LA PRECISION
DE LA
LUMIERE
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VARIANTE DE LUMINAIRE — PROPOSER ET COMPARER UNE AUTRE RÉFÉRENCE DANS UN PROJET
Un luminaire prévu dans un projet n’est pas nécessairement celui qui sera finalement installé.
Entre les premières études, la rédaction du CCTP, la consultation des entreprises et la réalisation du chantier, plusieurs mois peuvent s’écouler. Pendant cette période, le budget peut évoluer, une référence peut devenir indisponible, un fabricant peut modifier sa gamme, les contraintes du bâtiment peuvent changer ou l’entreprise peut identifier une autre solution.
C’est dans ce contexte qu’intervient la variante de luminaire.
Une variante consiste à étudier une autre réponse que celle initialement prévue. Elle peut provenir du même fabricant ou d’une autre marque et présenter des différences techniques, photométriques, dimensionnelles, esthétiques, économiques ou de mise en œuvre.
Ces différences ne rendent pas automatiquement la nouvelle solution meilleure ou moins bonne. Elles doivent surtout être identifiées, comprises et présentées clairement afin que les acteurs responsables du projet puissent décider si elles sont acceptables.
Pour 8-48, rechercher une variante ne consiste donc pas à remplacer arbitrairement une référence par une autre. La démarche commence par comprendre pourquoi le luminaire initial a été prescrit, quelles caractéristiques doivent impérativement être conservées et quels critères peuvent éventuellement évoluer.
Cette approche permet aux architectes, BET, économistes et entreprises d’électricité d’étudier une autre solution sans perdre de vue l’intention du projet.
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VARIANTE DE LUMINAIRE ET LUMINAIRE ÉQUIVALENT : DEUX RECHERCHES DIFFÉRENTES
Les termes variante et équivalent sont régulièrement employés comme s’ils désignaient la même chose. Pourtant, ils correspondent à deux démarches différentes.
Lorsqu’on recherche un luminaire équivalent, l’objectif consiste à se rapprocher autant que possible des caractéristiques essentielles de la référence initiale. La comparaison cherche donc à vérifier si une autre solution peut remplir une fonction comparable avec des performances, des dimensions, une photométrie, une qualité de lumière ou une esthétique suffisamment proches.
La variante adopte une logique différente.
Elle accepte qu’une partie de la solution évolue.
Une variante peut avoir une puissance différente, une autre optique, des dimensions modifiées, une efficacité supérieure, un autre système de fixation ou une finition différente. Elle peut provenir d’un autre fabricant ou même proposer une autre manière d’obtenir le résultat recherché.
L’essentiel est alors de savoir ce qui change.
Par exemple, un projecteur de 18 W avec une optique de 24° peut être remplacé dans une variante par un modèle de 15 W offrant un meilleur rendement mais une optique de 30°. Cette nouvelle référence n’est pas strictement identique au produit prescrit. Elle peut néanmoins représenter une réponse intéressante si son effet lumineux correspond au projet.
La variante ne doit donc jamais être présentée comme un équivalent lorsque des différences significatives existent.
Cette transparence est essentielle pour permettre au BET ou à l’architecte de prendre une décision documentée.
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UNE VARIANTE NE CHERCHE PAS À CACHER LES DIFFÉRENCES
Une bonne variante ne consiste pas à sélectionner uniquement les caractéristiques favorables du nouveau produit.
Elle doit au contraire faire apparaître les différences.
Si le flux est supérieur, cela doit être indiqué.
Si l’IRC passe de 90 à 80, cette diminution doit également être signalée.
Si le luminaire est plus grand, si son angle de faisceau évolue ou si le driver n’est plus intégré, ces informations doivent être visibles.
Une donnée absente de la documentation du fabricant ne doit pas être inventée pour compléter artificiellement la comparaison.
La valeur d’une étude de variante repose précisément sur cette transparence.
Le décideur doit pouvoir comprendre rapidement quels critères restent identiques, lesquels sont proches, lesquels s’améliorent et lesquels s’éloignent de la prescription initiale.
POURQUOI UNE VARIANTE DE LUMINAIRE DEVIENT-ELLE NÉCESSAIRE ?
Un projet de lumière évolue rarement de manière parfaitement linéaire.
Le luminaire retenu au début des études peut parfaitement répondre au besoin au moment de la prescription et devenir plus difficile à utiliser quelques mois plus tard.
Le premier facteur est souvent économique. Lorsque les différents lots d’un projet sont chiffrés, le budget global peut dépasser les objectifs du maître d’ouvrage. L’éclairage peut alors être concerné par une recherche d’optimisation.
Mais le prix n’est qu’une cause parmi d’autres.
Un produit peut devenir indisponible ou présenter un délai incompatible avec le calendrier. Une gamme peut être remplacée par son fabricant. Un faux plafond peut finalement offrir moins de profondeur que prévu. Un système de pilotage peut évoluer. L’électricien peut identifier une difficulté de mise en œuvre qui n’était pas visible pendant les études.
Une nouvelle contrainte réglementaire, environnementale, esthétique ou fonctionnelle peut également apparaître.
La variante permet alors d’adapter la prescription à cette nouvelle réalité sans recommencer l’ensemble du projet.
VARIANTE TECHNIQUE DE LUMINAIRE
Une variante technique intervient lorsqu’une autre solution semble mieux répondre à une contrainte de fonctionnement, d’installation ou de performance.
Prenons l’exemple d’un downlight prévu dans un plafond disposant initialement de 150 mm de profondeur. Si les réseaux techniques réduisent finalement cet espace à 100 mm, le produit prescrit peut devenir impossible à installer. Une référence plus compacte constitue alors une variante technique pertinente.
La même situation peut se produire avec un diamètre de perçage, une fixation, une protection IP, un indice IK ou un système de variation.
Une variante technique peut également améliorer la solution. Une nouvelle génération de produit peut offrir une efficacité lumineuse supérieure ou un driver plus facilement accessible pour la maintenance.
Dans ce cas, l’analyse ne doit pas simplement constater que les deux produits sont différents. Elle doit comprendre si cette différence constitue un avantage ou crée une nouvelle contrainte.
VARIANTE ÉCONOMIQUE DE LUMINAIRE
La variante économique est probablement la plus connue.
Elle apparaît lorsque l’architecte, l’économiste, le BET, l’entreprise ou le maître d’ouvrage souhaite réduire le coût d’une prescription.
Le réflexe le plus simple serait de rechercher un luminaire moins cher.
Mais une véritable optimisation ne peut pas s’arrêter à cette seule donnée.
