car la perception humaine de la luminosité ne varie pas proportionnellement au signal de commande.
Comment savoir si le nombre de lumens annoncé est fiable ?
Il faut vérifier que la valeur concerne le luminaire complet, identifier la configuration exacte et rechercher des données photométriques cohérentes. La référence, la puissance, l’IRC, la température de couleur, l’optique et les accessoires doivent correspondre au produit réellement proposé.
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