Un produit affichant un prix d’achat inférieur peut nécessiter un driver supplémentaire, une collerette spécifique, un système de fixation différent ou davantage de temps de pose. À l’inverse, un luminaire légèrement plus cher peut intégrer tous ses accessoires et réduire le coût de mise en œuvre.
Il faut donc comparer la solution complète.
La variante économique doit également préserver les critères qui donnent son sens à la prescription. Réduire fortement l’IRC d’un luminaire destiné à un commerce, modifier la photométrie d’un projecteur architectural ou diminuer la protection IP d’un produit extérieur peut produire une économie immédiate mais dégrader le projet.
La recherche économique devient pertinente lorsqu’elle identifie les caractéristiques réellement indispensables et celles sur lesquelles une optimisation reste possible.
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VARIANTE LIÉE AUX DÉLAIS ET À LA DISPONIBILITÉ
La disponibilité est devenue un critère important dans de nombreux projets.
Un luminaire peut répondre parfaitement au cahier des charges mais afficher un délai incompatible avec l’avancement du chantier.
Lorsque les plafonds sont prêts, que les équipes d’installation sont programmées et que la réception approche, attendre plusieurs semaines supplémentaires peut devenir impossible.
Une variante de disponibilité vise alors à trouver une autre référence pouvant être approvisionnée dans un délai compatible.
La recherche doit néanmoins rester technique.
La disponibilité immédiate ne suffit pas à transformer automatiquement un produit en bonne variante.
Il faut vérifier les dimensions, les performances lumineuses, le système de variation, les accessoires, la finition et les contraintes de pose avant de proposer le changement.
VARIANTE POUR UN LUMINAIRE ARRÊTÉ
Les catalogues des fabricants évoluent régulièrement.
Certaines références restent disponibles pendant de nombreuses années. D’autres sont remplacées plus rapidement par une nouvelle génération.
Cette évolution peut intervenir entre la conception et l’exécution du projet.
Lorsqu’un luminaire prescrit n’est plus fabriqué, la première étape consiste à retrouver précisément ses caractéristiques.
La puissance ou le flux ne suffisent généralement pas.
Il faut comprendre ses dimensions, son mode de pose, sa photométrie, son angle de faisceau, sa température de couleur, son IRC, sa finition, son système de variation et les accessoires qui lui étaient associés.
Ces informations permettent ensuite de rechercher une variante soit dans la nouvelle gamme du fabricant initial, soit auprès d’autres constructeurs.
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VARIANTE ARCHITECTURALE ET ESTHÉTIQUE
Tous les luminaires ne sont pas de simples équipements techniques.
Dans de nombreux projets, ils participent directement à l’architecture intérieure.
Une suspension au-dessus d’une table, une applique dans un hôtel, un projecteur apparent dans un commerce ou une ligne lumineuse intégrée dans un plafond deviennent des éléments visibles du projet.
La comparaison d’une variante doit alors intégrer l’esthétique.
Les proportions sont importantes.
La longueur, le diamètre, la hauteur et la forme peuvent modifier la perception de l’espace. La couleur et la finition doivent également être considérées, tout comme la manière dont le luminaire apparaît lorsqu’il est éteint.
L’effet lumineux reste tout aussi déterminant.
Deux projecteurs visuellement très proches peuvent produire des faisceaux radicalement différents.
Une variante architecturale doit donc essayer de préserver l’intention globale du projet : la présence de l’objet, son intégration et la lumière qu’il produit.
VARIANTE PHOTOMÉTRIQUE
La photométrie représente l’un des points les plus importants lorsque l’on compare deux luminaires.
Deux produits peuvent afficher exactement le même flux lumineux tout en éclairant l’espace de manière très différente.
Un projecteur de 2 000 lumens avec un faisceau de 15° produit une lumière concentrée. La même quantité de lumière répartie sur 60° crée un effet beaucoup plus large et beaucoup moins intense au centre du faisceau.
La comparaison ne peut donc pas s’arrêter aux lumens.
Les courbes photométriques, les fichiers IES ou LDT et les données relatives aux optiques permettent de comprendre comment le flux est distribué.
Lorsque la différence entre le produit prescrit et sa variante devient importante, une nouvelle vérification de l’étude d’éclairage peut être nécessaire.
consulter le guide de l’éclairage >
VARIANTE DE SPOT OU DE PROJECTEUR
Le spot et le projecteur font partie des familles dans lesquelles les différences entre deux références peuvent être particulièrement sensibles.
Le diamètre du luminaire peut être proche, la puissance comparable et la température de couleur identique, mais une autre conception optique peut produire un résultat totalement différent.
L’angle de faisceau doit donc être examiné avec attention.
La présence d’accessoires anti-éblouissement, d’un réflecteur, d’un honeycomb ou d’une visière peut également modifier le confort visuel.
Pour un projecteur sur rail, la compatibilité mécanique et électrique avec le système de rail existant constitue un autre point essentiel.
Une variante de projecteur doit enfin être regardée en fonction de sa future orientation. Dans un commerce, un musée ou un restaurant, le focusing final conditionnera une grande partie du résultat.
VARIANTE DE DOWNLIGHT
La variante de downlight paraît souvent simple, mais elle peut rapidement devenir problématique sur chantier.
Le diamètre extérieur n’est pas la seule dimension à vérifier.
Le diamètre de perçage est généralement encore plus important, notamment lorsque les plafonds sont déjà réalisés.
La profondeur d’encastrement, le volume du driver, les ressorts de fixation et l’environnement autour du luminaire doivent également être comparés.
Sur le plan lumineux, le flux, l’optique, l’UGR lorsqu’il est pertinent, la température de couleur et l’IRC doivent être rapprochés.
Une variante de downlight devient donc une comparaison à la fois mécanique, électrique et lumineuse.
VARIANTE DE LUMINAIRE LINÉAIRE
Une ligne lumineuse ne doit pas être considérée comme un produit unique.
Elle constitue souvent un système associant profil, diffuseur, modules lumineux, drivers, alimentations, pièces de jonction, angles, suspensions et accessoires de finition.
Une variante peut modifier la largeur du profil, la diffusion, la continuité lumineuse ou encore la manière dont les différents tronçons sont assemblés.
Ces différences ont des conséquences directes sur le rendu final.
Lorsqu’une ligne lumineuse architecturale traverse plusieurs mètres d’un espace, une variation de quelques millimètres dans les proportions ou une différence dans le diffuseur devient visible.
La comparaison doit donc porter sur l’ensemble du système.
VARIANTE DE RUBAN LED ET DE PROFILÉ
Le même principe s’applique aux rubans LED.
Comparer uniquement la puissance par mètre n’est pas suffisant.
Le flux lumineux, l’IRC, la température de couleur, la stabilité chromatique, la tension d’alimentation, la longueur maximale d’installation et la variation doivent être pris en compte.
Le profilé joue également un rôle essentiel.
Sa dimension détermine l’intégration architecturale tandis que sa capacité de dissipation thermique contribue au fonctionnement du ruban.
Une variante de ruban LED doit donc être considérée comme un ensemble : ruban, profilé, diffuseur, alimentation, driver et système de commande.
VARIANTE DE LUMINAIRE EXTÉRIEUR
L’éclairage extérieur ajoute encore d’autres critères.
Le luminaire doit résister à son environnement mais également maîtriser la distribution de la lumière.
Un indice IP supérieur ou inférieur constitue une différence facilement identifiable. L’IK peut également devenir déterminant dans un espace accessible au public.
Mais l’analyse doit aller plus loin.
La résistance des matériaux, les traitements de surface, la fixation, les conditions de température, le câblage et l’accessibilité pour la maintenance peuvent différer fortement d’un fabricant à l’autre.
La photométrie doit enfin permettre de conserver l’intention du projet tout en évitant une diffusion inutile de lumière.
VARIANTE POUR L’ÉCLAIRAGE TERTIAIRE
Dans les bureaux, établissements d’enseignement et autres bâtiments tertiaires, une variante doit tenir compte du confort visuel et du fonctionnement global de l’installation.
Le flux lumineux et l’efficacité sont importants, mais ils ne constituent qu’une partie de l’analyse.
La répartition de la lumière, la luminance des surfaces, la maîtrise de l’éblouissement et le système de pilotage peuvent influencer le résultat.
Lorsqu’un produit est remplacé par une autre référence, il peut être nécessaire de vérifier que l’étude d’éclairage conserve sa cohérence.
Le simple affichage d’une valeur UGR dans une fiche fabricant ne permet pas à lui seul de garantir un résultat identique dans toutes les configurations.
VARIANTE POUR LES HÔTELS, RESTAURANTS ET COMMERCES
Dans les projets d’hôtellerie, de restauration ou de retail, la qualité de lumière prend une importance particulière.
L’IRC peut influencer la perception des matériaux, des aliments, des vêtements ou des couleurs.
L’optique d’un projecteur peut transformer la manière dont un produit est mis en valeur.
La température de couleur participe directement à l’ambiance.
Une variante économique qui conserverait uniquement le nombre de lumens pourrait donc modifier fortement la perception du lieu.
Dans ces projets, l’analyse doit toujours associer technique et intention architecturale.
VARIANTE DANS UN CCTP
Le CCTP constitue très souvent le point de départ d’une recherche de variante.
La prescription peut mentionner une marque, une référence, une famille de produits, des caractéristiques techniques ou une combinaison de ces éléments.
Le travail consiste d’abord à comprendre ce que cette prescription cherche réellement à obtenir.
Tous les critères n’ont pas nécessairement la même importance.
Dans un downlight tertiaire, l’UGR et les dimensions peuvent être déterminants. Pour une applique décorative, l’esthétique peut prendre davantage de poids. Dans un luminaire extérieur, l’IP, l’IK, les matériaux et la photométrie peuvent devenir prioritaires.
8-48 peut analyser ces informations afin d’orienter la recherche vers des variantes correspondant au besoin du projet.
VARIANTE DANS UNE DPGF OU UN DQE
La DPGF ou le DQE ajoute une dimension économique à l’analyse.
Une opération peut comporter plusieurs dizaines de types de luminaires et des centaines d’unités.
Une économie de quelques euros sur une référence utilisée deux fois aura peu d’impact sur le projet. La même différence appliquée à plusieurs centaines de luminaires peut devenir significative.
La recherche de variante doit donc également tenir compte des quantités.
L’économiste ou l’entreprise peut ainsi identifier les lignes sur lesquelles une optimisation présente un véritable intérêt et éviter de modifier inutilement des références dont l’impact budgétaire est faible.
VARIANTE DE LUMINAIRE DANS UN MARCHÉ PUBLIC
Dans la commande publique, le mot « variante » possède un sens précis qui doit être distingué de son utilisation courante sur un chantier.
Le Code de la commande publique encadre les conditions dans lesquelles les variantes peuvent être autorisées ou exigées.
Pour les procédures formalisées passées par un pouvoir adjudicateur, les variantes sont en principe interdites sauf mention contraire dans l’avis de marché ou l’invitation à confirmer l’intérêt. Dans le cas d’une entité adjudicatrice, le principe est inverse : elles sont autorisées sauf mention contraire. Pour les marchés passés selon une procédure adaptée, elles sont également autorisées sauf indication contraire dans les documents de consultation.
L’acheteur peut par ailleurs exiger la présentation de variantes. Lorsqu’il les autorise ou les exige expressément, les documents de consultation précisent les exigences minimales qu’elles doivent respecter ainsi que les éventuelles conditions particulières de présentation.
Une entreprise qui souhaite proposer une variante de luminaires dans une consultation publique doit donc commencer par lire attentivement le règlement de consultation et l’ensemble du DCE.
L’étude technique d’une nouvelle référence ne suffit pas à déterminer si sa présentation est administrativement recevable.
consulter le code de la commande publique sur les variantes >
consulter le guide de l’état sur les variantes dans les marchés publics >
« OU ÉQUIVALENT » ET VARIANTE NE SIGNIFIENT PAS LA MÊME CHOSE
Cette distinction est particulièrement importante dans les marchés publics.
La mention « ou équivalent » concerne notamment la formulation des spécifications techniques lorsqu’une référence à une marque, un brevet ou un type est utilisée dans certaines conditions.
Elle permet d’ouvrir la prescription à une autre solution capable de satisfaire de manière équivalente les exigences concernées.
La variante correspond à une logique différente : elle permet de proposer une modification de la solution de base dans les conditions prévues par la consultation.
Un luminaire proposé au titre d’un « ou équivalent » et une variante de luminaire ne doivent donc pas être automatiquement confondus.
C’est précisément pour cette raison que 8-48 sépare la recherche de luminaire équivalent de la recherche de variante.
consulter les règles relatives à la mention « ou équivalent » >
trouver un luminaire équivalent >
PARTIR DU BESOIN AVANT DE PARTIR DU PRODUIT
La qualité d’une variante dépend largement de la qualité de la définition initiale du besoin.
Si le produit prescrit est simplement décrit par une puissance et un diamètre, la recherche risque d’être très approximative.
À l’inverse, lorsqu’on comprend son rôle dans l’architecture, la fonction qu’il doit assurer, la photométrie attendue, le niveau de confort visuel et les contraintes de pose, il devient beaucoup plus facile de distinguer les critères réellement essentiels des caractéristiques secondaires.
Cette logique est particulièrement importante lorsque les technologies évoluent rapidement.
Un nouveau produit peut obtenir un résultat comparable avec une puissance plus faible grâce à une meilleure efficacité ou une optique différente.
La variante doit donc rester attachée au besoin et au résultat attendu plutôt qu’à la reproduction mécanique de chaque valeur de la référence d’origine.
consulter les recommandations de la daj sur la définition du besoin >
LES CRITÈRES ESSENTIELS ET LES CRITÈRES QUI PEUVENT ÉVOLUER
Tous les critères d’un luminaire ne possèdent pas la même importance dans tous les projets.
La première étape d’une recherche de variante consiste donc à établir une hiérarchie.
Certaines caractéristiques peuvent être considérées comme incontournables.
Dans un projet extérieur, cela peut être un niveau minimum de protection ou une photométrie spécifique.
Dans un commerce, l’IRC ou l’optique peuvent être déterminants.
Dans un plafond existant, le diamètre de perçage peut devenir non négociable.
D’autres éléments disposent d’une marge d’adaptation.
Une puissance légèrement différente peut être acceptable si le résultat lumineux reste cohérent. Une efficacité supérieure peut même permettre de diminuer la puissance tout en maintenant le flux utile.
C’est cette hiérarchisation qui permet de rechercher une variante intelligente plutôt qu’un simple produit ressemblant.
COMPARER LA PUISSANCE SANS SE LIMITER AUX WATTS
La puissance électrique est souvent l’une des premières caractéristiques comparées.
Mais elle ne doit jamais être analysée seule.
Deux luminaires de 20 W peuvent produire des flux très différents. Inversement, une référence récente de 14 W peut parfois obtenir une performance proche d’un ancien produit de 20 W.
L’efficacité lumineuse permet de compléter l’analyse.
La consommation totale du projet peut également être comparée lorsque les quantités sont importantes.
Une variante plus efficace peut réduire la puissance installée tout en conservant un résultat lumineux approprié.
COMPARER LE FLUX ET LA LUMIÈRE RÉELLEMENT UTILE
Le nombre de lumens indique la quantité totale de lumière émise mais ne dit pas où cette lumière est dirigée.
Cette distinction est fondamentale.
Une variante affichant davantage de lumens peut produire moins de lumière sur la surface réellement utile si sa photométrie est moins adaptée.
La comparaison doit donc associer flux, angle de faisceau, optique et implantation.
C’est particulièrement important pour les projecteurs, wallwashers, luminaires asymétriques ou appareils d’éclairage extérieur.
COMPARER L’IRC ET LA QUALITÉ DE LA LUMIÈRE
L’indice de rendu des couleurs permet d’évaluer la capacité d’une source lumineuse à restituer les couleurs par rapport à une référence.
Une variante passant d’un IRC supérieur à 90 à un IRC 80 ne doit pas être présentée comme identique sur ce critère.
Selon l’application, cette différence peut être secondaire ou déterminante.
Dans une réserve, elle peut éventuellement être acceptable. Dans une boutique de vêtements, un restaurant, un hôtel ou un espace présentant des matériaux particulièrement travaillés, elle peut modifier sensiblement la perception du projet.
La décision dépend donc toujours de l’usage.
COMPARER LA TEMPÉRATURE DE COULEUR
La température de couleur participe directement à l’ambiance lumineuse.
Un passage de 3000 K à 4000 K n’est pas une modification mineure dans un restaurant ou une chambre d’hôtel.
Même une variation plus faible peut être perceptible lorsque plusieurs produits éclairent simultanément le même espace.
Une variante doit donc conserver la cohérence de température de couleur ou signaler clairement la différence proposée.
Lorsque le projet utilise du Tunable White, la plage de variation et le système de commande doivent également être comparés.
COMPARER L’UGR AVEC PRÉCAUTION
L’UGR est régulièrement utilisé dans les projets tertiaires comme indicateur relatif à l’éblouissement d’inconfort.
Il ne doit cependant pas être interprété comme une propriété absolue et indépendante de l’installation.
Le résultat dépend notamment du luminaire, de son implantation, du local, des surfaces et de la position de l’observateur.
Lorsqu’une variante présente une valeur UGR différente, il peut donc être nécessaire de vérifier son comportement dans la configuration réelle du projet plutôt que de comparer uniquement deux chiffres issus de fiches commerciales.
COMPARER IP ET IK SELON L’ENVIRONNEMENT
Les indices IP et IK deviennent essentiels lorsque le luminaire est exposé à des contraintes particulières.
Un luminaire situé dans un local technique, une salle d’eau ou à l’extérieur peut nécessiter une protection déterminée.
Une variante présentant un indice inférieur doit donc être considérée avec prudence.
À l’inverse, un indice supérieur peut représenter une amélioration mais ne suffit pas à rendre le produit meilleur sur tous les autres critères.
La pertinence de la variante dépend toujours de l’usage réel.
COMPARER LES SYSTÈMES DE VARIATION ET DE PILOTAGE
Le changement de luminaire ne doit pas remettre en cause l’architecture de commande du bâtiment.
Une référence prévue en DALI ne peut pas être remplacée sans analyse par une version uniquement ON/OFF.
De la même manière, une installation Casambi, TRIAC, 1-10 V, PUSH, DALI-2 ou DT8 impose de vérifier la compatibilité exacte du nouveau produit et de son driver.
Cette question devient encore plus importante lorsqu’un même projet associe plusieurs familles de luminaires à un système centralisé de pilotage.
COMPARER LE DRIVER
Le driver constitue parfois la partie oubliée de la variante.
Pourtant, il peut avoir des conséquences importantes sur la pose et la maintenance.
Un driver intégré et un driver déporté ne s’installent pas de la même manière.
Les dimensions du driver peuvent devenir critiques dans un plafond peu profond.
Son accessibilité peut également influencer la maintenance future.
La variation, la puissance, le courant ou la tension doivent enfin correspondre au fonctionnement prévu du luminaire.
COMPARER LES DIMENSIONS ET LA MISE EN ŒUVRE
Une différence de quelques millimètres peut sembler insignifiante sur une fiche technique et devenir majeure sur le chantier.
C’est particulièrement vrai pour le diamètre de perçage d’un encastré.
Il faut également vérifier la hauteur, la largeur, la profondeur, les entraxes, les réservations et le volume nécessaire pour le driver.
La variante doit être analysée dans la réalité de l’installation et pas uniquement sur une comparaison théorique de performances lumineuses.
COMPARER LA FINITION ET L’ESTHÉTIQUE
Dans un projet architectural, la finition peut faire partie des critères essentiels.
Blanc mat, noir, bronze, laiton, finition texturée ou couleur RAL ne produisent pas la même présence visuelle.
La qualité de la finition elle-même peut également varier d’un fabricant à l’autre.
Lorsqu’un luminaire est apparent, il est donc pertinent de comparer photographies, échantillons, plans et dimensions avant de valider la variante.
COMPARER LES ACCESSOIRES ET LA SOLUTION COMPLÈTE
Une référence seule ne représente pas toujours le coût ou le fonctionnement complet d’un luminaire.
Certains produits nécessitent une alimentation séparée, un réflecteur, une collerette, un adaptateur, une boîte d’encastrement ou des accessoires optiques.
Une variante apparemment moins chère peut finalement présenter un coût global proche de la référence initiale.
Pour cette raison, l’analyse doit essayer de comparer des configurations complètes plutôt que des prix unitaires isolés.
COMPARER LES DÉLAIS ET LA PÉRENNITÉ
Le délai devient parfois aussi important que le prix.
Mais la recherche ne doit pas seulement répondre à l’urgence immédiate.
Lorsque cela est possible, il est également intéressant de s’interroger sur la pérennité de la gamme, la disponibilité des composants et les possibilités de maintenance.
Une variante peut ainsi résoudre une difficulté de chantier tout en préparant mieux la vie future de l’installation.
LA VARIANTE POUR L’ARCHITECTE
Pour l’architecte, l’enjeu principal consiste souvent à préserver l’intention du projet.
Un produit peut être techniquement performant tout en modifiant trop fortement l’architecture.
Une collerette plus large, une suspension de proportions différentes ou un projecteur plus visible peuvent suffire à transformer le résultat.
L’architecte doit donc pouvoir comprendre la différence entre la prescription initiale et la proposition.
Visuels, dimensions, finitions et effet lumineux complètent utilement les données purement techniques.
LA VARIANTE POUR LE BET
Le BET doit disposer d’informations suffisamment précises pour analyser les conséquences techniques du changement.
Flux, photométrie, puissance, efficacité, IRC, température de couleur, UGR lorsqu’il est pertinent, IP, IK, variation, dimensions et driver constituent autant de points potentiels de comparaison.
Tous ne seront pas déterminants dans chaque projet.
Le rôle de l’analyse est précisément de faire apparaître ceux qui le sont.
Une variante correctement documentée facilite donc fortement le travail de validation du BET.
LA VARIANTE POUR L’ÉCONOMISTE
Pour l’économiste, la variante prend naturellement une dimension budgétaire.
Il ne s’agit cependant pas seulement de comparer deux prix unitaires.
La quantité, les accessoires, le coût de pose et l’impact global sur le projet doivent être pris en compte.
Lorsqu’un luminaire apparaît 300 fois dans une DPGF, une économie unitaire modérée peut avoir une incidence importante.
L’économiste peut alors concentrer la recherche sur les postes ayant le potentiel d’optimisation le plus élevé tout en préservant les prescriptions les plus sensibles.
LA VARIANTE POUR L’ENTREPRISE D’ÉLECTRICITÉ
L’entreprise est souvent l’acteur qui rencontre directement les réalités de l’approvisionnement et du chantier.
Elle connaît les délais, les contraintes de mise en œuvre et les conditions réelles d’installation.
Elle peut donc identifier des solutions alternatives pertinentes.
Mais une bonne proposition de variante doit aller au-delà de la phrase « nous proposons ce produit à la place ».
Elle doit donner au BET, à l’architecte ou au maître d’ouvrage suffisamment d’informations pour comprendre le changement.
8-48 peut accompagner cette recherche et contribuer à structurer la comparaison technique de la nouvelle référence.
faire rechercher une variante pour un chantier >
LA VARIANTE DOIT ÊTRE VALIDÉE PAR LES ACTEURS DU PROJET
Rechercher une variante et valider une variante sont deux étapes différentes.
8-48 peut rechercher des références, analyser les documentations et présenter les principaux écarts.
La décision appartient ensuite aux acteurs disposant de l’autorité nécessaire dans le projet.
Selon l’organisation de l’opération, il peut s’agir du BET, de l’architecte, du maître d’ouvrage ou de plusieurs intervenants conjointement.
Cette validation est particulièrement importante lorsqu’une modification touche à la photométrie, à l’esthétique, aux performances, au système de pilotage ou au budget.
UNE MÉTHODE DE COMPARAISON TRANSPARENTE
Une comparaison utile doit pouvoir être comprise rapidement.
Le produit prescrit constitue la référence de départ.
La variante proposée est ensuite étudiée sur les critères disponibles et réellement pertinents.
Chaque information peut alors être classée selon une logique simple : identique, proche, supérieure, inférieure, différente ou non renseignée.
La mention « non renseigné » est importante.
Lorsqu’un fabricant ne fournit pas une donnée, elle ne doit pas être déduite arbitrairement.
Cette rigueur permet au décideur de faire la différence entre une information vérifiée et une hypothèse.
DE LA RÉFÉRENCE PRESCRITE À LA VARIANTE
La démarche peut commencer avec très peu d’informations.
Une référence fabricant peut suffire.
Une fiche technique peut permettre d’aller plus loin.
Un CCTP apporte le contexte de prescription.
Une DPGF ajoute les quantités et la dimension économique.
Les plans peuvent enfin permettre de comprendre l’implantation et les contraintes architecturales.
Plus les informations disponibles sont nombreuses, plus la recherche peut devenir précise.
Le travail consiste ensuite à identifier les critères essentiels, rechercher les fabricants susceptibles d’y répondre et sélectionner les solutions les plus pertinentes avant comparaison.
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RECHERCHER UNE VARIANTE CHEZ LE MÊME FABRICANT
Changer de référence ne signifie pas nécessairement changer de marque.
Le fabricant initial peut avoir développé une nouvelle génération du produit.
Une autre gamme de son catalogue peut offrir une solution plus économique ou mieux adaptée au chantier.
Cette piste mérite souvent d’être étudiée en premier, notamment lorsqu’une cohérence esthétique ou technique existe déjà dans le projet.
Mais elle ne doit pas empêcher d’élargir ensuite la recherche si aucune solution pertinente n’est disponible.
RECHERCHER UNE VARIANTE CHEZ UN AUTRE FABRICANT
Le marché européen de l’éclairage comprend de nombreux fabricants spécialisés.
Cette diversité permet d’élargir considérablement le champ de recherche.
Un constructeur peut être très performant sur les downlights tandis qu’un autre possède une expertise particulière en projecteurs, lignes lumineuses, extérieur ou éclairage industriel.
La recherche multimarque permet donc de sortir du catalogue initial lorsqu’une prescription doit évoluer.
découvrir les marques européennes de luminaires >
VARIANTE, ÉQUIVALENT ET SUBSTITUTION : TROIS LOGIQUES DISTINCTES
Une même référence peut conduire à trois types de recherche différents.
La recherche d’équivalent cherche à se rapprocher autant que possible des caractéristiques essentielles de la solution d’origine.
La variante accepte une évolution plus importante afin de proposer une autre réponse au projet.
La substitution intervient davantage lorsqu’il faut remplacer un produit qui ne peut plus être utilisé, commandé ou maintenu.
Ces notions peuvent parfois se recouper dans le langage courant, mais il est utile de les distinguer pour orienter correctement la recherche.
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LA VARIANTE DANS LA PRESCRIPTION LUMIÈRE
La prescription lumière n’est pas figée au jour où le CCTP est rédigé.
Elle accompagne le projet jusqu’à sa réalisation.
Le luminaire retenu pendant la conception doit ensuite être chiffré, commandé, installé, réglé et éventuellement remplacé si une difficulté apparaît.
La variante fait donc partie de la vie normale de certains projets.
L’essentiel est de ne pas perdre l’intention initiale au fil des modifications.
Une variante correctement analysée permet justement de faire évoluer la solution tout en conservant une lecture claire des conséquences de chaque changement.
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8-48, SPÉCIALISTE DE LA RECHERCHE DE LUMINAIRES ET DE VARIANTES
La diversité des fabricants constitue une opportunité lorsqu’une prescription doit évoluer.
Encore faut-il savoir où chercher et comment comparer.
8-48 accompagne les architectes, BET, économistes et entreprises dans la recherche de luminaires à partir d’une référence, d’une fiche technique, d’un CCTP, d’une DPGF, d’une photographie ou de critères techniques.
La recherche de variante s’inscrit dans cette logique.
Comprendre le produit initial.
Identifier les caractéristiques essentielles.
Explorer plusieurs fabricants.
Sélectionner des solutions pertinentes.
Comparer les écarts.
Documenter la proposition.
Permettre ensuite aux acteurs compétents du projet de décider.
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FAQ — VARIANTE DE LUMINAIRE ET DIFFÉRENCE AVEC UN ÉQUIVALENT
Qu’est-ce qu’une variante de luminaire ?
Une variante de luminaire est une autre solution proposée par rapport à la référence initialement prévue dans un projet. Elle peut présenter des différences techniques, dimensionnelles, photométriques, esthétiques ou économiques. L’objectif consiste à identifier ces différences afin de déterminer si la nouvelle réponse reste pertinente.
Quelle différence existe-t-il entre une variante et un luminaire équivalent ?
L’équivalent cherche à se rapprocher autant que possible des caractéristiques essentielles du produit initial. La variante accepte davantage de différences et propose une autre manière de répondre au projet. Une variante ne doit donc pas être présentée automatiquement comme un équivalent.
Une variante doit-elle être identique au luminaire prescrit ?
Non. Si le produit devait être identique sur tous les critères, il ne s’agirait plus réellement d’une variante. La question importante consiste à savoir quelles caractéristiques changent et si ces modifications sont acceptables pour le projet.
Une variante peut-elle être meilleure que le produit initial ?
Oui. Une variante peut présenter une efficacité supérieure, une maintenance plus simple, un meilleur indice IP ou une disponibilité plus favorable. Cela ne signifie toutefois pas qu’elle sera supérieure sur tous les critères : l’analyse doit rester globale.
Une variante peut-elle présenter des performances inférieures ?
Oui, mais cette diminution doit être signalée. Un IRC inférieur, une protection IP différente ou une photométrie moins adaptée peuvent être importants selon l’usage. Le décideur doit connaître ces écarts avant de valider la nouvelle solution.
Une variante est-elle nécessairement moins chère ?
Non. Beaucoup de variantes sont recherchées pour optimiser le budget, mais une variante peut également répondre à une difficulté technique, un délai, une évolution esthétique ou une contrainte de maintenance.
Quelle différence existe-t-il entre une variante et une alternative ?
Dans le langage courant, les deux termes peuvent être proches. Le terme variante possède cependant un sens plus précis lorsqu’il est utilisé dans le cadre d’une consultation publique. Une alternative commerciale ne doit donc pas être automatiquement considérée comme une variante au sens du Code de la commande publique.
Quelle différence existe-t-il entre une variante et une substitution ?
Une variante propose une autre réponse au projet. La substitution intervient davantage lorsqu’il devient nécessaire de remplacer une référence devenue inutilisable, indisponible ou obsolète. Les deux démarches peuvent néanmoins conduire à comparer des produits similaires.
Une variante peut-elle provenir du même fabricant ?
Oui. Une nouvelle génération, une autre gamme ou une version différente du même fabricant peut constituer une variante. Cette piste est souvent intéressante lorsque l’on souhaite préserver une cohérence avec les autres luminaires déjà prescrits.
Une variante peut-elle provenir d’un autre fabricant ?
Oui. La recherche multimarque permet d’identifier d’autres constructeurs proposant des solutions susceptibles de répondre au besoin. Le changement de marque impose néanmoins de vérifier soigneusement les caractéristiques et les accessoires.
FAQ — RECHERCHE ET COMPARAISON TECHNIQUE D’UNE VARIANTE
Quels critères faut-il comparer pour une variante de luminaire ?
Les critères dépendent du projet. Dimensions, puissance, flux, efficacité, photométrie, angle de faisceau, température de couleur, IRC, UGR, IP, IK, variation, driver, installation, accessoires, finition, prix et délai peuvent notamment être étudiés.
Une variante doit-elle conserver la même puissance ?
Pas nécessairement. Une différence de puissance peut être parfaitement acceptable si la nouvelle solution produit le résultat lumineux recherché. Une meilleure efficacité peut notamment permettre de réduire la puissance installée.
Une variante doit-elle conserver le même flux lumineux ?
Non systématiquement. Le flux doit être rapproché de la photométrie et de l’usage. Un produit possédant légèrement moins de lumens peut parfois être plus efficace sur la surface utile grâce à une meilleure distribution de la lumière.
Pourquoi faut-il comparer la photométrie ?
Parce que le nombre de lumens ne permet pas de savoir où la lumière est envoyée. Deux luminaires de flux identique peuvent produire des résultats très différents selon leur optique. Cette comparaison est particulièrement importante pour les projecteurs, spots et luminaires asymétriques.
Une variante peut-elle utiliser un autre angle de faisceau ?
Oui, mais cette modification peut changer fortement l’effet lumineux. Passer d’un faisceau de 15° à 40° n’est pas un simple changement de référence. Il faut vérifier si la nouvelle distribution correspond toujours à l’intention du projet.
Faut-il comparer l’IRC d’une variante ?
Oui lorsque la restitution des couleurs est importante. Une diminution de l’IRC peut être sensible dans un commerce, un hôtel, un restaurant ou un projet architectural. L’écart doit donc être clairement indiqué.
Une variante peut-elle avoir une autre température de couleur ?
Oui si cette différence est compatible avec le projet et acceptée par les responsables de la prescription. Elle doit toutefois être signalée, car passer de 3000 K à 4000 K modifie fortement l’ambiance lumineuse.
Comment comparer l’UGR de deux luminaires ?
L’UGR doit être interprété dans le contexte de l’installation et pas seulement comme une valeur isolée d’une fiche fabricant. Si la variante présente une photométrie sensiblement différente, une vérification dans l’étude d’éclairage peut être nécessaire.
Une variante peut-elle avoir un IP inférieur ?
Cela dépend de l’environnement et des exigences du projet. Un indice inférieur peut rendre la solution inadaptée à certains locaux ou à l’extérieur. Il faut donc vérifier la protection réellement nécessaire avant validation.
Une variante peut-elle avoir un IK différent ?
Oui, mais l’écart doit être examiné lorsque le luminaire est exposé aux chocs ou installé dans un environnement contraignant. Une diminution importante de l’IK peut devenir un critère de refus.
FAQ — DIMENSIONS, INSTALLATION ET PILOTAGE
Une variante peut-elle avoir un autre diamètre de perçage ?
Oui, mais la conséquence peut être importante si le plafond est déjà réalisé. Sur un downlight, quelques millimètres peuvent obliger à modifier la réservation ou rendre l’installation impossible. Le diamètre de perçage doit donc être contrôlé précisément.
Pourquoi comparer la profondeur d’encastrement ?
La profondeur disponible dépend du faux plafond, des réseaux et de la structure du bâtiment. Une variante plus profonde peut devenir impossible à installer même si ses performances lumineuses sont excellentes.
Une variante peut-elle utiliser un autre système de fixation ?
Oui. Il faut alors vérifier que cette fixation est compatible avec le support prévu et qu’elle ne nécessite pas de modifications importantes du chantier.
Une variante peut-elle remplacer un luminaire DALI par un modèle ON/OFF ?
Techniquement, cela constitue une modification importante. Elle peut remettre en cause le fonctionnement du système de commande et les scénarios prévus. Une telle proposition doit donc être clairement identifiée et validée.
Peut-on remplacer DALI par Casambi dans une variante ?
Cela est possible dans certains projets mais ce n’est pas une équivalence directe. Les deux systèmes impliquent des architectures et des modes de gestion différents. L’impact sur l’ensemble du projet doit être étudié.
Pourquoi le driver doit-il être comparé ?
Le driver influence la variation, l’installation, les dimensions disponibles et la maintenance. Un produit apparemment compatible peut devenir difficile à mettre en œuvre si son driver ne trouve pas sa place dans le plafond.
Une variante peut-elle avoir un driver déporté alors que l’original est intégré ?
Oui, mais cette différence modifie les conditions de pose et de maintenance. L’espace disponible et l’accessibilité doivent être vérifiés avant validation.
Faut-il comparer les accessoires ?
Oui. Réflecteurs, lentilles, honeycombs, collerettes, adaptateurs, alimentations et systèmes de fixation peuvent modifier les performances et le coût final. Une variante doit autant que possible être comparée dans sa configuration complète.
Peut-on proposer une variante de système sur rail ?
Oui, mais la compatibilité doit être étudiée avec précaution. Le rail, les adaptateurs et les projecteurs constituent un système dont les composants ne sont pas nécessairement interchangeables entre fabricants.
Une variante peut-elle nécessiter une modification du câblage ?
Oui, notamment lorsqu’elle change le système de variation, le driver ou le principe d’alimentation. Cette conséquence doit être intégrée à l’analyse économique et technique de la proposition.
FAQ — VARIANTE ÉCONOMIQUE ET BUDGET
Qu’est-ce qu’une variante économique de luminaire ?
Une variante économique cherche à réduire le coût d’une prescription tout en conservant les critères jugés essentiels. La démarche ne consiste pas simplement à sélectionner le produit le moins cher, mais à mesurer l’économie en regard des écarts techniques ou esthétiques.
Comment calculer l’intérêt économique d’une variante ?
Il faut considérer le prix de la solution complète, les accessoires, la quantité, l’installation et éventuellement la maintenance. L’écart unitaire doit ensuite être rapproché du nombre de luminaires concernés pour mesurer son impact réel sur le projet.
Une variante moins chère est-elle forcément moins performante ?
Non. Les différences de prix entre fabricants ne reflètent pas automatiquement les performances techniques. Une solution moins chère peut être pertinente, mais la comparaison doit permettre de le vérifier objectivement.
Une variante plus chère peut-elle présenter un intérêt ?
Oui. Un coût supérieur peut être justifié par une meilleure efficacité, une disponibilité immédiate, une maintenance simplifiée, une meilleure qualité de lumière ou une durée de vie plus adaptée au projet.
Pourquoi l’économiste peut-il demander des variantes ?
L’économiste cherche notamment à maintenir le projet dans son enveloppe financière. La recherche de variantes permet de concentrer l’optimisation sur les postes présentant un potentiel d’économie significatif sans modifier inutilement l’ensemble de la prescription.
Faut-il comparer le prix des accessoires ?
Oui. Un luminaire moins cher peut nécessiter plusieurs accessoires supplémentaires. La comparaison du seul prix de la référence principale peut donc donner une vision fausse de l’économie réelle.
Le temps de pose doit-il entrer dans la comparaison ?
Il peut être pertinent lorsqu’une variante modifie fortement le principe d’installation. Une solution nécessitant davantage de préparation ou de câblage peut réduire l’économie obtenue sur l’achat du matériel.
Une variante peut-elle réduire la consommation électrique du projet ?
Oui. Une meilleure efficacité lumineuse peut permettre de diminuer la puissance installée. Le résultat doit cependant être vérifié avec la photométrie et les niveaux d’éclairage attendus.
Peut-on rechercher des variantes uniquement sur les références les plus coûteuses ?
Oui, et cela peut être une approche efficace. L’analyse de la DPGF permet d’identifier les lignes dont la quantité ou le prix représentent l’impact économique le plus important.
Une variante économique doit-elle préserver l’esthétique ?
Cela dépend du projet. Dans un luminaire invisible intégré à un local technique, l’esthétique peut être secondaire. Pour une suspension située au centre d’un restaurant, elle peut au contraire constituer l’un des critères essentiels.
FAQ — CCTP, DPGF, DQE ET COMMANDE PUBLIQUE
Peut-on rechercher une variante à partir d’un CCTP ?
Oui. Le CCTP fournit souvent la marque, la référence et les caractéristiques techniques qui ont servi à construire la prescription. Il permet donc d’identifier les critères à conserver et ceux susceptibles d’évoluer.
Peut-on rechercher une variante à partir d’une DPGF ?
Oui. La DPGF permet notamment d’intégrer les quantités et l’impact économique des références. Elle est particulièrement utile lorsqu’une entreprise ou un économiste souhaite étudier plusieurs postes.
Quelle différence entre « ou équivalent » et variante dans un CCTP ?
La mention « ou équivalent » vise une solution capable de satisfaire de manière équivalente les exigences associées à la prescription. La variante propose une modification de la solution de base dans un cadre qui peut être différent. Les deux notions ne doivent donc pas être utilisées comme synonymes.
Les variantes sont-elles toujours autorisées dans les marchés publics ?
Non. Le régime dépend notamment du type de procédure et de la qualité de l’acheteur. Il faut toujours vérifier l’avis de marché, le règlement de consultation et le DCE avant de présenter une variante.
Un acheteur public peut-il exiger une variante ?
Oui. Le Code de la commande publique permet à l’acheteur d’exiger la présentation de variantes. Cette exigence doit être indiquée dans les documents prévus par le Code.
Quelles informations doivent être regardées avant de présenter une variante dans un marché public ?
Il faut notamment vérifier si les variantes sont autorisées ou exigées, quelles exigences minimales elles doivent respecter et quelles conditions particulières de présentation sont prévues. L’analyse du règlement de consultation est donc indispensable.
Une variante technique conforme est-elle forcément recevable dans un marché public ?
Non. Une excellente solution technique peut être irrecevable si elle n’est pas présentée dans les conditions prévues par la consultation. L’analyse technique et l’analyse administrative sont deux sujets différents.
Peut-on présenter une variante uniquement parce qu’une autre référence est moins chère ?
Dans un projet privé, cette proposition peut être étudiée selon les règles du projet. Dans une consultation publique, il faut d’abord vérifier que la présentation de cette variante est autorisée et qu’elle respecte les exigences prévues.
Le terme variante a-t-il le même sens dans un chantier privé et un marché public ?
Pas exactement. Dans le langage courant du bâtiment, le terme est souvent utilisé de manière large pour désigner une solution alternative. Dans la commande publique, il existe un cadre réglementaire précis qu’il faut respecter.
Pourquoi 8-48 distingue-t-il variante et équivalent ?
Parce que les deux recherches ne répondent pas exactement à la même question. Cette distinction permet de comparer les produits plus clairement et d’éviter de présenter comme « équivalent » un luminaire dont plusieurs caractéristiques importantes ont changé.
FAQ — ARCHITECTES, BET, ÉCONOMISTES ET ENTREPRISES
Pourquoi une variante intéresse-t-elle l’architecte ?
L’architecte doit vérifier que la nouvelle solution reste cohérente avec l’écriture du projet. Dimensions, proportions, finition, visibilité du produit et effet lumineux peuvent avoir autant d’importance que les données purement techniques.
Pourquoi une variante intéresse-t-elle le BET ?
Le BET doit pouvoir mesurer les conséquences techniques du changement. Une comparaison structurée lui permet d’identifier rapidement les écarts de puissance, photométrie, qualité de lumière, protection, pilotage ou installation.
Pourquoi une variante intéresse-t-elle l’économiste ?
Elle lui permet d’étudier les possibilités d’optimisation sans traiter tous les luminaires de la même manière. Les références présentant les quantités ou les montants les plus importants peuvent être étudiées en priorité.
Pourquoi une entreprise d’électricité propose-t-elle une variante ?
L’entreprise peut disposer d’une autre source d’approvisionnement, connaître un produit mieux adapté au chantier ou identifier une solution plus économique. Sa proposition doit néanmoins être suffisamment documentée pour permettre sa validation.
Qui valide finalement une variante ?
Cela dépend de l’organisation du projet et des documents contractuels. Le BET, l’architecte, le maître d’ouvrage ou plusieurs intervenants peuvent être concernés. La recherche d’une variante ne vaut donc pas validation automatique.
8-48 peut-il rechercher une variante pour une entreprise d’électricité ?
Oui. Une référence, un CCTP, une DPGF ou une fiche technique peuvent servir de point de départ afin de rechercher d’autres produits et de comparer leurs caractéristiques principales.
8-48 peut-il rechercher une variante pour un BET ?
Oui. La recherche peut partir des critères techniques définis par le BET afin d’identifier d’autres fabricants ou références susceptibles de répondre au besoin.
8-48 peut-il rechercher une variante pour un architecte ?
Oui. L’intention architecturale, les dimensions, la finition, l’effet lumineux et des photographies d’inspiration peuvent compléter les critères techniques pour rechercher une solution différente.
Quelles informations transmettre pour rechercher une variante ?
La référence d’origine, la fiche technique, le CCTP, la DPGF, les plans, une photographie et l’objectif de la recherche sont particulièrement utiles. Il est également important de préciser si la priorité concerne le budget, le délai, la technique ou l’esthétique.
Peut-on rechercher plusieurs variantes pour le même luminaire ?
Oui. Comparer deux ou trois solutions bien sélectionnées peut permettre au BET, à l’architecte ou au maître d’ouvrage de disposer de plusieurs niveaux de réponse. L’objectif reste toutefois la pertinence de la sélection plutôt que la quantité de produits proposés.
COMMENT DEMANDER UNE RECHERCHE DE VARIANTE À 8-48 ?
La recherche peut commencer simplement.
Vous disposez d’une référence fabricant, d’une fiche technique, d’un CCTP, d’une DPGF, d’un DQE ou d’une photographie du produit.
Transmettez également la raison pour laquelle une variante est recherchée : budget, délai, produit arrêté, dimensions, problème technique, esthétique ou autre contrainte du projet.
8-48 peut alors analyser les informations disponibles, rechercher différentes solutions et rapprocher leurs principales caractéristiques.
L’objectif est de transformer une proposition de remplacement en une comparaison suffisamment claire pour permettre aux acteurs du projet de prendre leur décision.
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